Développement durable

Ces Ginks qui refusent les enfants

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Les aspirations des citoyens modernes et des consommateurs sont de plus en plus influencés par la conscience de l’état de notre planète.

Le phénomène de la nouvelle consommation recouvre des comportements nouveaux. Après vous avoir frait découvrir le mouvement Lohas; le wwoofing, le slow wear, la sobriété volontaire, etc. nous vous faisons découvir les Ginks; ces femmes qui refusent la joie de la maternité.

L’amour de la Terre … sans faire de bébé

maternitéBeaucoup ne comprennent pas qu’une femme ne puisse pas avoir envie de faire des enfants. Et pourtant, les Ginks (green inclined, no kids) sont des femmes qui font le choix de ne pas avoir d’enfants pour tenir compte de l’état de l’Humanité et de la planète.

Comme le dit Martine, 42 ans à Paris, « Je n’avais pas envie de donner naissance à un petit homme qui aurait vécu dans notre époque, avec un avenir sombre alors même que l’explosion démographique m’effraie.

Le désir de maternité n’a jamais pris le pas sur cette réticence à donner la vie dans un monde peu propice. »

D’autres femmes sont plus militantes à l’instar de celle qui a donné son nom au mouvement Ginks : « Je suis sans enfant et j’en suis fière« , clame Lisa Hymas. Une revendication qui va à l’encontre de bien des clichés. Ainsi Jean-Pierre qui est sûr que « toutes les femmes veulent des enfants. Un jour ou l’autre, le désir de bébé les rattrape. Pas nous.« 

*

La suite p.2 > quelles sont les motivations du refus d’enfants ?

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11 commentaires Donnez votre avis
  1. Je comprends est respecte le choix de ces femmes, pourtant je ne peux m’empêcher de pensé que la naissance doit être « responsable » et en accord avec ce que l’on peux donner, l’éducation, les études et une vie épanouie.
    Je m’explique: si au regard de ces points on étaient tous d’accord, la croissance démographie serais plus équilibrée car on ne ferai pas d’enfants au dessus de ses « moyens » (pas que financiers) du coup il y aurais env 2 enfants par foyer…
    Mais surtout je ne peux m’empêcher que les enfants sont l’avenir et que c’est dans l’éducation que nous leurs donnons que tout ce joue, j’espère élever le mien en humain et consommateur responsable, c’est depuis le plus jeune age qu’il faut commencer !
    dans cette voie j’espère que les futures générations ne recommencerons pas nos erreurs !

  2. un simple mot en considérant ces femmes sans enfants me vient à l’esprit: « triste »…

  3. La perspective que vous donnez est effarante: ce n’est bien sûr pas des FEMMES « n’ayant pas de désir de maternité » dont il est question, mais bien aux femmes et hommes, d’abord suffisamment amoureux pour désirer donner ensemble à un enfant,puis,
    2°- dans ce monde, tel qu’il se présente à nous, tel que nous l’acceptons: c’est à dire, nous défaits, devant la consommation ayant tout saccagé en moins de 50 ans.)
    Désolant de constater que vous en êtes encore à « postuler » que « Les Femmes »(??) ont, ou n’ont pas, de désir de maternité.
    Les femmes ont, ou n’ont pas de désir de grossesse, ce qui, dans ce cas précis, entraîne forcément qu’il ne s’agisse plus de raisonner en termes de « femme »(femme d’un homme), mais bien en terme de « femelle ».
    (évidemment, il y a le désir homosexuel, d’enfant, ET de grossesse, que je n’oublie pas)
    ce que je veux entendre par là, démographie ou PAS, c’est que les citoyens, ou consommateurs, ont aussi « aligné » dans leur désir de consommer, cad d’AVOIR(cf les photos de Pub de mannequins fichées(nanties) de leur « bébé » (ah oui,(rappel): un enfant n’est pas un ado boutonneux très malheureux ou très amoureux ou suicidaire, ou… pauvre…!, ou qui côute très cher, c’est un « BEBE ».(beau, blond).! forcément-.

  4. Bravo, quel beau projet de vie qu’une telle décision. J’ai pris conscience trop tard (j’ai 70 ans) que c’était la décision « d’avenir » dans tous les sens du mot -déjà dans cette tendance, je me suis limitée à 1 enfant mais si j’étais plus jeune, je ferai partie de ces ginks que j’admire totalement. C’est la nouvelle sagesse qui peut sauver notre monde et j’espère que cela gagnera beaucoup de femmes convaincues de la noblesse efficace de ce choix. Merci aux « mutantes » qui ouvrent la route.

