Biocarburants. L'enfer est-il pavé de bonnes intentions ? et développement durable sur consoGlobe.

Biocarburants. L'enfer est-il pavé de bonnes intentions ?

05/2007
Cette question, de plus en plus de chercheurs et d'écologistes se la posent du fait de l'explosion annoncée – et en cours – des biocarburants.

Les biocarburants ne sont pas sans inconvénients

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il semble que la production massive de biodiesel ou d'éthanol aurait de sérieux inconvénients : déforestation accélérée, bilan énergétique décevant, renchérissement des denrées alimentaires dans le monde, dégradation des conditions de travail de nombreux producteurs agricoles.

Pour ceux qui croient tenir LA solution au réchauffement climatique et qui poussent la production industrielle des biocarburants, la remise en question doit se faire … et vite !! Faisons le point.

Quelques rappels sur les biocarburants

Produire et utiliser plus de biocarburants n'a, à priori, que des avantages. Le biocarburant permet d'émettre moins de CO2 dans l'atmosphère et donc de limiter le réchauffement planétaire. Au fil du temps, les biocarburants apparaissent comme une vraie fausse bonne idée à certains. Qu'en est-il ?

 

Définition des agrocarburants ou biocarburants

 

On appelle biocarburant   tous les combustibles liquides produits à partir de plantes cultivées. En Europe, on fabrique surtout de l'huile pour biodiesel tandis qu'aux USA et au Brésil, on préfère la fermentation alcoolique des sucres pour produire de l'éthanol.

Pourtant, on ne peut pas dire que cela soit encore une filière bien établie en France. La part des biocarburants dans la consommation totale de carburants était en France de 1,1% en 2004 , de 1,8% en 2005, de 3% en 2006 et devrait être de 6% en 2007. Autrement dit, la France serait en 2007 bien au-dessus de l'objectif de 5% de biocarburants demandé par Bruxelles pour 2010.

Beaucoup pensent que que l'appellation « biocarburants » il vaut mieux utiliser celle d' « agrocarburants ».

Deux approches sont en compétition sur le marché des biocarburants :

1 - La filière bioéthanol, appelée E85 ou superéthanol, , poussée par les céréaliers et les betteraviers, qui pour l'instant fait figure de nain avec seulement 20 stations services.

2 -La filière du diester, poussée par les producteurs de colza et de tournesol, qui est proposée à la pompe avec le gazole dans une proportion de 5%. Or il faudrait 30%, selon les experts, pour avoir un véritable effet bénéfique sur l'environnement.

Les surfaces agricoles utilisées par les biocarburants

En France en 2005, la surface agricole utilisée était de 30 millions d'hectares sur 55 millions de superficie totale du pays. L'Agence européenne de l'environnement estime que pour la France la surface agricole qu'il sera nécessaire de mobiliser pour les biocarburants sera de 0,5 million d'hectares en 2010 et de 1 million ha en 2020.

> Cependant, en Angleterre, Goldman Sachs estime qu'il faudrait consacrer ¼ des terres cultivables du pays pour atteindre les objectifs de biocarburants de 2010.


  • Aux Etats-Unis , George Bush a annoncé en 2007 un objectif de produire 15% des carburants pour véhicules en biocarburants et la production explose. Les USA ont même annoncé une taxe pour freiner les importations d'éthanol brésilien pour favoriser leur production domestique, essentiellement à partir de maïs.

    Les inconvénients des biocarburants

    Inconvénient des biocarburants n°1, la déforestation

    La déforestation qu'entraîne la production des biocarburants, directement ou indirectement. Il faut bien trouver des surfaces pour cultiver. Or les cultures les plus efficaces pour les biocarburants sont des cultures tropicales.

    > Le Brésil produit 6.000 litres d'éthanol avec un hectare contre 1.200 litres pour 2 fois plus cher en Angleterre par exemple. Selon plusieurs ONG, les surfaces occupées par la canne à sucre plantée pour le biocarburant empiètent souvent sur des pâturages ou sur la forêt amazonienne ou vers le cerrado qui, sur un quart des surfaces, représente les meilleurs sols brésiliens.

