Luxe et écologie : vont-ils ensemble ?

Tandis que la vague verte se forge une place dans notre quotidien, elle semble n’épargner aucun secteur, pas même l’industrie du luxe. L’Oreal, LVMH, Hermès…chacun façonne sa communication verte à sa sauce.

L’industrie du luxe amorce un virage écolo

Nous l’avons tous constaté de façon plus ou moins évidente, les marques de luxe prennent plus que jamais position sur le thème de l’environnement. Comme si la question faisait l’objet d’un irrésistible engouement quasi général alors qu’il y a quelques années elle était associée à une contrainte farouche.

  • Le prestige ne suffirait-il plus au marché du luxe ? un constat qui réjouit les dirigeants de WWF, jugeant qu’il était plus que temps que les groupes existant sur le marché du luxe prennent leur responsabilité et offrent autant de satisfaction sur le plan écologique que sur l’excellence de leurs produits.

L'écologie et le luxe

A force de transports de marchandises d’un bout à l’autre du monde, d’utilisation de composants polluants et de packagings à n’en plus finir, l’industrie du luxe n’étais plus à la page.

En optant pour un marketing écolo, l’industrie du luxe révèle une véritable prise de conscience sur la nécessité d’agir pour l’avenir de notre planète…accentuée par la loi sur les nouvelles régulations économiques, votée en 2001, qui oblige les entreprises cotées en Bourse à publier un rapport de développement durable.

Evidemment, les marques de luxe ont ainsi également conscience de répondre aux nouvelles valeurs et intérêts éthiques du consommateur, de plus en plus exigent lors de l’acte d’achat.

Le luxe, plutôt réservé à une élite et consommateur de ressources rares peut sembler plus que jamais être dans la recherche du gain financier.

L’industrie du luxe, précurseur du développement durable ?

Si on analyse les choses de plus près, les entreprises de luxe auraient tout intérêt à préserver les ressources naturelles car elles font partie de leur stratégie de qualité permettant la promotion de l’environnement de leurs produits.

Ainsi, des actions concrètes peuvent être mises en place notamment en terme de chimie verte (matières premières renouvelables, limiter les déchets, des cycles de synthèses courts, des composants biodégradables) à l’exemple du Proxylan anti-âge de L’Oréal qui est créé à partir d’un molécule naturelle le Xylox.

luxe et écologieDes projets prometteurs permettant des bénéfices non négligeables :

  • Valorisation des produits,
  • Economies à moyen terme,
  • Sensibilisation du personnel,
  • Certification.

Toutefois, avec l’utilisation d’un seul molécule, on est encore loin d’un produit entièrement "durable" et il y a une dépendance importante face à l’actionnariat, qui doit soutenir cette mouvance.

Dans un contexte où hisser le pavillon "bonne conscience écologique" est de mise, les industries du luxe pourront-elles un jour être véritablement en phase avec le développement durable ? Peut-on vraiment vendre du rêve tout en respectant la planète ? Entre la peau de bêtes sauvages et les diamants de conflits, ce ne serait pas du luxe…

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Article rédigé par Elwina, juin 2009