Récupérer l’eau de pluie : économique et écolo

Économiser l’eau potable est un enjeu majeur face au réchauffement climatique : c’est donc l’affaire de tous. Alors, récupérer l’eau de pluie pour l’utiliser chez soi coule presque de source… Surtout en France où on bénéficie d’une pluviosité favorable.

Rédigé par Jean-Marie, le 12 Jul 2020, à 9 h 41 min

La récupération d’eau de pluie présente de nombreux avantages à l’extérieur et à l’intérieur de votre maison. D’ailleurs plus en plus de maisons individuelles jouent le jeu de la récupération d’eau de pluie en utilisant des dispositifs de plus en plus ingénieux pour utilisée l’eau jusque dans les maisons. C’est peut-être le moment de s’y mettre ?

Pourquoi récupérer l’eau de pluie ?

En récupérant l’eau de pluie et si vous installez un système qui vous permette de l’utiliser en intérieur, vous pouvez vous passer de tirer la chasse avec de l’eau potable. Sachant qu’une chasse d’eau représente environ 5 litres d’eau, imaginez l’économie annuelle que vous allez réaliser.

 

Les avantages écologiques de la récupération d’eau

Par ailleurs, traiter l’eau pour arroser les légumes et autres plantes consomme de l’énergie et des produits de traitement, alors que c’est totalement inutile pour les végétaux.

Le plus du récupérateur d’eau : en période estivale, si l’envie vous prend de remplir une petite piscine, vous disposez d’une alternative écolo et gratuite, qui ne vous empêchera pas de réutiliser l’eau de la piscine pour arroser ensuite !

Récupérateur d’eau : les avantages économiques

Récupérer l’eau de pluie, rien de tel pour réduire la consommation en eau potable et donc mieux maîtriser ses dépenses en eau !

Avec la hausse permanente du prix du m3 d’eau, le système de récupération d’eau de pluie est une solution économique, fiable et rapidement amortissable.

récupérer l'eau de pluie

La taille de votre installation doit être fonction de vos besoins © ying

Sachant qu’un consommateur français utilise en moyenne 150 à 200 litres d’eau par jour et que le budget d’eau d’un foyer de quatre personnes est compris entre 500 et 700 euros par an, récupérer l’eau de pluie est une alternative permettant d’économiser une part significative de la consommation d’eau. Qui a besoin d’eau potable pour arroser son jardin ou laver les sols ?

En effet, l’arrosage d’une pelouse de 200 m² consomme environ 700 m³ d’eau par an . Avec l’eau de pluie issue du récupérateur, vous pouvez faire une économie de près de 200 euros.

Lire page suivante : comment choisir, quelle taille ? la qualité de l’eau

Illustration bannière : Récupérer l’eau de pluie pour arroser le jardin, entre autres – © AjayTvm
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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

11 commentaires Donnez votre avis
  1. Récupérer l’eau pluie pour le toilette la douche à la rigueur, mais il une chose que l’on oublie et qui un jour va nous tomber dessus, c’est que l’on vous fasse mettre un compteur sur votre système d’utilisation de votre eau de pluie, car ce beaucoup oublient, c’est que la facturation du traitement des eaux usées et basée sur votre consommation en amont donc l’utilisation des eaux pluviales ne sont pas prisent en compte, d’où les stations d’épuration traitent des eaux usées qui ne sont pas facturées aux « pollueurs ».

  2. Bonjour.
    Récupérer l’eau de pluie c’est très bien, les anciens dans ma région (bouches du Rhône) ne concevaient pas une maison sans citerne laquelle était raccordée aux gouttières…….mais, mais, mais….un abruti de bureaucrate est passé par là et depuis plus de 20 ans les gouttières sont interdites sur les nouvelles constructions !!! Motif : la gouttière n’est pas provençale !!!!!!!
    Bon, on n’est pas plus couillons qu’ailleurs et on se débrouille. Par contre faites attention au prix du « récupérateur », il ne faudrait pas que l’eau récupérée devienne plus chère que l’eau de la commune, certains contenants en forme de jarre par exemple peuvent atteindre des prix tout à fait déraisonnables par rapport à leur espérance de vie —> c’est du plastique, plastique et soleil ne font pas bon ménage même au Nord de la Loire. Et pendant que j’y suis, attention aux vendeurs qui sont prêts à tout pour vous fourguer tout un tas de matériel « indispensable » comme les filtres, tuyaux, goutte-à-goutte, pompes etc, etc….. réfléchissez avant de vous lancer.
    Ah, un dernier truc : le gazon bien vert c’est zouli mais il n’y a pas plus anti écologique : c’est un désert pour les insectes et ça boit des centaines de litres… L’écologie c’est pas si facile 🙂
    Saluuuut !

