La pollution perturbe les cycles menstruels des jeunes femmes

Une étude parue dans la revue Human Reproduction permet de comprendre le lien entre la présence de particules fines dans l’air causée par la pollution et la perturbation des cycles menstruels des jeunes filles.

Rédigé par Maylis Choné, le 29 Jan 2018, à 11 h 35 min

On savait que la pollution agissait comme un perturbateur endocrinien et entraînait des maladies cardiovasculaires. On sait désormais qu’elle dérègle aussi le cycle menstruel.

La pollution influe sur le cycle menstruel des jeunes femmes

Une étude menée par les chercheurs américains du Boston Medical Center s’est penchée pour la première fois sur les effets de l’air pollué sur le système endocrinien reproducteur. Jusqu’à présent, on connaissait, grâce à d’autres travaux, l’influence de la pollution sur l’infertilité, le syndrome métabolique, le syndrome des ovaires polykystiques, le cancer et les maladies cardiovasculaires et pulmonaires.

© Mostovyi Sergii Igorevich

Les recherches ont été menées en suivant 34.832 lycéennes depuis leurs 14 ans jusqu’à leurs 18 ans. Les jeunes femmes étaient sélectionnées par Nurse Health Study (NHS), qui suit depuis trente ans plus de 115.000 femmes américaines âgées de 30 à 55 ans. Résultat, les règles des jeunes filles du Nord-est et de l’Ouest des États-Unis sont plus tardives et mettent plus de temps à devenir régulières que celles des autres jeunes filles du pays.

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L’urgence de réduire le taux de particules fines dans l’air

Concrètement, plus le niveau de particules dans la pollution de l’air est élevé plus il agit sur l’activité hormonale. Selon l’étude, « chaque augmentation de 45 microgrammes de particules fines par mètre cube d’air (μg/m3) avait une probabilité accrue de 1,08, 1,08 et 1,10 respectivement pour les phénotypes modérés, persistants et persistants avec excès d’androgènes ».

Les hommes ne sont pas en reste car la mauvaise qualité de l’air diminueraient la qualité de leur sperme, selon une étude publiée en novembre 2017 dans la revue « Occupational & Environmental Medicine ». Chaque nouvelle étude démontre l’urgence de réduire durablement ces émissions de particules fines dans l’air.

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