    • Jean-Marie

      Merci de vos réponses et témoignages. En rédigeant cet article, je pensais bien que cette sensibilité ne concerne pas que les femmes aux Etats-Unis mais aussi la France.
      Vous ne faites que confirmer que vous n’êtes pas si isolées que ça et qu’il y a un vrai courant « gink » dans notre pays. Pour l’avoir entendu dans mon entourage, je peux aussi ajouter qu’il y a aussi des hommes qui partagent cette opinion sur la procréation, les enfants, la planète… Peut-être plus encore que les femmes, mais on en parle moins car un homme qui ne veut pas d’enfant fait mois … jaser ?

  5. Ca soulage énormément de ne pas se sentir seule face à ce choix personnel. Nous sommes tellement formatées dès l’enfance à croire à un certain modèle familial et sociétal qu’il est très dur de faire entendre un autre son de cloche. Quoique avec le temps celà évolue doucement, je me sens moi aussi une gink globalement. Celà pour plusieurs raisons : j’aproche de la quarantaine et je n’ai toujours pas de vie financière stable, comment en proposer une à des enfants ?, la planète est déjà surpeuplée pourquoi la peupler encore alors que les ressources s’épuisent ?

    • En bonne santé, rien de plus facile que faire un enfant, le plus misérable petit vermisseau n’en fait il pas ?
      Plus dur de ne pas en faire… quand on le peut.
      Les plus célèbres patriarches de la Bible en avaient peu ou pas (Mathusalem par ex)
      Les malades se nettoient à travers leurs enfants qui naissent malades – bien connues les femmes malades durant la grossesse et guéries à l’accouchement
      Pourquoi certains en veulent ils de toutes leurs forces alors que l’univers a décidé qu’ils n’y ont pas droit ? Faute de 2 personnes biologiquement incompatibles… Changer de partenaire évitera bien des déconvenues au couple par la suite… mais nous sommes dans une époque aussi sentimentale qu’elle peut être meurtrière, la face et le dos !
      Bref, les femmes de ma famille n’en ont pas fait dans ce monde de veaux qui vont aux abattoirs et puis…
      si même le plus misérable, peut le faire, ce n’est qu’une fonction et surement pas un idéal

      il est vrai que : dur d’être seul et diminué, mais beaucoup laissent tomber leurs parents

      Courage, fuyons !

    • Bonjour,
      Je recherche des témoignages pour une chronique radio. Seriez-vous intéressée ? Merci de me contacter par mail : angelique_mangon@hotmail.fr

  6. Merci pour cet article. J’ai enfin un nom! J’ai appris que je suis une ginks dénataliste.
    Mais je l’assume pleinement depuis un an. Je rencontre de plus en plus de gens comme moi et plus personne n’ose me montrer du doigt. Je crois qu’en fait beaucoup se rendent compte qu’ils se sont pliés au dictat de la société qui prône la reproduction comme l’aboutissement du couple, cela donne un sens à leur vie. Certains m’ont même demandé à qui je laisserai ma maison quand je mourrai et qui s’occupera de moi quand je serai vieille! Comme si on faisait un enfant pour assurer nos vieux jours! D’autres m’ont traitée d’égoïste et je leur ai rétorqué que les égoïstes étaient ceux qui faisaient un enfant pour les assister quand ils seraient vieux!
    Moi je pense que l’explosion démographique obligera à détruire encore plus la nature pour les cultures et les logements et augmentera le problème de la faim dans le monde et de l’accès à l’eau potable.
    Je risque de choquer certaines personnes mais j’assume pleinement mes idées.

  7. j’ai 72ans deux filles avec 2 maris j’avais conscience de l’état de la planete a l’époque et c’est pour cela que je n’en ai fais que 2!! on m’a toujours traité de folle avec mes ideés !! chez moi ma maison est chauffée au solaire , c’étati il y a 13 ans j’étais encore traité de folle!!

    • cela montre qu’avoir raison trop tôt n’est pas avoir tort. Mais il est difficile de résister à la pression sociale et je pense que les femmes Ginks ne se déclarent pas forcément ; ce mouvement les aidera peut être à faire leur « coming out » ?

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