Des selles de vélo qui protègent l’entrejambe féminin

Faire du vélo seul(e) ou en famille ? Rien de tel pour apprécier une promenade de santé. Mais si le cyclisme assidu a des avantages reconnus, il présente aussi des inconvénients, notamment pour l’appareil génital et la vie sexuelle…

Rédigé par Cornélia, le 12 Aug 2017, à 16 h 02 min
Des selles de vélo qui protègent l’entrejambe féminin
Précédent
Suivant

Quasiment accessible à tous, le cyclisme est un sport dont les bienfaits sur l’organisme ne sont plus à démontrer. Pourtant, ses méfaits ne sont pas à négliger. Le choix de selles de vélo dites « médicales » et quelques conseils en gynécologie, ont donc tout leur sens …

Les selles de vélo sont une « torture pour le périnée » !

Selon des recherches menées pendant 10 ans par Steven Schrader (physiologiste de la reproduction au National Institute for Occupational Safety and Health) et son équipe, les selles de vélo classiques seraient à l’origine de problèmes érectiles dont sont sujets les cyclistes.

En cause, la position assise – sur l’aine et non sur les fesses – adoptée pour pédaler : cela provoque un écrasement de l’appareil uro-génital du fait de la compression du corps sur le plan périnéal, surtout en cas de pratique régulière. Et les femmes ne sont pas épargnées !

En effet, en pédalant sur un vélo dont le guidon est plus bas que la selle, le cycliste adopte une position assise où la pression du corps incliné, exercée sur les vaisseaux sanguins et les nerfs de la zone périnéale, est accrue.

Pratiqué à haute dose (2 heures ou 15 kilomètres par jour), le vélo peut déclencher chez la femme, des pathologies telles que la perte de sensibilité génitale, les troubles sexuels mais aussi, « l’apparition de blocages du système lymphatique, de gonflements des lèvres et des mycoses vaginales », précise Steven Schrader avant de conclure que la selle classique de vélo « rabougrirait le clitoris au point d’aboutir quasiment à l’excision ».

Des selles de vélo médicales et protectrices

Pour y remédier, des selles médicales sont une des solutions existantes. On retiendra à cet effet :

  • la selle ergonomique avec bec : bien rembourrée et plus confortable, elle possède un canal d’aération périnéale pour une bonne ventilation, et assure une meilleure répartition du poids en fonction de la position assise adoptée,
  • la selle sans bec : empêche la pression du corps sur la zone périnéale et les parties génitales,
  • la selle avec bec amovible : réduit la compression des muscles du soutien pelvien.

Quelques conseils en gynécologie pour faire du vélo en toute sécurité

«Tous les cyclistes, hommes et femmes, ont des problèmes liés aux organes génitaux» alors que, comme tout sport, faire du vélo « libère des endorphines et élève l’humeur, et par conséquent, est susceptible d’améliorer la vie sexuelle », explique Mme Pradnya Pisal (gynécologue consultant à London Gynecology).

Or, du fait que le cyclisme favorise la compression du nerf pudendal, on a pu observer chez les femmes, des difficultés sexuelles provoquées par un engourdissement, un oedème au niveau du périnée, et même des douleurs génitales.

Les statistiques en direct du Planetoscope : Nombre de rapports sexuels dans le monde

Dans ce sens, cette spécialiste en gynécologie (elle-même cycliste), recommande aux femmes pratiquant régulièrement le vélo :

  • de s’assurer de la qualité de la selle, et de la régler à la même hauteur que le guidon : cela éviterait de trop s’étirer pour atteindre les poignées, et ainsi de faire moins pression sur l’appareil génital,
  • de boire suffisamment d’eau et uriner dès que le besoin se fait ressentir,
  • de quitter la position assise et se mettre debout sur les pédales environ toutes les 10 minutes, afin de soulager le périnée.

velo femme

L’objectif est de se prémunir :

  • des risques de lésion des lèvres vaginales, de perte de sensation génitale en gardant le dos bien droit, une fois installée sur la selle,
  • d’infections vaginales et urinaires soit en portant un short de cyclisme rembourré (sans sous-vêtement) et de le laver après chaque usage ; soit en prenant régulièrement des suppléments de canneberge et probiotiques,
  • des irritations et infections cutanées en appliquant soit une crème antibiotique locale, soit une « crème pour chamois » ou une vaseline à l’intérieur des cuisses et l’aine.
Illustration bannière : Femme à vélo ©Jacek Chabraszewski
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Diplômée en Sciences Politiques, créatrice de mon entreprise et passionnée par les médias digitaux, je suis aujourd’hui mue par une motivation sans...

Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis