Les eurodéputés partent en guerre contre le miel frelaté

Le nombre d’abeilles diminue en France et dans le monde, le monde de l’apiculture va mal. Cette fois-ci, le miel est en cause. Les eurodéputés dénoncent le miel frelaté importé en Europe.

Rédigé par Maylis Choné, le 30 Jan 2018, à 9 h 35 min

La consommation de miel progresse mais les productions ne suivent pas cette courbe. Et c’est l’une des raisons de l’augmentation de la fabrication et de l’importation de mauvais miels en Europe. Heureusement les eurodéputés semblent décidés à éliminer le miel frelaté du marché !

Qu’est-ce que le miel frelaté ?

Le 23 janvier, la Commission de l’agriculture du Parlement européen rend son étude sur du marché du miel en Europe. Et les résultats sont inquiétants : 30 % du miel importé en Europe est faux, provenant en grande majorité des pays de l’Est et d’Asie.

Comment un miel peut-il être faux ?

Le produit est considéré comme frelaté dès lors qu’il est élaboré en partie ou entièrement grâce à du sirop de sucre, dilué ou coupé avec différents types de sirops.

C’est la raison de la colère des eurodéputés qui ont décidé, depuis le 23 janvier, de renforcer la lutte contre ces faux miels en instaurant de meilleurs accords commerciaux et le renforcement de contrôles aux frontières de l’Union européenne pour limiter, et à terme éradiquer, la contrefaçon de cet or jaune.

Déjà en en 2015, grâce à une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, on savait qu’environ 43 % des miels analysés en France avaient été déclarés « non conformes » ou « non satisfaisants ».

La consommation de miel en forte hausse

Chaque année, la consommation de miel progresse en France mais aussi en Europe et dans le reste du monde. Or les ruches, elles, sont de moins en moins nombreuses : on perd des abeilles à cause des bouleversements climatiques, de la pollution de l’air, des pesticides répandus dans les champs, de l’arrivée de nouveaux prédateurs en France, comme le frelon asiatique.

« La production annuelle française de miel était de 35.000 tonnes au début des années 90, aujourd’hui elle est réduite à 15.000 tonnes, mais comme on en consomme 40.000 tonnes, vous voyez qu’on en importe beaucoup », explique Pascale Goussé au micro de France Info. Soyez donc prudent lorsque la provenance du miel n’est pas indiquée ou que le prix de votre pot est étonnement bas par rapport aux productions locales.

Illustration bannière : Miel – © AleksandrJunajev
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. tant que consommateurs ne boycottent pas le miel importé ils en importeront toujours….

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