    Un dossier paru dans Courrier International explique : « il est évident que le Brésil devra utiliser ses immenses étendues de forêt pour répondre à la nouvelle donne énergétique ; il est tout aussi évident que la destruction de la forêt entraînera un désastre écologique qui affectera l'ensemble de l'humanité. »

    > La FAO publie des chiffres qui montrent clairement qu'il est illusoire de penser que l'extension des cultures destinées aux biocarburants ne va pas empiéter sur les surfaces agricoles disponibles par habitant :

  • 1,36 hectare par personne dans le Nord
  • 0,67 ha par personne dans le Sud
  • 0,67 ha en Chine
  • 0,18 ha en Inde

  • La culture du soja, du maïs, érode les sols, pollue les nappes phréatiques, nécessite de grandes quantités de pesticides, d'engrais, de carburant pour la plantation, la récolte et le séchage.

    Inconvénient n°2 des biocarburants, l'inflation

    L'inflation des prix sur toute la chaîne de production et de vente du maïs . En effet, le maïs sert à de nombreux usages : nourriture pour animaux, édulcorant alimentaire, etc. Plus généralement, le blé qui sert pour l'éthanol ou le colza et le soja qui servent pour le biodiesel, sont tous affectés par une hausse mondiale des prix, parallèlement à une diminution historique des stocks.

    Un peu partout dans le monde, ce sont les consommateurs qui en ressentent déjà les effets négatifs et certains gouvernements commencent déjà à essayer de freiner l'essor des biocarburants (Chine, Inde).

    Inconvénient n°3 des biocarburants : la pénurie alimentaire

    La pénurie alimentaire est un risque en conséquence directe de la pression sur les surfaces agricoles et les prix.

    Des experts annoncent des hausses de prix énormes sur toutes les denrées alimentaires de base dans le monde entier ; par exemple +41% pour le maïs d'ici à 2020 ; +76% pour les oléagineux (colza, soja, tournesol) ;+30% pour le blé ; +135% pour le manioc qui est pourtant un aliment crucial dans les pays les plus pauvres d'Afrique subsaharienne, d'Amérique latine ou d'Asie.

    Si les prix alimentaires restent connectés à ceux du pétrole, ce sont 1,2 milliard de personnes qui risquent de ne pas manger à leur faim d'ici 2025.

    La Banque mondiale a calculé que la consommation calorique des populations les plus pauvres diminue de 0,5% à chaque fois que le prix des principaux produits alimentaires augmente de 1%. Quand une denrée alimentaire augmente, on la remplace pour une autre, moins chère, mais moins riche, moins nourrissante.

    Inconvénient n°4, le faible rendement énergétique des biocarburants.

    Voici, les principaux rendements énergétiques des carburants (Selon le laboratoire des énergies renouvelables du gouvernement américain) = le rapport entre l'énergie fournie par un carburant et celle nécessaire à sa production.

    Essence = 0,81. Il faut plus d'énergie pour la produire qu'elle n'en fournit.
    Diesel à base de pétrole = 0,83
    Ethanol à base de maïs = 1,25 à 1,35  
    Biodiesel de soja = 1, 93 à 3, 21 
    Ethanol de cellulose = de 5 à 6

     Si on prend en compte d'autres critères comme l'émission de gaz à effet de serre par kilomètre parcouru, on voit que les gains apportés par les biocarburants sont assez médiocres et parfois plus que mitigés. Par exemple, rouler en biodiesel émet plus d'oxyde d'azote que rouler à l'essence.

    Avec un bilan écologique modeste , l'éthanol, fabriqué avec le maïs ou le soja, dont la production est gourmande en énergie et très polluante, n'est vraiment pas la panacée.

    Zoom : l'éthanol pollueur !

    C'est une récente étude de Stanford University qui montre que l'éthanol - fabriqué avec du maïs, de canne ou de betterave - est mauvais pour les poumons. Certes, l'éthanol est un biocarburant qui dégage moins de gaz à effet de serre et moins de benzène que l'essence, mais il produit beaucoup plus d'un composé organique volatil (COV), qui est une des causes du smog et de la formation d'ozone : l'acétaldéhyde.

    Si toutes les voitures utilisaient du super éthanol E85 d'ici à 2020 aux Etats-Unis, la surmortalité engendrée serait de 4%, due à la recrudescence des problèmes respiratoires liées à la pollution atmosphérique… Réjouissant.

