Transformer son vélo en électrique : les 3 facteurs clé de sécurité

Transformer son ancien vélo en vélo à assistance électrique, dit aussi « VAE » ou « vélo électrique », c’est possible. Si la pratique du vélo et l’idée de ne pas multiplier les achats sont bienvenues, convertir son vélo en électrique ne doit pas se faire n’importe comment. Revue des précautions à prendre pour électrifier son vélo.

Rédigé par Lucy Debrion, le 20 Feb 2020, à 10 h 40 min

Le vélo électrique connaît actuellement les faveurs des cyclistes, avec des ventes qui ne cessent d’augmenter en France. Déjà en 2016, plus de 130.000 vélos électriques s’étaient écoulés, soit une augmentation de plus de 30 % par rapport à 2015. En 2018, 338.000 vélos électriques ont été vendus. Même si, on le sait, nous sommes loin de nos voisins allemands, les Français ont atteint la troisième place au classement européen des ventes de vélos à assistance électrique,  avec la vente de plus 3 millions de ces dits « VAE » en circulation, derrière l’Allemagne, les pays-Bas et la Belgique. Au lieu d’acheter un VAE neuf, un autre choix se pose : électrifier son vélo. Le point sur cette pratique.

Danger : ce qu’il faut savoir quand on transforme son vélo en VAE

Chaque mois apporte son lot d’innovations ingénieuses destinées à aider l’utilisateur. Certaines visent à rendre votre vélo classique en vélo à assistance électrique. Ces objets peuvent prendre différentes formes : roue tout-en-un faisant office de moteur et batterie, kit de transformation à installer soi-même, nouveau pédalier, etc. Électrifier son vélo est possible si l’on sait comment s’y prendre.

Vélo électrique dans les ruelles de Bruges © J2R

Dans tous les cas, vous retrouverez trois composantes essentielles : une console, une batterie, un moteur.

Tous les vélos ne peuvent pas être transformés en VAE

Or, il peut y avoir danger, et celui-ci n’est pas dans l’innovation en elle-même, mais dans le vélo qui va recevoir cette transformation.

Explication : transformer votre vélo en vélo électrique l’alourdira d’environ 2 à 3 kg pour la batterie lithium dernière génération et environ 5 kg pour le moteur. Ces chiffres sont une moyenne et dépendent fortement des fabricants. C’est un paramètre essentiel, pour votre confort, mais aussi pour votre sécurité.

Deuxième paramètre essentiel : votre vélo « électrisé » va rouler plus vite. Vous atteindrez plus facilement la limite supérieure autorisée de 25 km/h, quand un cycliste ordinaire sur un vélo classique roule en moyenne entre 12 et 15 km/h.

Qu’est-ce qu’un VAE ?

Le vélo à assistance électrique, aussi connu sous le terme VAE, est un vélo qui doit respecter trois règles au niveau législatif :

  • L’assistance ne se déclenche qu’au pédalage. Cela reste donc un vélo : il faut pédaler, le moteur ne vous apporte qu’une assistance électrique.
  • L’assistance ne peut pas aller au-delà de 25 km/h, pour aller plus vite, ce sera à la force de vos mollets.
  • La puissance du moteur doit être au maximum de 250 Watts, ce qui correspond plus ou moins à la force déployée par la cuisse du cycliste moyen en ascension.

Trois points à garder en tête pour transformer votre vélo en VAE sans danger

Rappelez-vous donc vos cours de physique de collège : l’association d’un plus grand poids et d’une plus grande vitesse signifie une plus grande force d’inertie. Pour ne pas vous mettre en danger, vous devez donc impérativement considérer les trois points suivants :

1. Votre système de freinage est-il suffisant ?

Installer un dispositif électrique sur une vieille bécane aux freins approximatifs, c’est prendre le risque de vous mettre dans l’incapacité de freiner à temps.

2. Votre cadre est-il structurellement assez résistant ?

Un cadre en aluminium, surtout si le vélo a beaucoup roulé, pourrait par exemple présenter des risques de fêlures. Votre vélo électrifié, donc plus rapide et plus lourd, va s’abîmer plus vite. Imaginez que vous passiez dans un nid de poule sur la route, la force du choc sera plus importante et les dégâts aussi.

