Vivienne Westwood, punk et green attitude

Chaque semaine, consoGlobe dresse le portrait d’une personnalité engagée pour l’écologie. Aujourd’hui découvrez la reine déjantée des podiums, Dame Vivienne Westwood.

Vivienne Westwood, punk et green attitude

Sur une grille de mots fléchés on lirait « Grande dame de la mode, chic et choc ». Du haut de ses 70 ans (elle est née le 8 avril 1941) Vivienne Westwood n’a jamais quitté son look Punk, courant qu’elle a d’ailleurs elle-même importé en Grande Bretagne. A l’âge de 17 ans, Vivienne Isabel Swire quitte son Derbyshire natal pour Londres, où elle étudie la mode à la Harrow School Art. A l’époque, elle se fait déjà remarquer par son style vestimentaire des plus originaux et un penchant avéré pour la vie nocturne…

Vivienne Westwood l’anticonformiste

La créatrice en devenir commence sa carrière en tant qu’institutrice. 1971 sera alors une date qui marquera le point de départ de l’aventure Westwood. Elle s’installe avec Malcolm MacLaren (avec qui elle a eu son second enfant) et Patrick Casey au 430 Kings Road, à Londres pour y ouvrir leur boutique très rock’n roll : Paradise Garage. Suivant les modes et les courants musicaux des « seventies » qui s’enchaînent, le trio affuble Paradise Garage de nouveaux noms très évocateurs : Let it Rock, Too Fast Too Live, Too Young Too Die et Sex, qui marque l’arrivée du mouvement Punk dans le paysage londonien et partout dans le monde.

C’est donc dans cette boutique (aujourd’hui appelée World’s End), véritable temple de la mode punk, que celle que l’on n’appelle pas encore Dame Vivienne Westwood vend ses premières créations. Et ses premiers clients ne sont autres que les Sex Pistols ou encore les New York Dolls, groupes qui enflamment les scènes punk rock de l’époque, et dont son compagnon Malcolm MacMaren était le manager.

Ces groupes sont de véritables porte-parole de l’idéologie punk ce qui permettra à la créatrice d’imposer ses codes dans son style tout-à-fait innovant : c’est le début de la mode punk « No Future », qui va connaître le succès phénoménal dont on se souvient encore fortement aujourd’hui (et qui est toujours présent grâce à – ou à cause cela dépend des points de vue ! – d’irréductibles fans des crêtes fluo et d’épingles à nourrice en guise de piercing)

Au début des années 1980, Queen Viv’ comme on la surnomme en Grande-Bretagne met en scène ses premiers défilés, à Londres puis à Paris. En 1989 c’est la consécration : le magazine Women’s wear daily la classe dans le Top Six des plus grands créateurs du monde. Le British Designer of The Year lui a été attribué à 3 reprises.
En 2006, la Reine l’anoblie : Queen Viv’ laisse place à Dame Vivienne Westwood.

Agent Provocateur

Agent Provocateur, la marque de lingerie créée par son fils Joseph en 1994 définit aussi très bien Vivienne Westwood. Il est vrai, si les tabloïds apprécient autant la créatrice c’est bien sûr pour sa facilité à bousculer les codes et les conventions mais c’est aussi pour son sens de la provoc’. Ses déclarations telles que « Descartes, c’est de la merde » ou « je hais Tony Blair, je pense que c’est un monstre » font toujours couler beaucoup d’encre outre Manche.

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La suite p.2> son engagement pour une mode éthique