‘Make our planet great again’ : 90 chercheurs répondent à l’appel de la France

Depuis que Donald Trump a annoncé que les États-Unis quittaient l’accord de Paris signé après la COP 21, la France tend la main aux chercheurs étrangers. L’initiative d’Emmanuel Macron, « Make our planet great again », semble porter ses fruits.

Rédigé par Maylis Choné, le 2 Oct 2017, à 10 h 50 min

Ils étaient plus de 255 chercheurs à envoyer un dossier de candidature au CNRS à la suite du discours d’Emmanuel Macron « Make our planet great again« . La France va financer 90 scientifiques pour travailler autour du climat.

Des scientifiques des États-Unis soutenus par la France

Le discours d’Emmanuel Macron « Make our planet great again » prononcé au début du mois de juin 2017, porte déjà ses fruits. Bâti sur le même modèle que le slogan de campagne de Donald Trump « Make America great again« , les mots du président français ont rencontré un vif succès auprès de la communauté scientifique.

Les États-Unis, et plus particulièrement leur président, ont choisi de quitter l’accord de Paris signé à la suite de la COP 21, par conséquent, la France propose d’accueillir et de financer les initiatives de scientifiques étrangers autour du climat. Depuis le mois de juin, plus de 250 dossiers de candidatures sont parvenues au CNRS. Aujourd’hui, 90 sont retenues.

make our planet great again

Scientifique au chevet de la nature © Photodiem

La France, mécène des projets autour du climat

« L’objectif était donc de ne pas perdre ces compétences et de les récupérer en France et en Europe dans le cadre de l’initiative Make our planet great again » explique Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation. « Nous avons ainsi ouvert un fonds de 30 millions d’euros, un montant pris sur les budgets d’investissement, qui n’enlève donc rien à personne dans les laboratoires. Pour un euro investi par les laboratoires de recherche français, l’État ajoute un euro« .

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Parmi les 90 dossiers retenus jusqu’à présent, 62 % sont des chercheurs américains et 15 % des Français qui travaillent outre-Atlantique. Quarante chercheurs ont une expérience inférieure à 12 ans après la thèse. Tous doivent travailler dans les sciences du climat, l’observation et la compréhension du Système Terre ou les sciences et technologies de la transition énergétique. Les noms des finalistes seront révélés le 12 décembre par Emmanuel Macron.

Illustration bannière : Scientifique en plein travail- © SUWIT NGAOKAEW
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