3. Les câbles passent-ils en extérieur ?

C’est le cas avec les kits à installer soi-même, ce qui ne les protège pas aussi bien que lorsqu’ils sont intégrés au vélo. Pour cette raison, nous vous conseillons les modèles tout en un.

Au final, nous vous conseillons vivement avant de vous lancer dans une transformation de demander conseil à un spécialiste local sur ces trois paramètres en lui montrant le vélo que vous envisagez de transformer. Bonne route, et soyez prudents !

Article mis à jour et republié

Illustration bannière : Électrifier son vélo pour obtenir un vélo électrique – © Jose Luis Carrascosa
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Après des années d’études et d’observation (notamment par ma vie d’expatriée), j’ai pu me rendre compte de ce qui me passionné : prendre soin de...

9 commentaires Donnez votre avis
  1. j’ai effectué un commentaire valable, mais vous ne l’avez pas passé.

  2. J’ai effectivement fait le même choix il y a 2 ans,mais je le regrette maintenant, car,que ce soit en montagne, ou sur la voie publique, si accidentellement on l’emprunte,en cas d’accident,ces vélos ne pouvant pas être assurés vous avez tout les torts.et qui plus est, maintenant,vous pouvez avoir une grosse amende(défauts d’assurance)et perdre votre permis de conduire.ce qui vient de passer aux infos télévisés.Ceci afin de nous pousser à un achat en magasin.Ceci est valable aussi pour les trottinettes VAE.Or,on ne trouve aucune assurance susceptible de vous assurer si l’achat n’a pas été fait en magasin.

  3. C’est certainement la meilleure idée : moins onéreuse et moins polluante, puisque que si l’on veut passer à l’electrique, il suffit en quelque sorte de recycler son ancien vélo plutôt que d’en acheter un complet.

    J’ai fais l’acquisition d’un kit de conversion de la marque Française OZO, tout d’abord pour mon vélo de ville pour aller bosser puis au bout de deux ans, suite à un déménagement j’ai installé ce même kit sur mon VTT pour balader en colline.
    Donc ce kit m’a servi pour deux usages différents sans avoir à acheter deux vélos électriques

  4. Cela fait 3x ans que je roule avec un kit Cycloboost 1000w… un régal ! Chaque année je parcours entre 15 et 20 000km car je l’utilise pour mes trajets vélotaf chaque jour (sauf s’il pleut des cordes).
    Cycloboost a des kits qui s’adaptent sur 90% des vélos du commerce, donc tout le monde peut y trouver son compte. Il suffit ensuite de choisir la puissance dont on a besoin (envie), la vitesse, l’autonomie. Du sur-mesure !
    Vous choisissez aussi où placer votre future batterie : sacoches, cadre, porte-bagage. J’ai choisi de la placer dans le cadre pour abaisser le centre de gravité.
    Ne reste plus qu’à le monter à la maison, mais pour ça il y a des tutos en ligne donc pas besoin d’avoir fait l’ENA !

    • 20000 en velotaf, ca fait 100 bornes tous les jours. je coinche !

  5. Merci super article bien détaillé qui m’éclaire un peu mieux sur un sujet qui m’intéresse beaucoup depuis quelques temps. En effet, je posséde un vélo de ville, Ortler detroit, que j’utilise quotidiennement depuis 3 bonnes années.. Pourriez-vous me dire si vous pensez que le Roll In peut s’adapter facilement dessus? Et combien de temps pensez vous que cela marche-t-il? Je souhaiterais cette fois-ci faire un investissement « durable ». Merci d’avance pour vos conseils!

  6. Attention : pour pouvoir rouler sur la voie publique un véhicule doit être homologué ! Sinon en cas d’accident les assurances ne prendront rien en charge.
    Transformer un vélo standard homologué en VAE invalide son homologation !

  7. Trop bien, je vais enfin pouvoir me remettre au vélo (j’avais arrêté parce que c’est trop dur quand ça monte)!! Enfin avant, je vais me renseigner pour savoir si je peux installer ça sur mon vélo… merci pour les bons conseils 🙂

    • Avec plaisir Claire 🙂
      Fait bien attention au système de freinage !

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