La FNSEA se mobilise pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires

La Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) a présenté mardi 14 novembre un « contrat de solutions » pour réduire peu à peu l’usage des produits phytosanitaires dans les cultures.

Rédigé par Maylis Choné, le 15 Nov 2017, à 10 h 55 min

Pour répondre à la demande du gouvernement et des particuliers de plus en plus soucieux de la nature et de ce qu’ils mangent, la FNSEA a présenté un « contrat de solutions » pour réduire le recours aux produits phytosanitaires.

La FNSEA veut limiter l’usage des phytosanitaires

La FNSEA, Fédération Nationale des Syndicats des Exploitants Agricoles, veut aller dans le même sens que le gouvernement et répondre ainsi à la demande des Français, plus regardants sur les produits utilisés en agriculture. En plein débat autour du glyphosate à Bruxelles, la FNSEA, rejointe par une trentaine d’autres organisations, a présenté mardi 14 novembre un « contrat de solutions ».

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Le programme précis de cette feuille de route sera élaboré et présenté au cours du premier trimestre 2018. Le but principal est de réduire peu à peu l’usage des produits phytosanitaires dans les cultures et ce, en développant d’autres techniques plus respectueuses de l’environnement. La FNSEA veut devenir acteur et proposer des solutions « pragmatiques et réalistes », afin de ne plus subir les foules d’interdictions parfois irréalisables du gouvernement.

Comment remplacer les produits phytosanitaires ?

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, prévient néanmoins que « le zéro pesticide n’existe pas. Nous avons besoin de combiner diverses techniques ». Les propositions pour réduire les doses de produits chimiques existent et doivent être davantage répandues. Parmi elles, l‘accélération de la recherche, de la formation et du conseil auprès des agriculteurs, la recherche variétale pour trouver des espèces résistantes aux maladies, la robotique pour le binage des parcelles ou les drones pour une agriculture de précision.

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Le biocontrôle fait partie de ces solutions et devrait gagner de plus en plus de terrain. Cette technique utilise des alternatives naturelles pour protéger les cultures. Aujourd’hui, il ne représente que 5 % du marché national. Les marges de manoeuvres existent, mais il faudra encore un peu de temps pour les mettre en application.

Illustration bannière : Agriculteur se préparant à répandre des pesticides – © DuxX
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. Bien que j’apprécie les technologies numériques, je m’étonne que l’on prétende faire de l’agriculture plus durable en se servant d’appareils (type drone) dont la fabrication sera coûteuse pour l’environnement et dont la recyclabilité paraît peu garantie. La planète y perdrait sans doute davantage qu’elle n’y gagnerait. Tout ceci ressemble surtout à une belle campagne de communication.

  2. « Le zéro pesticides n’existe pas  » ?!! Mais si Mme Lambert, plein d’agriculteurs s’y sont déjà mis !!
    « La robotique,les drones … », mais où va t’on ?! Revenons à un peu de bon sens …Je ne suis pas contre le progrés mais il est bien utilisé , dans le bon sens, le sens de la nature…
    Ah, la FNSEa ne changera pas !!!

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