5 alternatives à Airbnb pour des séjours originaux

Louer une chambre chez l’habitant, cela permet de rencontrer des personnes différentes et de s’imprégner de la culture locale. Airbnb est le géant du secteur, mais il est toutefois critiqué justement à cause de sa taille et de ses commissions importantes. Voici 5 alternatives à Airbnb plus originales et collaboratives.

5 alternatives à Airbnb pour des séjours originaux

Le 7 février dernier, le député Pascal Terrasse rendait un rapport visant à mieux encadrer l’économie collaborative, à l’heure où celle-ci est en plein essor. Il vise notamment à déclarer les revenus issus des pratiques collaboratives, comme la location de chambres sur Airbnb ou la revente de biens sur Le Bon Coin. Ces sites sortent en effet de la pratique confidentielle pour entrer dans la norme. Le leader de la location de chambres « chez l’habitant », Airbnb, séduit particulièrement les touristes dans le monde entier. Le 8 août dernier, le site a même atteint un pic de réservations à 1 million de nuitées réservées par jour. Toutefois, les pratiques de ces nouveaux acteurs de l’économie collaborative ne sont pas forcément perçues positivement, et certaines dérives apparaissent : problèmes de rémunération, évasion fiscale ou encore aggravation de la crise du logement.

Des alternatives à Airbnb existent

Vous souhaitez partir en week-end sans aller dans une chaîne d’hôtels sans âme et éviter de réserver chez Airbnb ? Voici 5 alternatives éthiques, insolites et moins chères que le leader du secteur.

Le Gratuit : Guest to Guest

Guest to Guest se présente comme un réseau social qui vise à mettre en relation des personnes qui souhaitent échanger leur maison dans le monde. Le système est entièrement gratuit, à la différence de certains sites de partage de maisons comme Nightswapping. Le principe est simple : l’utilisateur gagne des « guestpoints » en accueillant des hôtes chez lui ; il peut échanger ces guestpoints pour louer une maison ou un appartement là où il veut.

Contrairement aux systèmes d’échange de maisons classique, le système de points permet de ne pas échanger uniquement avec la personne qui a dormi chez nous. On peut donc échanger son petit deux-pièces à Nice contre un loft à New York ou un chalet en Savoie, en fonction du nombre de guestpoints que l’on a accumulés. Il existe des services optionnels payants, comme la caution ou l’assurance. L’utilisateur peut également acheter des guestpoints s’il ne peut ou ne veut pas accueillir des membres chez lui.

Le plus plein air : Gamping

Gamping est « l’Airbnb du camping » : le site met en relation des personnes qui proposent un terrain et des personnes qui souhaitent déposer leur tente au vert. Le site revendique déjà 10.000 « voyageurs heureux » dans 40 pays.

Plusieurs catégories sont proposées, en fonction de la destination (montagne, bord de mer ou îles), de la thématique (écuries, vignerons, naturisme) ou des prestations proposées (petit déjeuner, tout compris, piscine…). Certaines offres sont beaucoup moins chères qu’un camping classique, à partir de 4 ou 5 euros la nuit, avec un confort équivalent.

© wavebreakmedia/ Shutterstock.com

Le plus studieux : GoCambio

Le site fonctionne sur le même principe que les autres sites de location de chambres chez l’habitant. La différence est que les hôtes ne partagent pas d’argent mais des compétences. En échange du gîte et du couvert, la personne accueillie peut faire partager l’un de ses talents. Le plus souvent, il s’agit de donner des cours de langue, mais on peut aussi proposer des cours de yoga, de cuisine ou de musique.

Cela permet à la personne qui accueille de s’enrichir culturellement et de voyager, tout en restant chez soi. Et pour le voyageur accueilli, il est possible de voyager ainsi à moindre frais. Tout le monde y gagne, sans passer par la case argent.

Le plus frenchy : Bedycasa

Bedycasa est en réalité le grand frère d’Airbnb, puisqu’il a été créé deux ans avant lui, en 2007. Il s’agissait à l’origine d’un blog qui réunissait les bons plans hébergement d’une globe-trotteuse française. Au fur et à mesure, la communauté s’est agrandie et rassemble aujourd’hui 330.000 membres dans 185 pays.

Il fonctionne sur le même principe qu’Airbnb, mais marche aussi pour les locations longue durée. Il est par exemple beaucoup utilisé par les étudiants pour trouver une chambre chez l’habitant. Les commissions prélevées sont également moins élevées qu’Airbnb : il peut s’agir d’une bonne alternative si l’on a une chambre à proposer.

Le plus gay friendly : Mister Bnb

Il y a 4 ans, le fondateur de Misterbnb est tombé sur un hôte homophobe lors d’une réservation d’appartement à Barcelone. Il a depuis souhaité créer un service de locations de chambres « entre personnes qui se ressemblent ».

Il rassemble aujourd’hui 30.000 hôtes gays dans 130 pays. Au-delà de la location de chambres, le site propose des apéros dans une ville du monde différente chaque semaine pour que les voyageurs puissent rencontrer la communauté gay de la ville dans laquelle ils se trouvent. Le but de la plateforme est de « développer la plus grande communauté de voyageurs gay du monde ».

Ces alternatives ne sont peut-être pas suffisantes pour détrôner Airbnb. Toutefois, elles offrent une manière de voyager plus conviviale, fondée sur le partage et l’échange de services. Et seraient un pas la fin du tourisme de masse ?

Illustration bannière : © racorn Shutterstock