    • Il faut se rendre compte que nous envoyons chaque jour notre eau potable à l’égout comme suit, alors que plus de 750 millions de personnes dans le monde sont privés d’eau potable.
      – 49 litres pour les bains et les douches ;
      – 25 litres pour les W.C. ;
      – 25 litres pour le linge ;
      – 12 litres pour la vaisselle ;
      – 8 litres pour le ménage ;
      – 8 litres pour l’arrosage des plantes ;
      – 9 litres pour la préparation de la nourriture ;
      – 1 litre pour la boisson.
      À cette consommation personnelle s’ajoute l’ensemble des consommations collectives (écoles, hôpitaux, lavage de la voirie, milieu professionnel, restaurants, …) on obtient alors une moyenne de 200 litres par jour et par personne.
      Pire sur les quelque 950 000 km de réseau de distribution d’eau en France, nous perdons chaque année 1 milliard de M3 d’eau potable par les fuites de ce réseau !!!
      Nos installations d’épurations qui ne seront bientôt plus en capacité de traités nos rejets.
      Faut-il rappeler que l’eau est une élément « VITAL », Il faut donc tout comme l’énergie produire « LOCAL » :
      Phase 1 – Récupération d’eau de pluie(hygiénisée) pour une utilisation domestique : douche, lave vaisselle, lave linge, nettoyage…
      Phase 2- Recyclage des eaux grises (après utilisation en phase 1) pour utilisation : WC, lavage, arrosage…
      Phase 3 – Traitement des eaux noirs par phytoépuration (phase 1+ phase 2) qui normalement devrait aller au tout à l’égout.
      Résultat : – 80% d’utilisation de l’eau potable, -80% sur votre facture d’eau. Plus de rejet polluant (station d’épuration) qui finirons par empoisonner les cours d’eau et les nappes phréatiques.
      Si nous couplons a cela la possibilité d’être autosuffisant pour une famille de 4 personnes en fruit et légume si l’on transforme chaque parcelle de jardin de 200m2 de gazon qui ne serve a rien en potager (irrigué par eaux de la phytoépuration).
      Voilà, simple, efficace immédiatement et surtout solidaire.

  3. comment nettoyer les traces d’eau férugineuse sur les murs extérieurs ? Merci

  4. je trouve aussi que avoir un récupérateur d’eau de pluie est bon pour la planete

  5. je trouve aussi que avoir un récupérateur d’eau de pluie est efficasse

  6. existe-t-il des petits récupérateurs d’eau de pluie pour balcon car je n’ai pas trouvé de système fiable ? cela pourrait servir pour le rinçage des légumes par exemple et l’arrosage des plantes.

    • fais une dérivation sur le tuyau de la gouttiere le plus proche de ton balcon

  7. En réponse au post d’Emilie sur le récupérateur d’eau de pluie : pour les endroits très ensoleillés, cette solution semble intéressante (brassage de la cuve par panneau solaire et opacité des parois pour éviter le croupissement de l’eau de pluie) Cordialement,

  8. je voudrais avoir un schéma plus adapté de la récupératioon écologique et economique de l’eau de pluie dans un établissement scolaire qui est en même temps un site den récyclage des déchets (collecte, tri, nettoyage)
    je précise que je suis ivoirien (côte d’Ivoire)
    Merci de me répondre.

    • bonjour,le pb en RCI c’est d’adapter l’investissement à la pluviométrie de quelle région es tu?

      Régis,ing agro ENSAT

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