Ces musulmans qui fêtent l’Aïd-El-Kebir sans sacrifier de mouton

L’Aïd-el-Kebir est la plus grande fête des musulmans. La tradition veut que l’on égorge un mouton. Cependant, de plus en plus de familles renoncent à cette pratique.

Rédigé par Pauline Petit, le 22 Aug 2018, à 10 h 50 min

Cette année, l’Aïd-el-Kébir est fêté par les musulmans du 21 au 25 août. Une des plus grandes fêtes de l’islam, qui veut que l’on sacrifie un mouton (ou une chèvre) pour célébrer sa foi. Cependant, de plus en plus de fidèles y renoncent, pour des raisons pratiques ou éthiques.

Pour l’Aïd, des alternatives au sacrifice de mouton

Traditionnellement, l’abattage était réalisé par les anciens dans les villages, de façon rituelle. Aujourd’hui, les modes de vie urbains de nombreux musulmans remettent en cause ces pratiques.

Pour Omero Marongiu-Perria, dans un entretien à La Croix, leurs motivations sont variées : « certains critiquent les conditions dans lesquelles les animaux sont abattus, notamment dans les abattoirs temporaires. D’autres remettent en cause la nécessité même de l’acte rituel dans une société où l’accès à la viande s’est répandu ».

En ville, l’abattage devient de plus en plus difficile à effectuer dans de bonnes conditions en épargnant à l’animal des souffrances. C’est pourquoi certains fidèles décident d’y renoncer, sans pour autant déroger à la tradition.

Donner aux plus démunis plutôt que de tuer un mouton

En effet, l’Islam convient que l’on peut donner à une oeuvre de charité plutôt que de sacrifier un mouton pour l’Aïd-el-Kébir. C’est cette option que choisissent nombre de musulmans.

L’opération « Une maison pour l’Aïd », par exemple, propose aux familles qui souhaitent faire un don plutôt que de tuer un mouton la possibilité d’offrir un toit pour les plus démunis. Une initiative solidaire, qui permet d’améliorer des vies tout en en épargnant d’autres… de mouton.

Illustration bannière : mouton – © N-sky
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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Toutes les religions conduisent à des pratiques rituelles qui ne sont plus forcément adaptées aux conditions de vie actuelles, sans critiquer forcément ces pratiques il y a d’autres alternatives qui permettent de mettre en pratique les valeurs reprises dans les textes des livres sacrés. Nous nous devons de nous remettre en cause, quelque soit nos appartenances dans le respect des autres, de la tradition vers un monde plus fraternel et plus humain .

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