Lutte biologique : les insectes au service de la planète

Utiliser la nature pour lutter contre ses propres méfaits… Une alternative des plus sensées appelée ‘lutte biologique’. Un moyen responsable de réduire les effectifs d’un organisme envahissant (une plante ou un animal) en le faisant dévorer par l’un de ses ennemis naturels.

Rédigé par Consoglobe, le 5 May 2019, à 10 h 50 min

La lutte contre les insectes ravageurs des cultures humaines a toujours représenté un challenge important pour toute activité agricole, partout dans le monde. C’est pourquoi la production de pesticides, qui entraîne pourtant des risques graves pour notre santé, l’environnement et la biodiversité, a connu une ascension fulgurante. La lutte biologique, quant à elle, ne pollue pas le champ, ni le jardin ni l’eau. Elle ne représente aucune menace pour les humains, les plantes ou les animaux.

Lutte biologique : pour une réduction naturelle des insectes ravageurs

Par ailleurs, tandis que les pesticides chimiques tuent tous les insectes, ravageurs ou inoffensifs, la lutte biologique n’élimine ou ne repousse que les insectes ravageurs.

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Relâché de coccinelles © Danette C

Une méthode efficace pour protéger les cultures

Pour citer un exemple connu : afin de lutter contre la Pyrale du maïs, une chenille qui réduit fortement la production, des lâchés inondatifs de Trichogrammes, un Hyménoptère, sont réalisés en plein champ (entre 300.000 et 600.000 individus relâchés par hectare). Ces micro-hyménoptères pondent alors dans le corps des ravageurs que sont les pyrales, leurs larves qui vont tuer leur hôte à la naissance.

Une méthode durable, efficace et respectueuse de l’environnement qui fonctionne également pour d’autres ravageurs de culture à tel point qu’on estime actuellement dans le monde à 32 millions d’hectares « traités » de cette manière chaque année.

Une méthode durable

D’autre part, il y a peu de chances que les insectes ravageurs développent une résistance à leurs prédateurs naturels dans le cadre de la lutte biologique.

De plus, la lutte biologique est potentiellement plus économique que l’emploi de pesticides chimiques sur le long terme puisque les agriculteurs n’ont pas besoin d’acheter de produits chimiques ou d’équipements coûteux. En pratiquant la lutte biologique, ils réduisent aussi leurs sorties usant les engins agricoles. S’ils aménagent leur exploitation de manière à garder ces auxiliaires de culture à demeure pour les années suivantes, ils peuvent même sécuriser leur activité bien plus qu’ils ne le pourraient de manière conventionnelle.

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Ravageur en pleine action : la pyrale du maïs © Tomasz Klejdysz

Une fois le système de lutte biologique mis en place, il fonctionne de façon autonome. Cependant, il faut un peu de patience pour voir les résultats, car l’équilibre naturel entre les insectes ravageurs et leurs prédateurs s’établit avec le temps.

Si le prédateur naturel de l’insecte ravageur vit tout près, la lutte biologique en sera simplifiée. S’il n’y a aucun milieu favorable à ces auxiliaires de culture, il faudra trouver un moyen de favoriser leur présence !

Quels sont les prédateurs naturels ?

Il existe trois genres de prédateurs naturels aux insectes ravageurs : les prédateurs d’insectes, les parasites et les maladies favorisant les micro organismes comme les virus et les champignons.

Qui sont les prédateurs (lutte par entomophage) ?

Les principaux prédateurs sont les insectes tels que les coccinelles, les mantes, les chrysopes ou encore les libellules.

Mais on comptabilise aussi bien des oiseaux qui jouent le même rôle ainsi que de petits mammifères tels que les musaraignes ! Chaque prédateur se nourrit de centaines, voire de milliers d’insectes au cours de sa vie et ne causent aucun dommage aux cultures.

Qui sont les parasites (lutte parasitoïde) ?

Concernant les parasites d’insectes, la plupart sont d’autres insectes qui pondent leurs oeufs à l’intérieur des oeufs ou du corps d’insectes vivants ou d’animaux appelés « hôtes ». Le parasite se nourrit de l’hôte durant sa croissance, puis le tue. Cette technique est plus lente mais efficace.

Qu’est-ce-que la lutte microbiologique ?

Enfin,certains virus et champignons sont vecteurs de maladies qui affectent les insectes et les éliminent. Comme la maladie se propage au sein des insectes, il est possible d’éliminer rapidement des populations entières.

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Rouge-queue et sa chasse d’insectes réussie © Janny

Pour rappel : la majorité des espèces d’insectes nous sont bénéfiques en jouant bon nombre de rôles écologiques pour nos activités et font, quoi qu’il en soit, partis de la chaîne alimentaire et des écosystèmes. Moins de 1 % d’entre eux sont ravageurs.

Ils représentent la nourriture principale d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux et de reptiles, et la pollinisation d’un nombre incroyable d’espèces de plantes dépend d’eux… Quand on vous dit que la nature est bien faite !

Article republié
Illustration bannière : Une mante dévorant un drosophile – © Dan Olsen
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29 commentaires Donnez votre avis
  1. Super article j’adore tout ce qui est grosse chenille. Bisous les amis <3

  2. Bonjour,
    Vous ne nous connaissez peut-être pas, mais nous oeuvrons depuis des années pour lutter contre les maladies et les insectes sur les plantes.

    Notre association PANSERNATURE a retrouvé des connaissances anciennes qui en les regroupant nous a permis de redécouvrir le rôle du végétal par rapport au sol et celui des insectes

    De ce fait nous pouvons affirmer que les méthodes d’analyses pratiquées en culture conventionnelles ne permettent pas de retrouver les équilibres et le fonctionnement du vivant.

    Nous ne prétendons pas tous savoir, mais sur le terrain, cela fonctionne :

    La maladies est l’effet d’un certain déséquilibre du sol et l’insecte à pour rôle la destruction d’une plante malade.

    En rétablissant l’équilibre du sol, la plante sort de la maladie et l’insecte ne peut plus intervenir, la larve crève

    Nos formations vont du jardinier à l’ingénieur, parce qu’aux mêmes effets il y a les mêmes causes, le but est chacun se forme, devienne autonome, a acquérant le matériel pour agir sur place, sans nous.

    En restant à votre disposition

    Salutations sincères

    Michel Provost

  3. pierre tu m exit

    • calme toi on n;est sur un syte de la nature la c’est pas hallal se que tu dit

  4. a trois on se leve tous ok?

  5. j aime le crane a ballal

  6. yo les potos

    • ya caca t’a mm pas mit ton nom t nul babtou

  7. frgdhgeqb caca jtm bae

    • pierre mon bae jte love

    • pierre je t aime

  8. gyuvycvyuazeyu cacaccacacacacacaca

    • j’adore ta vie bae

  9. j’adors plus

  10. coucou c’est une petite patate périmé qui vous parle la !! 🙂 corrdiallement 😉 <3

    • sale cocotte

    • ²a ba moi chui une tomate périmé jtm bae bae d’amour

  11. jadore trop srx vs avez trop de swag les potos

  12. je trouve ça très intéressant , ce truc sur les insectes là j’adore !!!
    Ensuite , moi personnellement , là je ferai plutôt un éxposer que un blog sur les animaux mdrr !!! ;)))
    bref , je kiff trop ce truc là
    peace !

  13. georges? x)

  14. kikouille

    • jte sur kiff goerguoussss

  15. votre truc de WTFFFF

  16. salut !! sa ne marche pas votre truc

  17. bande de con

  18. bouh

  19. Ouais pas terrible du tout

  20. Nul

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