Mon défi #3 pour la COP21 : j’évite de prendre l’avion

Rédigé par Stephen Boucher, le 31 Jul 2015, à 18 h 26 min

Envie de liberté, de cieux nouveaux, de recul… Partir en vacances, loin si possible, pour ceux qui peuvent se le permettre, est une aspiration de plus en plus partagée. Et la démocratisation des transports en avion y a aidé, de même que pour les réunions professionnelles de part le monde : en 3,1 milliards de personnes avaient pris l’avion dans l’année. En 2013, elles étaient 3 milliards. Son impact sur le climat a doublé en 20 ans et pourrait tripler d’ici 2030 : émissions de gaz à effet de serre, contrails, émissions liées à la gestion des aéroports…

Parmi les gestes simples que l’on peut adopter pour diminuer ses propres émissions de gaz à effet de serre, éviter de prendre l’avion est donc l’un des plus efficaces. Alors, si vous vous lanciez le défi personnel en amont de la COP21, les négociations climat entre États du monde entier en fin d’année, de moins, voire ne plus prendre l’avion ?

Eviter de prendre l’avion, c’est réduire la pollution

Désolé pour les amoureux des vols aériens : l’avion est le moyen de transport le plus polluant. Il émet en moyenne trois fois plus de gaz à effet de serre que la voiture pour la même distance parcourue. Un trajet en avion émet 360 grammes de CO2 par kilomètre contre 150 grammes pour un trajet en voiture et 11 grammes pour la même distance parcourue en train. L’aviation est responsable de 2 à 3 % des émissions de CO2 dans le monde, soit plus de 650 millions de CO2 chaque année, 1.5 fois plus que la France et autant que l’Allemagne en une année(2).

Un aller-retour Paris-New York émet autant de gaz à effet de serre que ce qu’un français devrait émettre au maximum chaque année pour stabiliser le réchauffement climatique, soit plus de 2,5 tonnes de CO2. Par conséquent, éviter de prendre un vol long courrier aura un impact positif direct sur le climat.

Ne pas prendre l’avion, certains le font, et en sont heureux

Un peu geek des transports et amoureux des voyages, Francisco – ses amis l’appellent Curro – a tous les chiffres en tête : il a parcouru 15.000 km en 2014, 10.000 en 2013. Pour le travail – Bruxelles, Londres, Madrid… -, et pour les vacances : Russie, pays baltes, Amérique latine, … Et pas un seul kilomètre en avion. Est-il phobique des cabines pressurisées et de l’altitude ? Aucunement, mais, expert des questions climatiques et énergétiques, sujets sur lesquels il écrit pour consoGlobe, il a délibérément choisi d’éviter le transport en avion.

« Je ne vole pas, non pas parce que j’ai peur des avions, mais parce que j’aime prendre le temps et savoir que mon voyage ne pollue pas, ou peu », explique-t-il. Ses astuces ? « Le train, bien sûr sur toutes les distances moyennes [NDLR : Curro n’a, bien sûr, pas de voiture !], le train de nuit, le cargo pour traverser les océans… évidemment il faut s’organiser, prendre le temps, mais vous savez, je suis consultant à mon propre compte, avec un loyer et une vie à Paris à payer : mon mode de vie et mes contraintes sont fondamentalement celles de beaucoup d’entre nous. »

La question du budget train est épineuse, naturellement, quand pour une même destination, une compagnie low cost vous propose de faire le trajet pour 35 euros, tandis que la compagnie de chemins de fer vous la proposera pour 5 à 10 fois plus. Il faut toutefois ne pas se laisser abuser par les prix de tickets d’avion affichés, auxquels il faut ajouter l’aller et retour vers les deux aéroports, à l’aller et au retour, et des suppléments bagages parfois conséquents.

Le train restera toutefois souvent trop onéreux. Vous lui préférerez d’autres alternatives : co-voiturage notamment.

3 références pour vous aider à éviter de prendre l’avion

illustration : Prendre l’avion reste très polluant © Shutterstock

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Actuellement Directeur général de consoGlobe et plus spécifiquement Directeur de la rédaction, Stephen Boucher est anciennement directeur de programme à...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Avant d’éviter de prendre l’avion, il y a plus efficace, devenir végétalien. C’est ce que je suis, du coup je me permets quelques petits voyages sans culpabiliser bien consciente que je fais plus que les omnivores qui ne prennent pas l’avion.
    Ne pas faire plus de 2 enfants est également beaucoup plus efficace car ce qui pollue et détruit notre planète, c’est notre surnombre.
    Perso, je n’ai qu’un seul enfant, je peux donc prendre l’avion tranquille sachant très bien que je n’ai pas mis sur cette terre trop d’humains polluants…
    Tout ça pour dire que ne pas prendre l’avion n’est qu’une toute petite goutte alors qu’il est à notre portée de faire beaucoup plus.

  2. Avant d’éviter de prendre l’avion, il y a plus efficace, devenir végétalien. C’est ce que je suis, du coup je me permets quelques petits voyages sans culpabiliser bien consciente que je fais plus que les omnivores qui ne prennent pas l’avion.
    Ne p

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