Ibuprofène et kétoprofène : des risques de complications infectieuses graves

Une enquête menée par l’ANSM a démontré qu’entre 2000 et 2018, 337 cas de complications infectieuses dont 32 décès ont été répertoriés pour l’ibuprofène et 46 cas dont 10 décès avec le kétoprofène. Ces deux anti-inflammatoires sont encore privilégier au paracétamol alors qu’ils ont déjà fait l’objet de signalements.

Rédigé par MEWJ79, le 19 Apr 2019, à 11 h 35 min

Ibuprofène et kétoprofène, pris parfois sans précaution en cas de fièvre avec des maux de tête ou de gorge, pourraient être dangereux pour votre santé. L’Agence du médicament (ANSM) a donc appelé jeudi 18 avril à la « vigilance » quant à leur consommation.

Ibuprofène et kétoprofène pourraient être dangereux pour la santé

Les médicaments soignent. Mais dans ce cas précis, il semblerait que deux anti-inflammatoires entraînent des complications infectieuses graves. Et il s’agit des deux plus vendus : l’ibuprofène et le kétoprofène.

On les prend généralement pour calmer des maux de tête ou de gorge, voire lorsque l’on a de la fièvre. Pourtant, ils pourraient être dangereux pour votre santé.

L’ibuprofène et le kétoprofène peuvent s’avérer néfastes pour la santé © Ville heikkinen

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L’Agence du médicament (ANSM) a donc appelé, jeudi 18 avril, à la « vigilance » concernant la consommation d’ibuprofène (Nurofen, Advil, Upfen, Antarene, etc.) et de kétoprofène (Profenid, Toprec, Ketum), qui sont parfois pris sans précaution(1).

L’enquête de l’ANSM a démontré qu’entre 2000 à 2018, 337 cas de complications infectieuses, dont 32 décès, ont été répertoriés pour l’ibuprofène et 46 cas, dont 10 décès, avec le kétoprofène.

Privilégier le paracétamol en cas de douleurs et fièvre

Ces deux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) faisaient déjà l’objet de signalements pour des complications infectieuses graves. Celles-ci touchent la peau et des tissus mous. On peut citer les « fasciites nécrosantes », qui peuvent entraîner des amputations et la mort. Il peut également s’agir de septicémie, de pneumonies, de pleurésie, d’abcès cérébraux ou encore d’infections ORL graves.

Enfin, l’enquête montre que ces anti-inflammatoires, non stéroïdiens (AINS), sont toujours utilisés en cas de varicelle alors qu’ils doivent être évités sous peine de risque de destructions bactériennes cutanées graves.

Il est recommandé de privilégier le paracétamol en cas de douleur et/ou de fièvre, notamment lors d’infections courantes (angine, rhinopharyngite, otite, toux, varicelle…), en particulier en automédication.

Illustration bannière : Plusieurs marques sous lesquelles l’ibuprofène est commercialisé – © Roman Tiraspolsky Shutterstock
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

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