‘Le goût des merveilles’, le film qui redonne le goût des merveilles

Rédigé par Stephen Boucher, le 8 Dec 2015, à 12 h 10 min

Au coeur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation agricole de la famille. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Atteint du syndrome d’Asperger, sa capacité d’émerveillement changera la vie de Louise et de sa famille. C’est autour de cette sensibilité, de cette ouverture à la beauté que se construit le film Le goût des merveilles, sur les écrans mercredi 9 décembre. A voir absolument.

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Un autre regard sur l’autisme et le monde

Dans ce très beau film sur la sensibilité à la beauté du monde, Eric Besnard est parti de l’idée de faire « un film sensoriel » dans le but de « provoquer un ressenti ». Il y réussit merveilleusement bien. Eric Besnard explique avoir fait le pari contre-intuitif de construire « le film sur la conscience d’avoir un personnage qui n’évolue pas. Soit exactement le contraire de tout ce que conseille le manuel des castors juniors de la scénarisation. Pas d’arc d’évolution. Le personnage est tel qu’il est. Un bloc. Et c’est le regard des autres sur lui qui allait changer. »

Et, du coup, ce film change notre regard, à la fois sur les personnes atteintes d’autisme, et sur la beauté de notre environnement que nous avons tendance à prendre pour acquise. Virginie Efira interprète la belle Louise, un personnage qu’elle voit comme « avant tout défini par ce qu’il fait, par son rapport à la terre, par la nécessité économique d’avoir les mains dans le cambouis », et donc désensibilisé par rapport à son univers.

Benjamin Lavernhe, de la Comédie Française, interprète quant à lui le personnage de Pierre, qui est « toujours dans l’instant », selon Eric Besnard, qui ajoute : « Cet homme hors du commun reconnecte chacun avec qui il est et avec le lieu où il se trouve. Il redonne ainsi l’envie d’être là. Grâce à lui, où que l’on soit, on peut être fier de l’endroit où l’on est. Il refuse la constante fuite en avant. »

Un rappel et une source d’inspiration donc bienvenus, à conseiller sans modération.

goût des merveilles

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Actuellement Directeur général de consoGlobe et plus spécifiquement Directeur de la rédaction, Stephen Boucher est anciennement directeur de programme à...

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