Pour mourir en paix, je prévois mes funérailles écologiques !

Peut-on imaginer des obsèques plus respectueuses de l’homme et de la planète ? C’est la question que se sont posées Brigitte Lapouge-Déjean et Laetitia Royant, dont l’enquête ‘Funérailles écologiques’ vient de sortir chez Terre Vivante. Un livre dédié à un sujet sensible, traité sans tabou et avec délicatesse.

Rédigé par Séverine Bascot, le 29 Oct 2017, à 17 h 40 min

Pour un enterrement plus « vert », on peut choisir un cimetière 100 % naturel qui contribue à la promotion de pratiques sans danger pour l’environnement, opter pour une stèle écolo pour marquer l’emplacement d’une tombe ou une urne funéraire contenant des graines… Mais généralement, il n’est pas facile de gérer au mieux ce moment douloureux, surtout quand le défunt n’a rien prévu en avance.

« Funérailles écologiques » : un guide de survie en milieu funéraire

Alors même si ce n’est pas vraiment le genre de sujet que l’on aborde facilement, étant donné que nous sommes tous mortels et que notre mort est inéluctable, mieux vaut pourtant s’y préparer et connaître toutes les formalités et obligations légales ainsi que les alternatives aux « funérailles classiques ».

Visite guidée dans les allées…

Après une courte introduction sur les grands repères de l’écologie dans les lieux de la dernière demeure (zéro pesticides, la trame verte…), on part à la découverte, illustrée de photos, de quelques cimetières remarquables comme le cimetière de la Chartreuse, les cimetières parisiens, le cimetière paysager d’Égletons…).

S’y retrouver !

Suit alors un chapitre plus terre à terre pour aider à faire face lorsqu’on est confrontés à la mort d’un proche. Au fil des pages, on apprend toutes les clés pour s’y retrouver dans le jargon funéraire et connaître les diverses solutions qui s’offrent à nous au moment de choisir sa dernière demeure : qu’est-ce qu’un cimetière communal ? Peut-on être inhumé dans sa propriété ? Quelles sont les différentes possibilités de sépulture ? Quid de la dispersion des cendres ? Comment financer ses obsèques ?

 Lire aussi : Capsula mundi, l’urne funéraire qui fait pousser des arbres

On fait ensuite le tour des diverses étapes depuis le décès jusqu’à l’au-revoir final : les formalités administratives, le choix du cercueil ou de l’urne, la veillée funèbre, la mise en bière, le dernier hommage, le verre de l’amitié…

Et l’écologie dans tout ça ?

Dans cet ouvrage, l’aspect écologique est parcouru à différents niveaux, entre autres :

Entretien des tombes

Les auteures listent ensuite tout ce qu’il faut savoir pour jardiner au cimetière et entretenir une tombe végétalisée : quel type de plantes privilégier (vivaces, rosiers, grimpantes, etc), arbres ou arbustes, entretien sans désherbant, l’impact des fleurs coupées…

funérailles, cercueil écologique

Un cercueil écolo © Robert Hoetink

Améliorer la tombe pour rendre les visites au cimetière plus agréables

Par quels moyens peut-on honorer la mémoire de quelqu’un lorsqu’on est dans une approche respectueuse de l’environnement ? On peut commencer par remplacer la pierre tombale traditionnelle par des moyens plus naturels (stèles écologiques et durables en bois, cuir, papier ou parchemin…) ou originaux (oeuvre d’art, mobilier(1)…) ou encore oublier plaques et couronnes au profit de messages plus personnels (cailloux messagers, mandala souvenir…) au défunt…

Et à défaut de funérailles spaciales, pourquoi ne pas envisager une tombe potagère, voire un abri à auxiliaire ?

Un livre original de 250 pages, qui aborde tous les aspects de la question, et qui mérite bien son sous-titre de « Guide de survie en milieu funéraire » !

Illustration bannière : Famille en deuil – © Kzenon
Références :
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Voyageuse insatiable, j'ai parcouru le monde autant pour des raisons personnelles que professionnelles : rien de mieux pour prendre la mesure de l'état de la...

3 commentaires Donnez votre avis
  1. Notre enveloppe corporelle n’est que de la matière qui finira dégradée, le plus souvent pourrie et mangée par les asticots. Quelle importance y attacher? La matière c’est l’immobilité, la mort,…
    S’en détacher est le meilleur moyen pour nos proches de ne pas subir le racket des pompes funèbres!
    Ce qui importe c’est notre enveloppe énergétique: l’énergie c’est le mouvement, c’est la vie. Et elle continue à exister après notre mort physique car elle est une infime partie de l’univers quantique.

  2. c’est notamment pour tout cela aussi qu’il faut rapidement légaliser l’ humusation.org . Moi j’ai envoyé mon Acte de dernière Volonté (disponible tout en bas de la page d’accueil du site internet) par courriel à tous les élu.e.s de ma commune. MERCI de le faire aussi, massivement, afin de « pousser » les députés à légaliser, dans les meilleurs délais, pour que nos corps puissent enfin bénéficier de ce traitement de faveur une fois passé de vie à trépas. Pour diminuer drastiquement les émissions de CO², et surtout boucler les cycles de Vie tout en rendant, enfin à jamais, inoffensives toutes ces molécules chimiques qui ont provoqués nos maladies… Ce qui est absolument pas le cas avec le « système en vigueur » même après toutes ces tentatives de « green washing !
    Ni enterré, ni même incinéré ! Plaidoyer pour l’Humusation : une nouvelle pratique funéraire en harmonie avec les processus du vivant : ce livre sera disponible après le 25/10 (infos sur le site et la page facebook)

  3. Et en quoi une pierre tombale n’est-elle pas écologique, svp?
    Depuis quand le granite ou le marbre ne sont-ils plus naturels???
    Le cuir serait donc sain, malgré tous ses traitements?
    Et je ne parle même pas du mode d’abattage de la pauvre bête…
    Quant à des cimetières agréables, organisons-y donc des fiestas… des concerts de black metal… ou pourquoi pas des orgies…
    Ils seront peut-être plus visités, vu le prix du foncier…
    Quid aussi de la gratuité de l’inhumation, notamment pour ceux qui engraissent l’économie du bio, au lieu d’être cramés sans bénéfice pour les vers?
    1/2 part à la naissance, des impôts toute sa vie, et même après la mort, mais encore des factures a posteriori, c’est beau l’appât du gain!!!
    Plus que la fosse, c’est la médiocrité qui est devenue si commune.
    Comme la profanation des sépultures, validée par la si grande et merveilleuse révolution de 1789, et en plein essor aujourd’hui, parmi les barbares maçons du sommet de l’Etat, jusqu’aux derniers intrus obscurantistes…

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