Du nouveau en 2016 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco

L’Unesco a annoncé la liste des nouveaux sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité pour 2016, à l’issue de la 40ème session du genre, à Istanbul. Réuni durant dix jours, le jury de l’Unesco, aussi appelé Comité du patrimoine, a examiné les candidatures de près de 30 sites du monde entier et en a sélectionné 24. Découvrons-en quelques uns.

Rédigé par Séverine Bascot, le 20 Jul 2016, à 8 h 05 min

Le bilan 2016 : en demi-teinte pour le WWF

De son côté, le WWF regrette que le Comité du patrimoine n’ait pas réussi à prendre des mesures fortes pour protéger des sites emblématiques de notre planète particulièrement menacés(4). Parmi ceux-ci, on compte :

  • Le récif de la barrière du Belize : si le site est maintenu sur la liste du patrimoine mondial en péril, la loi nationale d’interdiction de l’exploration pétrolière ne concernerait que 15 % des eaux du Belize : une situation inacceptable pour le WWF qui appelle donc à une interdiction totale de tout forage pétrolier dans l’ensemble des eaux du pays.
  • La réserve de gibier de Selous en Tanzanie est aussi maintenue sur la liste du patrimoine mondial en péril. La Tanzanie doit mettre en place un plan d’urgence pour éradiquer le braconnage dans la réserve, ou les éléphants de la réserve pourraient disparaître d’ici 2022(5). D’autre part, les activités minières et la construction de barrages menacent aussi le site ce qui pourrait remettre en cause le classement du site au patrimoine mondial dans les prochaines années.
patrimoine mondial éléphant Selous Tanzanie

Jeunes éléphants dans la réserve de Selous en Tanzanie © Attila JANDI Shutterstock

  • Les forêts de Białowieża : l’une des dernières forêts primaires européennes est menacée par l’exploitation forestière. Dans cette réserve de biosphère constituée de forêts, de prairies humides et de tourbières à cheval entre la Pologne et la Biélorussie, les habitats du bison européen, du lynx et du loup se réduisent. Pourtant, ces pays n’ont pas été rappelés à l’ordre.

Parallèlement, le WWF se félicite de la reconnaissance par le Comité du patrimoine mondial du danger que représente les projets d’infrastructures dans le Caucase de l’ouest en Russie : ceci pourrait menacer la réintroduction des panthères de Perse.

Exploitations pétrolières, minières ou gazières, surpêche, déforestation illégale, surexploitation des ressources en eau, infrastructures de transport ou de tourisme… En plus du réchauffement climatique, les activités industrielles menacent près de la moitié des sites classés au Patrimoine mondial(3), il est donc temps pour les États de prendre des actions urgentes pour préserver notre patrimoine naturel et culturel, au-delà de demander leur inscription au patrimoine mondial.

Illustration bannière : Oeuvre du Corbusier, Chapelle de Ronchamp, en Haute-Saône © AONDH
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