Poulehouse récidive avec l’oeuf qui ne tue pas le poussin

Après avoir mis sur le marché des oeufs « qui ne tuent pas la poule », la marque française Poulehouse va encore plus loin en lançant des oeufs qui évitent le broyage des poussins mâles.

Rédigé par Anton Kunin, le 18 Apr 2019, à 11 h 30 min

Grâce à une technique qui permet de connaître le sexe du poussin 12 jours avant l’éclosion de l’oeuf, Poulehouse permettra d’éviter de tuer les poussins mâles.

Une analyse fiable et inoffensive pour le poussin

C’est une triste réalité de la filière poules pondeuses : que ce soit en bio, en Label Rouge ou en élevage conventionnel, les poussins mâles sont systématiquement broyés ou gazés dès la naissance.

Heureusement, une technique mise au point par la société allemande Seleggt, permet néanmoins d’éviter cette situation lamentable. Depuis le 17 avril 2019, la marque française éthique et responsable Poulehouse l’intègre pour la première fois au sein de ses élevages.

La technique de Seleggt consiste à percer, à l’aide d’un laser, un trou microscopique (de l’ordre de 0,3 millimètre) dans la coquille de l’oeuf et d’en extraire une goutte de liquide. Une fois cette dernière mélangée à un réactif, on peut déterminer le sexe du futur poussin. À noter que, le trou se refermant de lui-même en quelques heures, le procédé est donc inoffensif pour le poussin. Une fois détectés, les oeufs de poussins mâles sont transformés en farine alimentaire. 

L’analyse qui peut être réalisée dès le 9e jour de couvaison, soit 12 jours avant l’éclosion de l’oeuf, est fiable à 98 %.

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50 millions de poussins mâles peuvent être sauvés, tous les ans, en France

La technologie mise au point par Seleggt est déjà exploitée dans un couvoir aux Pays-Bas où 40.000 poussins femelles naissent chaque semaine. L’emploi de ce procédé, en France, permettrait d’éviter, chaque année, la mort inutile de 50 millions de poussins mâles.

Rappelons que la marque d’oeufs Poulehouse (disponible dans les magasins Biocoop, Monoprix, Franprix, Naturalia et Carrefour) se distingue déjà par le fait qu’elle loge et nourrit ses poules jusqu’à leur mort naturelle, contrairement à la pratique conventionnelle qui consiste à tuer les poules au 18e mois de leur vie, leurs capacités de ponte tendant à décliner avec l’âge. Or, une poule peut vivre jusqu’à 6 ans !

Illustration bannière : Un duo de poussins – © Irina Kozorog
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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