Syndrome du choc toxique : attention à la durée d’utilisation des tampons

Une étude a montré que le tampon ne serait pas en cause dans le syndrome du choc toxique, maladie rarissime mais mortelle.

Rédigé par Pauline Petit, le 5 Jul 2017, à 11 h 35 min

Les cas de syndrome du choc toxique se sont multipliés en dix ans, même s’ils restent rarissimes, passant de cinq cas en France à 22 ces dernières années. Longtemps mis en cause, les tampons ne seraient pas responsables de cette maladie.

Le syndrome du choc toxique pas dû à la composition des tampons

C’est une étude inédite(1) qui a été menée par des chercheurs lyonnais, qui ont collecté 700 tampons et coupes menstruelles et analysé les risques potentiels, et publiée le 4 juillet dernier.

Le staphylocoque doré mis en cause

Ce ne serait pas la composition des tampons qui serait en cause dans le syndrome du choc toxique, mais cette redoutable bactérie parfois présente dans le vagin des femmes, le staphylocoque doré. “En faisant stagner le sang menstruel dans le vagin, le tampon ou la coupe créent un excellent milieu de culture pour le staphylocoque doré“, explique le professeur Lina, responsable de l’étude.

staphylocoque dore

Les germes du staphylocoque doré © Sirirat

Les chercheurs de l’étude ont analysé plusieurs marques de tampons et de coupes menstruelles. Résultat : aucune ne favoriserait l’arrivée du symptôme du choc toxique. En revanche, la coupe menstruelle, en faisant stagner le sang, favoriserait la multiplication du staphylocoque doré et donc les risques d’infection.

Il ne s’agirait donc pas tant du type de protections intimes, mais plutôt de la façon de les utiliser. “Les femmes ont tendance à garder les tampons ultra-absorbants plus longtemps. Or le staphylocoque doré n’a pas besoin de beaucoup de sang pour se multiplier et produire la toxine, mais il a besoin de temps“. En effet, si on laisse une protection trop longtemps, le staphylocoque pourra se multiplier. Les chercheurs conseillent donc de les utiliser quatre à six heures. Ce qu’ils ne nous disent pas, c’est comment on se protège la nuit et ce que l’on peut utiliser de vraiment sain pour nos règles…

Notre conseil : la nuit, utilisez une serviette lavable à la place d’un tampon ou d’une cup.

Illustration bannière : Tampons – © la corneja artesana
Références :
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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

3 commentaires Donnez votre avis
  1. Pauline Petit

    Bonjour, comme pour la grande majorité de nos articles, le lien vers l’étude se trouve dans les références : http://www.chu-lyon.fr/fr/choc-toxique-enquete-sur-lusage-des-tampons-periodiques
    Ce n’est pas pour faire le “buzz” que nous publions ce genre d’études, mais pour informer les citoyens des pratiques de consommation. Spécialement pour cette étude, qui met en cause les coupes menstruelles, nous avons vérifié qu’il ne s’agisse pas d’une étude “bidon” financée par les grandes marques.

  2. Oui ce serait bien qu’il y ait plus d’explications et le rapport de l’étude, je trouve ça un peu osé d’avancer des théories comme celle-ci sans la justifier… Ce que fait d’ailleurs très souvent Consoglobe et qui amène souvent à la conclusion qu’il s’agit de buzz plus que de réalité. L’information est sacrée ne l’écrasez pas, merci.

  3. Serait-il possible d’avoir le rapport de l’étude sur laquelle vous basé votre article svp?
    Merci d’avance!

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