Certaines races de chats sont désormais interdites à Bruxelles !

Les animaux domestiques n’auraient pas d’existence sans nous à la fois parce que nous les avons d’une certaine manière créé, mais aussi parce qu’ils sont en grande partie dépendants de nous. Cela nous donne une responsabilité vis-à-vis de ces animaux que la Capitale belge a décidé d’assumer jusqu’au bout, en interdisant la possession, reproduction et commercialisation de 2 espèces de chats rares.

Rédigé par Julien Hoffmann, le 21 Apr 2019, à 8 h 00 min

Les animaux domestiques et donc les chats, sont des animaux potentiellement indépendants ou pouvant « marronner » (retourner à l’état sauvage), mais, en règle générale, ils sont dépendant de nous autant pour la nourriture qu’affectivement. À ce titre nous nous devons de respecter ces animaux et de réfléchir à leur place à nos côtés.

De la domestication à la commercialisation

Le processus de domestication est un processus plus complexe qu’il n’y parait. Assez complexe, du moins, pour que l’on s’interroge encore sur le cheminement qui nous a vu avoir le loup à nos côtés.

La création d’une race au sein d’une espèce domestiquée n’est pas non plus affaire de rapidité… Et pourtant, les deux dernières décennies ont vu fleurir de nouvelles races de chats qui ont très rapidement fait l’engouement des amateurs de petits félins comme des éleveurs. Car oui, les nouvelles races sont rarement peu onéreuses.

Chat Savannah © Sake van Pelt

Par exemple, le Bengal qui est désormais interdit à Bruxelles par exemple, se vend jusqu’à 2.000 euros l’individu et un Savannah, chat également interdit dans la capitale belge, peut se vendre jusqu’à 7.000 euros.

Ce vaut à ces races à la fois de tels tarifs et l’enthousiasme des amateurs est simple : des caractéristiques physiques typées.

Lire ausis : Les éleveurs rendent les chevaux difformes pour satisfaire des critères de ‘beauté’

Un problème de comportement

Si Bruxelles a décidé, à travers son conseil du Bien-être animal (https://environnement.brussels/thematiques/bien-etre-animal/conseil-bruxellois-du-bien-etre-animal), d’interdire certaines races de chats c’est d’abord pour des problématiques éthologiques (comportementales).

En effet, d’après ce conseil et concernant avant tout les races hybrides dont font partie le Bengal et le Savannah, il y a un risque d’agression trop élevé de la part de ces animaux.

Les races hybrides ne seraient ainsi pas suffisamment adaptées à la captivité et à la fréquentation des humains ce qui peut poser de gros problème de comportement un chat pouvant être passablement plus dangereux qu’il n’y parait.

Un risque de souffrance animale

Ce risque concerne plus spécifiquement les chats dits fold et plus précisément les Scottish et Higland qui ont les oreilles courtes et repliées vers l’avant. Cette caractéristique physique serait la cause d’une réelle douleur et donc souffrance pour ces animaux à laquelle Bruxelles a décidé de mettre un terme.

Chat Highland fold ©Eric Isselee

Élevage, commercialisation et détention de ces chats sont donc désormais interdits dans la capitale belge, reste à savoir ce que vont devoir faire les propriétaires et éleveurs qui en possèdent déjà… Et quid du reste du pays ?

Illustration bannière : Chat Scottish © Norb_KM
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. alore moi je trouve que c’est n’importe quoi que les chat non pas le droit d’aller dans certaine vile

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