    Passer immédiatement aux biocarburants de deuxième génération

    Puisque les biocarburants de première génération, et surtout celui produit à partir du maïs, présentent de graves inconvénients, certains suggèrent qu'il faut passer immédiatement aux carburants de seconde génération.

    On appelle biocarburants de seconde génération ceux qui sont produits à partir de déchets végétaux et à base de cellulose. Leur rendement promet d'être bien meilleur que ceux de première génération.

    L'éthanol produit à partir de cellulose (déchets de bois, herbes, autres végétaux), émet un ratio énergétique de 5 à 6 et diffuse de 82 à 85% de gaz à effet de serre de moins que l'essence.

    Plus rentable, plus écologique, la production de biocarburant à base de cellulose n'est pourtant pas tout à fait au point et ne devrait pas l'être avant une petite dizaine d'années.

    C'est pourquoi certains écologistes suggèrent de faire une pause dans l'implantation d'unités de production d'éthanol de maïs ou de colza. Ils expliquent qu'il sera difficile de ne pas exploiter des usines toutes neuves de première génération, même quand le biocarburant de cellulose sera au point. Rester « coincés » avec les filières de production de biocarburants pourrait être un piège, l'enfer des bonnes intentions initiales.

    Comme le dit l'hebdomadaire Courrier International l'éthanol pourrait bien être " la plus belle arnaque écologique de l'histoire".

    Au sujet des biocarburants :

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    Biocarburants. L'enfer est-il pavé de bonnes intentions ?

    schollaert

    c'est sur que le bio carburant c'est changer le mal pour un pire encore!!!
    09 06 2007 à 14:56

    Colonna Ceccaldi Hervé

    A propos de l'éthanol cellulosique, j'ai lu quelque part que son industrialisation allait commencer très bientôt. En tout cas au canada d'où tout à commencé (Iogen Corp.), ou aux USA.

    Où en est-on réellement ?
    19 09 2007 à 14:22

    eric

    Pas de secret, l'éthanol cellulosique bat tout le monde à plat de couture.
    Concernant la pollution, moi j'avais lu que c'était kif kif car l'éthanol avait des composés polleur en plus mais aussi en moins et qu'au final, c'était à peu près aussi mauvais.

    Eric, http://ethanol-e85.fr

    28 01 2008 à 02:11

    estelle

    c'est un vrai casse tête!! Et c'est déprimant de voir comment les pouvoirs publics se lancent tête baissée dans des filières qui une fois encore servent les mêmes intêrets! je travaille avec un groupe d'agriculteurs qui souhaitent produire leur huile végétale pures (pour mettre dans les réservoir de tracteurs) et leur tourteaux pour être plus indépendants énergétiquements. Mais quand je lis tout ça, je me dis que si ce n'est pas produit de façon biologique, ça ne sert pas plus la cause écologique !! Toute cette réflexion est très complexe!
    22 02 2008 à 15:12

    Gaëlle

    Les "agro" carburants (je préfère ce terme à bio-carburant) sont un exemple magnifique de propagande consumériste: n'ayez pas de scrupules à rouler en voiture, grâce aux biocarburants c'est écologique!!!

    Si on veut vraiment améliorer la situation, il n'y a pas à discuter, c'est l'utilisation de véhicules qu'il faut remettre en question. Y compris chacun de nous à son niveau: prendre le vélo pour faire les courses, co-voiturer pour emmener les enfants à l'école, être créatif quoi!

    Pour une fois, l'écologie et l'économie vont dans le même sens, les carburants sont chers, à nous de repenser nos déplacements.

    Et puis tant qu'à faire dans l'agro-carburant... l'ingénieur Diesel a inventé son moteur du même nom qui tournait à ... l'huile de lin. Mettre de l'huile dans son moteur, ce n'est pas nouveau, tant qu'à faire, autant privilégier l'huile brute produite localement.

