Produits du commerce équitable : démêler le vrai du faux

Le commerce équitable est en plein essor : il a augmenté de 72% en trois ans. Toutefois, il est parfois critiqué pour son manque de transparence. Comment faire la part du vrai et du faux ? Le point sur la filière, les chiffres et les garanties des produits équitables.

Produits du commerce équitable : démêler le vrai du faux

Le commerce équitable a fait du chemin depuis ses débuts dans les années 1940 aux États-Unis. Aujourd’hui, s’il bénéficie d’une notoriété très forte (99 % des Français savent ce que c’est, alors qu’ils n’étaient que 9 % en 2000), le consommateur n’est pas toujours très sûr de ce qui se cache derrière cette appellation. Quelles idées reçues tournent autour du commerce équitable  ? Qu’est-ce qui garantit que les produits proviennent bien de la filière ?

Commerce équitable, un tour d’horizon

Nombreux sont les consommateurs dubitatifs quant au commerce équitable. Beaucoup craignent un beau discours camouflant des pratiques toutes autres. Pourtant, depuis ses débuts, la filière a su prouver l’aide concrète qu’elle apportait aux producteurs des pays du Sud.

Petit rappel : qu’est ce que le commerce équitable ?

Dressons un petit panorama de ce qu’est le commerce équitable, en commençant par une définition. En 2001, les quatre principales fédérations internationales du commerce équitable, groupées au sein du réseau FINE(1), définissent le commerce équitable comme étant :

Un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète.

producteurs commerce équitable

Des producteurs du commerce équitable ©CC BY-SA

Le commerce équitable repose ainsi sur des règles essentielles qui sont :

  • Travailler avec des producteurs défavorisés et marginalisés  ;
  • Mettre en place avec ces producteurs des relations commerciales sur le long terme ;
  • Respecter et faire respecter les droits fondamentaux des hommes : veiller à ce que les conditions de travail soit décentes, à la sécurité des travailleurs ou à l’interdiction du travail des enfants ;
  • Préserver le savoir-faire local ;
  • Rémunérer les producteurs au prix juste en les préservant des fluctuations du marché ;
  • S’engager pour des produits de qualité respectueux de la santé et de l’environnement ;
  • Accepter de se soumettre aux critères et au contrôle des labels du commerce équitable.

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