Dépendance : des congés et aides mal connus et mal indemnisés

En cette journée mondiale du handicap, revenons sur l’aide à la dépendance… Alors que cette question devient cruciale, les allocations et congés proposés aux aidants restent aussi peu connus que peu utilisés, car mal ou pas indemnisés.

Rédigé par Paul Malo, le 9 Oct 2019, à 11 h 35 min

Sont-ils trop contraignants ou trop peu connus ? Les congés et l’aide au répit destinés à celles et ceux aidant des personnes en état de dépendance sont encore très peu utilisés.

Des RTT voire des congés maladie pour les aidants aux personnes en situation de handicap

Comment aider ses proches, ses aînés ? La question de l’aide à la dépendance est promise à devenir l’un des grands sujets de notre société. Mais si des dispositifs ont d’ores et déjà été mis en place afin de soutenir les aidants s’occupant d’un proche dépendant ou handicapé, ils y ont en fait très, trop peu recours dans la réalité. Il faut dire que ces congés sont à la fois peu connus et mal indemnisés. Le droit au répit propose ainsi au maximum 506,71 euros par an en 2019…

La majorité des aidants sont issus de la famille des personnes ayant besoin d’aide © goodluz

Selon un rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge, seulement 545 personnes ont bénéficié du congé de solidarité familiale en 2016… Les dispositifs tels que l’aide au répit, pour financer l’accueil ou l’hébergement de la personne aidée au sein d’une structure adaptée le temps de permettre aux aidants de prendre un peu de repos, manquent de lisibilité comme de souplesse d’utilisation.

Plutôt que de poser ces congés, nombre d’aidants préfèrent, dans la discrétion, poser des RTT voire un arrêt maladie quand l’épuisement les rattrape.

Des congés pour les aidants peu ou pas indemnisés

Quid des aidants qui ne sont pas salariés ? Rien n’existe en fait pour soutenir les plus jeunes accompagnant un parent, un frère, une soeur malade ou en situation de handicap…

Au final, si plus d’un Français sur six soutient un proche au quotidien, la moitié travaillant en parallèle, on constate également qu’un tiers des aidants meurent avant la personne qu’ils aident, et même 40 % quand il s’agit d’un malade d’Alzheimer.

En attendant, le congé du proche aidant, qui permet de cesser son activité pendant trois mois pour aider un proche handicapé ou dépendant, n’est tout simplement pas indemnisé. Restent heureusement d’autres hypothèses. Tel le congé de présence parentale pour accompagner son enfant de moins de 20 ans handicapé ou malade. Sur près d’un an, il permet au parent de toucher une allocation journalière de 43,70 euros à 51,92 euros. Le problème se pose à nouveau quand l’enfant handicapé atteint 20 ans.

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Le congé de solidarité familiale permet lui aussi de toucher une allocation journalière. Cela permet de cesser de travailler si l’un de ses proches est en fin de vie.

Illustration bannière : Jeune femme aidant un enfant en situation de handicap – © Jaren Jai Wicklund

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