Veille citoyenne : le plan anti-dissémination du moustique tigre est relancé !

Objet depuis plusieurs années d’une surveillance renforcée, le moustique tigre reprend sa prolifération, et le risque qu’il touche cette année encore de nouvelles régions est important. Le plan anti-dissémination vient d’être relancé dans plus de 30 départements français.

Rédigé par Séverine Bascot, le 3 May 2017, à 10 h 25 min

Redouté pour les maladies graves qu’il peut, dans certaines conditions bien particulières, véhiculer (la dengue, le chikungunya, la fièvre jaune, et dans une moindre mesure, le Zika), l’Aedes albopictus ou moustique tigre est originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est. Aujourd’hui, l’insecte s’est adapté sur les cinq continents : un invasif vorace, qui menace de piquer de plus en plus de Français ! L’alerte anti-dissémination est lancée.

Avec le plan anti-dissémination d’arboviroses, la chasse au moustique tigre est ouverte

Facile à identifier grâce aux rayures noires et blanches présentes sur son abdomen et ses pattes, l’Aedes albopictus est un moustique de très petite taille (quelques millimètre).

Lire aussi : Le moustique tigre toujours présent en France

La surveillance anti-dissémination du moustique Tigre

Des actions spécifiques sont devenues nécessaires en France pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il représente un vecteur potentiel de maladies graves avec des phénomènes épidémiques à propagation rapide. Or, étant donné son aptitude à coloniser du territoire de plus en plus rapidement, il provoque régulièrement de nouvelles situations d’alertes sanitaires dans nos zones tempérées.

Visionnez la propagation du moustique tigre en France entre 2003 et 2016

Chaque éco-citoyen peut depuis lundi 1er mai, participer à la campagne de surveillance anti-dissémination et signaler toute observation de cette espèce invasive, dans le but de :

  • mieux connaître sa répartition,
  • prendre des mesures pour tenter d’enrayer sa propagation par des campagnes de démoustication et/ou lutte biologique avec des poissons ou des espèces prédatrices des larves de moustiques.
  • lancer des alertes préventives.

Les départements en vigilance orange ont particulièrement besoin de cette veille citoyenne.

Pour participer au programme, prendre une photo de l’insecte ou le capturer de façon à ce qu’il reste identifiable et se rendre sur www.signalement-moustique.fr

De même, toute personne souffrant d’une maladie transmise par ce moustique doit être sigalée sur cette plateforme. Les environs du domicile de la personne infectée seront traités aux larvicides. Ses proches quant à eux, feront l’objet d’un suivi particulier.

Les mesures de précautions pour les habitants des départements concernés

Pour freiner la colonisation, il faut impérativement supprimer les eaux stagnantes où prolifèrent les larves. Pensez aux arrosoirs, aux coupelles sous les pots, aux vases avec des fleurs, aux gouttière, réserves d’eau… Mais aussi à tous les endroits où la pluie pourrait créer des « gîtes larvaires« , véritables nids à moustiques qui offre les conditions propices à la prolifération par milliers.

Signaler également aux autorités locales toutes retenues d’eau accidentelles (flaques très importantes, chantiers…) sur le territoire de sa commune.

Les moustiques ont une faculté d’adaptation qui les rend toujours plus résistants aux insecticides, et le moustique tigre ne déroge pas à cette règle, obligeant constamment les chercheurs à développer de nouvelles molécules pour combattre les foyers infestés.

Éviter de sortir au lever du jour et à la tombée de la nuit, si ce n’est pas nécessaire. Porter des vêtements clairs et amples couvrant tout le corps, y compris les jambes et les bras. Dans les zones fortement infestées, utiliser des répulsifs anti-moustiques.

Équiper portes et fenêtres de moustiquaires ou/et dormir sous la protection d’une moustiquaire. Les parents de jeunes enfants doivent redoubler de vigilance dans les zones colonisées et recouvrir berceaux et poussettes du toile de moustiquaire.

Illustration bannière : Moustique tigre – © 7th Son Studio
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Voyageuse insatiable, j'ai parcouru le monde autant pour des raisons personnelles que professionnelles : rien de mieux pour prendre la mesure de l'état de la...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Certain points d’eau peuvent à la belle saison loger des guppys. Les reprendre et les mètre dans un aquarium pour l’hivers.

  2. Le mieux pour les moustiques, c’est d’éliminer certains points d’eau et de créé d’autre très atractif. On y mètra de l’huile végétale en quantiter suffisante se qui éliminera les femelles adultes qui viènnent pondre (par asphyxie en recouvrant leur chitine). C’est extrèmement éfficasse, mais on doit éliminer les sites qui ne nous intéresse pas et rendre très visible nos petits pièges.

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