« Insecticide mon amour », le film coup de poing qui pulvérise les insecticides

Rédigé par Hugo Quinton, le 15 Oct 2015, à 8 h 22 min

Le film Insecticide mon amour, réalisé par Guillaume Bodin, s’attaque à l’impact des insecticides sur la santé et l’environnement. Ancien ouvrier viticole, Guillaume Bodin en est déjà à son deuxième film. Après La Clef des terroirs, sorti en 2011, qui célébrait la biodynamie et ceux qui la pratiquent, le jeune réalisateur souhaite, avec ce deuxième film, ouvrir d’autres voies pour l’agriculture et s’attaque au flanc opposé de la montagne en dénonçant, témoignages et documents à l’appui, la dangerosité des pesticides.

Le plaidoyer d’un ancien ouvrier viticole devenu réalisateur

Guillaume Bodin se décrit comme un amoureux de la nature. Ouvrier viticole, il décide de quitter son emploi en 2013. Pourquoi ? Un arrêté préfectoral de Saône-et-Loire, qui impose à tous les viticultures un traitement préventif à base d’insecticides contre une maladie de la vigne, la flavescente dorée. Victime de ces traitements obligatoires par des symptômes inquiétants provoqués par ces épandages, il décide de quitter son travail et d’enquêter en prenant la caméra pour se faire entendre et comprendre les ressorts de ces décisions administratives.

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Quatre ans après son premier documentaire, dans lequel il suit le travail de vignerons en biodynamie, Guillaume Bodin part en croisade en dénonçant la dangerosité des insecticides sur le plan sanitaire et environnemental et leur usage préventif souvent dévastateur.

Un film pour dénoncer l’impact des insecticides sur notre environnement

Outre la référence au film Hiroshima mon amour, Guillaume Bodin, explique le titre volontiers provocateur de son film : « En faisant cette enquête, je me suis retrouvé à faire un documentaire sur un sujet qui ne m’emballait pas. Mais j’avais besoin, personnellement, de comprendre comment on en était arrivés à une telle situation. Les insecticides sont mes amours, non pas par conviction, mais par obligation. »

Dans ce documentaire, Guillaume Bodin part à la rencontre de nombreux acteurs du milieu viticole et scientifique, comme Emmanuel Giboulot, qui avait refusé de traiter préventivement ses vignes et qui avait fini au tribunal ou jean-Marc Bonmatin, chercheur au CNRS et lanceur d’alerte sur les effets catastrophique de l’utilisation de ce type de pesticides sur l’environnement.

Découvrez la bande annonce du film de Guillaume Bodin :

Il aura fallu un an de tournage et cinq mois de montage pour que le film de Guillaume Bodin soit terminé. Un film coup de poing, où l’on apprend notamment qu’en 1964, on s’inquiétait déjà des résidus de pesticides dans l’alimentation et de leur potentiel effet cancérigène, ou encore que l’on retrouve des résidus de pesticides jusque sur le Mont-Blanc et sur les pôles.

Mais heureusement, tout n’est pas si sombre. Depuis le tournage de son documentaire, tourné en 2013, la situation a évolué : « il y a eu moins de secteurs traités en 2014. Au lieu de trois traitements, il y en a ‘seulement’ deux, avec un contrôle. », observe le réalisateur. Egalement, un collectif de vignerons contre la flavescence dorée, créé en décembre 2013, une bataille pour faire évoluer le dossier vers un plus grand respect de l’environnement. Ce film entièrement auto-produit, veut faire entendre d’autres voix et réflexions dans cette affaire.

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2 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour
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