Quand la conso collaborative restaure le lien social

Quand la conso collaborative restaure le lien social

Quatrième étape de notre périple dans l’univers très créatif de la Consommation collaborative, une des facettes les plus spectaculaires de la nouvelle consommation. Aujourd’hui, il ne s’agit pas que d’échanger des DVD, se prêter du matériel de bricolage, ou de faire du covoiturage, … il s’agit aussi et certains, diront surtout, de convivialité, de rencontres, bref de restaurer un lien social distendu.

Le lien social, premier bénéfice du partage

La conso collaborative, c’est une sociabilité de quartier retrouvée

Si la motivation économique reste la plus forte pour les 53 % de Français engagés, sous une forme ou une autre, dans une pratique de consommation alternative, elle n’est pas du tout la seule. Une autre forte motivation qui poussent les consommateurs à se mettre en réseau est l’envie de récréer du lien social et d’interagir de manière ludique et agréable.

En 1996, dans sa contribution au Travail au 21e siècle, Pierre Lévy  a remis en évidence le fait que « l’intelligence collective » était d’abord celle de l’échange, du lien.

lien social entraidePour ma part, j’ai redécouvert la vie de quartier grâce à des services collaboratifs en ligne qui recréent du “lien social” et finalement, c’est nouvel esprit d’entraide qui renaît dans mon quartier, dans mon village. Et maintenant, ce sont des services que nous échangeons sur consoLidaire. Je n’en suis pas encore au cohabitat permanent, qui consiste à partager un logement avec d’autres personnes, mais je sens que l’idée d’un habitat urbain collaboratif, durable et solidaire progresse.

C’est tout un terreau de solidarités croisées qui est en train de naître avec tous ces sites d’entraide entre des personnes qui ne sont pas seulement des voisins de palier. Car la consommation collaborative n’est pas le domaine exclusif de l’internet : il y a des aller retour entre des groupes qui se créent et se rencontrent localement et qui se constituent ou s’organisent et recrutent sur l’internet.  On constate d’ailleurs que dans les petites communes, les lieux de consommation collaborative “off line” sont plus faciles à organiser que dans les grandes villes, plus propices à l’échange “on line”.

Du partage des biens au partage des compétences

Parfois, l’échange est purement amical, réactivant l’esprit séculaire du troc ou de la générosité désintéressée mais parfois, je peux faire un peu d’argent, par exemple avec du baby ou du dog-sitting grâce à Myeasypet.com.

Comme je sors tard du boulot, je n’ai jamais le temps de passer à La Poste, au pressing et chez Picard. Sur consoLidaire, j’ai trouvé un étudiant qui fait ça pour moi contre quelques euros. Les “jobeurs” ne se limitent pas aux courses :  jardinage, babysitting, déco, ponçage de meubles, organisation d’anniversaire, s’occuper des animaux, tonte de gazon, … lien social entraide


A propos de Noël, nous sommes aujourd’hui plus de 12 millions de foyers qui hébergeons au moins un animal de compagnie chez nous.
Monfidelami.com est le premier portail web entièrement dédié aux animaux de compagnie. C’est avant tout un réseau social centré sur les animaux de compagnie, mais c’est aussi un site informatif dédié au bien être des animaux et aux bienfaits mutuels de la relation homme animal.

Le “cradle-to-cradle” en mode collaboratif

Comme mes proches sont bricoleurs et débrouillards, je les incite à fabriquer de leurs mains des objets que je vends sur origine-solidaire.com, qui propose du e-commerce fait-main et solidaire .

L’idée d’Origine Solidaire est de créer une véritable communauté solidaire, attachée aux principes de partage, de création artisanale, de fait main et de solidarité. Les « Solidarnautes » peuvent donc rejoindre la communauté Origine-solidaire sur le forum, sur le blog ou physiquement.

Vous pouvez aussi essayer Etsy.com, où on trouve des produits d’artisanat.  Et il vous sera facile de vous conformer à l’esprit de l’économie circulaire ou des 3, ou 4 ou 5 R (1) en partageant tous vos trucs de réparation : le but, ne plus jeter, réparer etse resservir des vieux objets plutôt que les jeter et en racheter des neufs.

“L’économie circulaire, ça ne se pratique pas tout seul !”

Sur goldenhook.fr, “le gang des grands-mères“, j’achète mon bonnet et mes écharpes : ils ont été fabriqués mai par Danielle, 68 ans et ses copines.

Elles reçoivent du site la laine qu’il leur faut et elles tricotent pour arrondir leur retraite. Selon Jeremy, le créateur du site, les mamies tricoteuses reçoivent en moyenne 400 euros par mois pendant l’hiver. Voilà qui est bien dans la lignée du shopping solidaire, lancé par achatducoeur.com dès 2005 : faire son shopping en faisant une bonne action. J’adore ! Ces sites permettent de se faire de l’argent de poche, voire de pratiquer des petits boulots. C’est super pour un étudiant qui veut rendre service contre une rémunération. Dans moon quartier Damien va chercher des enfants à l’école et tond les pelouses des retraités qu’il a contacté sur le web.

Certains prétendent que le risque de cette économie du partage ce serait de créer “un sous marché du travail précarisé” : c’est ce qu’on voit poindre sur des sites comme Taskrabbit et Zaarly, ou le dernier né français youpijob.fr. On en est encore pourtant loin et le succès de ces sites d’entraide et de services montre clairement qu’ils répondent à un vrai besoin. Un besoin qui déborde de l’internet pour se concrétiser en des lieux et des domaines particuliers comme les garages solidaires pour réparer sa voiture à plusieurs en apprenant avec les autres, le tout près de chez soi.