    Et pour la petite histoire:
    http://www.oliomobile.org/french/
    26 03 2008 à 17:04

    Veronique

    Je ne sais pas vraiment si l'éthanol est bon pour la notre société mais une chose est sur.. Il faut toujours considerer les deux côtes.
    02 06 2008 à 01:43

    marie-claire

    si on considère tous les avantages et les inconvénients, c'est sur que l'éthanol n'est pas un bon choix car elle pollue plus que que le pétrole (légèrement) de plus elle est est nuisible au système respiratoire. Alors pourquoi a-t-on un débat sur ce sujet?
    02 06 2008 à 03:01

    Dewaet

    L’E85 : énergétiquement incorrect ?
    Le gouvernement fut le premier supporter du Bioéthanol, en promettant l’ouverture de 500 pompes pour la fin de l’année dernière. Cet objectif, partiellement réalisé, n’est pas le seul frein au développement de ce carburant, composé à 85% d’alcool d’origine végétal. Si l’on résume les dires de certaines déclarations très médiatisées, en appuyant sur la gâchette d’un pistolet d’E85 pour faire le plein, on serait en train de cribler les réserves alimentaires mondiales ! Il est en effet possible de faire dire beaucoup de choses à des chiffres, mais les torturer à ce point relève d’un grand art. Le Brésil est le plus gros producteur mondial d’Ethanol, issu de la canne à sucre, et non du maïs. Ce pays est engagé depuis plusieurs décennies dans une course au rendement qui est en train de se modérer avec l’emploi de nouveaux procédés d’exploitations ( mécanisation, bio-diversification… ). Mais l’exemple européen n’a rien de comparable avec le développement du Bioéthanol sur le continent américain. Nos cultures de base , utilisées pour la fabrication de l’E85 sont le blé et la betterave, dont la culture nécessite 2 fois moins d’eau que la canne à sucre. Quant à l’impact phytosanitaire lié au blé, la consommation de produits permettant des rendements record ont baissé de 50% en 10 ans, avec un arrosage réduit de 20 à 30% sur le même temps. Et prétendre que les céréales ( en Europe ) servant à fabriquer un plein d’éthanol pourrait nourrir une famille du tiers monde pendant un an relève d’une étonnante simplicité primaire. S’il faut en effet environ 170 kg de blé pour fabriquer un plein d’E85. Il en résulte aussi à peu près 60 kg de matières solides, riche en protéines, qui peuvent servir à élever une vingtaine de poulets sans avoir recours à l’achat de tourteaux de soja… importés, et souvent produits eux-mêmes par des procédés aux bilans écologiques défavorables.

    Christian DEWAET
    Journaliste
    extrait d'un article paru dans le supplément Auto Contact de Nice-Matin.
    10 06 2008 à 21:17

    Charroud Françoise

    vous ne parlez pas de ricin ? c'est avec ça que les Brésiliens fabriquent le bio-diesel depuis plus de 30 ans, ce ricin pousse dans des région très sèches ou les maïs les tomates ne peuvent pas pousser ou si en y mettant beaucoup de finances donc pas possible,pour des pays pauvres.Mais utiliser ces terres presque incultes pour le ricin donnerait du travail et aiderait à repousser le désert au lieu qu'il avance de 7 km par an je sais de quoi je parle vivant dans ces pays depuis 30 ans
    10 06 2008 à 23:11

    johnny

    les biocarburants deuxième génération ne font que repousser le problème car si en 2050, nous sommes 9 milliards. Nous aurons besoin encore davantage de biocarburant et donc moins de terre à cultiver pour nourrir les pays les moins riches. Nous serons dans la même situation. Ce n'est pas uen vraie solution. Il faut revoir notre façon de fonctionner, nos priorités d'investissements, nos systèmes d'échange... mais c'est sûr c'est plus compliqué que de trouver des produits plus productifs et plus rémunérateurs.
    11 06 2008 à 12:04

    Réponse de consoGlobe

    Il est vrai qu'en matière de connaissances objectives quant à l'impact de chaque action nous manquons encore tous d'expériences. Il faut beaucoup de temps pour apprécier les conséquences réelles du changement de notre mode de consommation. Chacun essaye avec le plus de précisions possible d'anticiper les changements que peuvent provoquer les décisions d'une telle envergure.
    De plus, si de tels débats existent, c'est parce qu’énormément de paramètres entrent en jeu. Chaque chose est liée, c'est pourquoi il est très difficile de se considérer objectif et de connaître la réalité des choses.
    Une des solutions envisageable serait de faire un recensement exhaustif du coût et de l'impact de chaque action de production et de consommation et de mettre en relation ces chiffres avec le taux de régénération des matières premières de notre planète. Seulement, pour y parvenir, des moyens humains et financiers titanesques sont nécessaires.
    Au moins, l'avantage de ces débats est qu’ils permettent de mettre en commun les divergences d'opinions afin d'avancer plus vite et ensemble.
    12 06 2008 à 17:57

    tatard

    Il est évident que c'est une arnaque:
    Bioéthanol – ce qu’il coûte et ce qu’il donne

    Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre de bioéthanol.
    Ces chiffres s’entendent depuis les labours jusqu’à la dernière distillation.
    Il faut un 1,600 litre d’éthanol pour fournir la même quantité d’énergie qu’un litre d’équivalent pétrole.
    Où est la bonne affaire ?
    Ce n’est pas parce que le monde entier déraisonne qu’on doit refuser tout effort de réflexion, quelle que soit la position sociale ou politique.
    23 07 2008 à 12:01

    tatard

    Bioéthanol – ce qu’il coûte et ce qu’il donne

    Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre de bioéthanol.
    Ces chiffres s’entendent depuis les labours jusqu’à la dernière distillation.
    Il faut un 1,600 litre d’éthanol pour fournir la même quantité d’énergie qu’un litre d’équivalent pétrole.
    Où est la bonne affaire ?
    Ce n’est pas parce que le monde entier déraisonne qu’on doit refuser tout effort de réflexion, quelle que soit la position sociale ou politique.
    04 08 2008 à 11:40

    Bill

    Les biocarburants : Voilà une alternative de plus liée à la politique mondiale actuelle, politique utra-libérale dont le credo est : plus de mobilité, plus de flexibilité !
    C'est un choix soudain, totalement irréfléchi en réponse à la crainte de ne plus disposer d'énergie fossile !
    La fin de cette ressource est annoncée pour bientôt par de nombreuses études et estimations toutes contradictoires les unes avec les autres excepté pour une chose : les énergies fossiles viendront bien un jour à disparaître, oui mais nul ne peut prédire quand !

    Et pourquoi pas plutôt penser à changer les habitudes de déplacements? Que ce soit le transport de marchandises par les voies naviguables beaucoup moins énergivores,(et moins polluantes donc) et moins couteuses que les camions ? Les infrastructures maritimes existent et nécessitent très peu d'entretiens par rapport aux autoroutes et routes sur lesquelles ils circulent.
    Et aussi par les chemins de fer, de plus en plus rapides ( une moyenne de 30 Km/H actuellement mais en hausse en réduisant le nombre de manipulation des wagons)
    Sans compter le nombre de vies humaines épargnées quand on pense à toutes celles perdues dans les accidents dans lesquels ils sont impliqués et qui coutent chers aussi à la société !
    Les transports en communs doivent devenir attractifs tant du coté financier que de son coté rapide, convivial pour vivre en société !
    Les voitures ne devraient être utilisées qu'en cas d'impossibilité d'utiliser un autre moyen.

    Non : les biocarburants sont le résultat d'une réflexion réduite à une vue à court terme, je pense, dont les facteurs santés de la planète et de ses habitants ont été considérés comme négligeables en regard des profits immédiats qui pouvaient en être retirés !
    05 09 2008 à 00:22

    Edouard du 54

    Salut les cop1, je voudrais installer un moteur avec du bioethanol Comment faire SVP
    PS : Dédicasse a Dede et sam du 54330
    03 04 2009 à 09:40

    l\'écolo

    je suis étonné que personne n'ait fait remarquer que l'éthanol est le produit d'une distillation et que cette distillation ne peut être faite qu'avec de l'énergie.
    L'éthanol ne peut donc être considéré comme relativement propre que s'il a été distillé au moyen d'une énergie qui ne produit pas, ou peu, de gaz à effet de serre ni de particules polluantes (NOx, SOx) ou pathogènes.
    01 05 2009 à 10:35

    l\'écolo

    je suis étonné que personne n'ait fait remarquer que l'éthanol est le produit d'une distillation et que cette distillation ne peut être faite qu'avec de l'énergie.
    L'éthanol ne peut donc être considéré comme relativement propre que s'il a été distillé au moyen d'une énergie qui ne produit pas, ou peu, de gaz à effet de serre ni de particules polluantes (NOx, SOx) ou pathogènes.
    01 05 2009 à 10:38
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    Le phénomène n'est pas que français puisqu'il est apparu à Barcelone à Bruxelles, à Oslo ou à Stockholm : des stations de vélo q...

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