Lester Brown, « on ne peut plus continuer comme avant ! »

Rédigé par Emma, le 30 Aug 2012, à 21 h 22 min

Les nouvelles donnes de la sécurité

Un autre des 3 éléments du plan B est la stabilisation de la population mondiale à 8 milliards maximum. La clé pour se faire : remplir le manque. Cela concerne 215 millions de personnes dans le monde, souvent les plus pauvres, qui veulent planifier leur famille, soit un total de 1 milliard de personnes. Pour casser ce cycle de pauvreté, il faut créer des écoles des pour les enfants, augmenter l’accès aux soins. Nous avons les ressources pour éradiquer la pauvreté : en sauvant les forêts ; en préservant les sols, en régénérant les réserves maritimes, mais aussi en restructurant l’économie, avec des systèmes de taxes fiscales, sur les énergies fossiles, par exemple. Aux Etats-Unis, le prix de l’essence ne prend pas en compte le changement climatique et ses coûts indirects comme les soins des personnes qui ont des problèmes respiratoires. Le prix réel devrait passer de 4 à 12 dollars. Cela permettrait de faire baisser les taxes sur les revenus et d’augmenter celles sur les émissions de CO2.

Le coût de l’éradication de la pauvreté est de 200 milliards par an pour le monde. Avec le stress fiscal actuel, cela représente beaucoup d’argent. Il faut donc redéfinir la sécurité mondiale. Celle du XXe siècle elle était dominée par 2 guerres mondiales et une guerre froide.  Au XXIe siècle, les menaces sont autres : changement climatique, augmentation de la population, manque d’eau, hausse  des demandes alimentaires.  Au XXI e siècle, sécurité ne veut plus dire armement ! Moins d’un tiers du budget militaire américain, soir 200 milliards, pourraient être alloués à l’aide des systèmes de soutien des pays pauvres. D’autant plus qu’il n’y a plus de menaces militaires aux Etats-Unis.

La volonté pour tout changer

Mais, la vraie question est de savoir si nous pouvons le faire. J’ai relu l’histoire économique des Etats-Unis pendant la deuxième guerre mondiale. Après l’attaque de Pearl Harbour en décembre 1941, Roosevelt avait que l’industrie automobile américaine pouvait devenir un modèle de production d’armement. Malgré la crise économique, il a commandé 45 000 tanks et 60 000 avions à ces industries qui se sont restructurées en quelques mois. Je me souviens avoir vu ces usines dans le Michigan produire des pièces d’armements, 24h/24 et 7 jours/7. Au total, 229 000 avions ont été fabriqués, soit beaucoup plus que prévu. Cet exemple montre que si on veut changer, on peut le faire.

Aux Etats-Unis, nous sommes très proches du point de basculement. Mickaël Bloomberg, le maire de New-York a récemment fait un don de 70 millions de dollars à un club de protection de l’environnement, en demandant la fermeture des dernières mines de charbon dans le pays. Si des gens comme lui le dise, et pas seulement les politiques, c’est que c’est important.

Finalement, on parle changer la planète. Mais la vraie question est celle du changement de civilisation. Nous devons tous nous impliquer et choisir une problématique : fermer les charbonnages, implanter des éoliennes, par exemple. Et le faire ensemble. Le livre du CJD sur la réussite de l’entreprise le montre bien ».

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