De nombreux antidouleurs sont dangereux pour les femmes enceintes

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont totalement interdits à partir du 6ème mois de grossesse, rappelle l’Agence du médicament dans une note publiée sur son site.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 27 Jan 2017, à 10 h 35 min

Très peu de médicaments sont autorisés aux femmes enceintes et pourtant, ces dernières ne sont pas toujours informées des risques que certaines substances peuvent faire courir à leur bébé. L’Agence du médicament appelle à la vigilance et rappelle notamment le danger de certains anti-inflammatoires.

La plupart des antidouleurs sont contre-indiqués à partir du 6e mois de grossesse

Les femmes enceintes sont trop peu informées sur les risques qu’elles font courir à leur bébé lorsqu’elles prennent certains médicaments. Malgré les contre-indications, de nombreuses femmes seraient en effet exposées à des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) durant leur grossesse, alors même que ces substances peuvent être toxiques pour le foetus.

femme enceinte , antidouleur

Prendre des antidouleurs après le 6e mois de grossesse est dangereux © nd3000 Shutterstock

Dans une note publiée sur son site, l’Agence du médicament (ANSM) rappelle que tous les AINS, qu’il s’agisse de l’ibuprofène, du kétoprofène ou du diclofénac, mais également l’acide acétylsalicylique (aspirine), « sont contre-indiqués à partir du début du 6e mois de grossesse, quelle que soit la durée du traitement et la voie d’administration ». L’agence précise par ailleurs que le célécoxib (Celebrex) et l’étoricoxib (Arcoxia) sont quant à eux contre-indiqués pendant toute la durée de la grossesse.

Tout traitement médicamenteux doit être réévalué pendant une grossesse

« Cette contre-indication est fondée sur des risques graves pour la santé du foetus et du nouveau-né », indique l’ANSM qui note, études à l’appui, que la prise de ces médicaments « expose le foetus à un risque d’atteintes rénales et cardio-pulmonaires qui peuvent être irréversibles voire mortelles pour le foetus et/ou le nouveau-né ».

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De nombreuses femmes sont amenées à prendre des antidouleurs pendant leur grossesse. Si les substances mises en lumière par l’organisme sont totalement déconseillées, l’agence rappelle que des alternatives médicamenteuses et non médicamenteuses existent pour traiter les maux des femmes enceintes. En outre, et d’une manière générale, la note de l’ANSM insiste sur la nécessité de réévaluer tout traitement médicamenteux pendant la grossesse.

Illustration bannière : Femme enceinte prenant des médicaments – © Billion Photos Shutterstock
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