Le dernier glacier de Nouvelle-Aquitaine a disparu

Une plaque mémorielle va être déposée par des élus pour souligner la fonte du dernier glacier de Nouvelle-Aquitaine, le plus à l’ouest des Pyrénées.

Rédigé par Paul Malo, le 24 Oct 2019, à 9 h 54 min

Alors que la moitié des glaciers pyrénéens ont déjà fondu, le glacier d’Arriel, situé le plus à l’ouest des Pyrénées, n’a pas résisté à la hausse des températures.

Plus de glaciers dans les Pyrénées à l’horizon 2040

C’est vers un glacier disparu qu’un groupe d’élus écologistes de Nouvelle Aquitaine va aller déposer une plaque mémorielle : « Le glacier d’Arriel, situé le plus à l’ouest des Pyrénées, a disparu, comme 50 % des glaciers pyrénéens ces dernières années. Ils disparaîtront probablement tous d’ici 2040. Cette plaque atteste que nous savons ce qu’il se passe et que nous savons ce qu’il faut faire. Vous seul saurez si nous l’avons fait. »

glacier pyrénées

L’emplacement nu du glacier d’Arriel ©kiketxo

Lire aussi : Des microplastiques retrouvés jusque sur les montagnes des Alpes et des Pyrénées

Les dernières traces du glacier d’Ariel se trouvent à proximité du lac d’Arrémoulit, dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Avec l’augmentation de la température, il a fondu, comme avant lui la moitié des glaciers pyrénéens. Alors qu’ils constituent une réserve d’eau douce capitale, il est fort probable que tous aient disparu dans les vingt années à venir.

Il ne reste plus que 23 glaciers en Pyrénées

Le décompte est hélas aussi triste que clair : on comptait 90 glaciers dans les Pyrénées en 1850, il n’en reste plus que 23 aujourd’hui. Selon les travaux de l’Observatoire pyrénéen du changement climatique (OPCC) et les rapports Acclimaterra, Ecobiose, sur sur l’ampleur du changement climatique et l’érosion de la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine, tout indique que les Pyrénées sont particulièrement sensibles et vulnérables aux effets du changement climatique.

Lire aussi : Réchauffement climatique : vers la fin des sports d’hiver dans les Alpes ?

Agriculture, tourisme, production hydroélectrique… Les réserves d’eau douce des glaciers sont pourtant cruciales, tant pour les activités humaines que pour les écosystèmes de l’ensemble du Sud-Ouest de la France. Une plaque mémorielle ne suffira sans doute pas pour créer un électro-choc salvateur…

Illustration bannière : Glacier d’Arriel – © jrselva
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...




Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis