Comment réintroduire le loup tout en protégeant les troupeaux ?

Le loup ne fait pas peur qu’aux enfants. Les éleveurs aussi le craignent car ce canidé tue de nombreuses bêtes à chacune de ses attaques. Malgré tout, le gouvernement rédige son nouveau « plan loup » pour 2018-2023.

Rédigé par Maylis Choné, le 11 Dec 2017, à 12 h 35 min

C’est un véritable dilemme. Comment peut-on à la fois protéger les loups et les aider à retrouver une place dans l’écosystème français tout en préservant les troupeaux des éleveurs ?

Un nouveau plan loup pour la période 2018-2023

Le gouvernement planche sur le nouveau « plan loup » : le 12 décembre les négociations toucheront à leur fin et il entrera en application dès le 1er janvier 2018. Problème, les éleveurs des régions de prédations ne sont pas d’accord et maintiennent une pression très forte pour peser dans les négociations. Les loups attaquent les troupeaux et parfois 10 % du cheptel est décimé. C’est pourquoi les éleveurs exigent des compensations, un droit de défense et plus de sécurité.

Des membres de l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales (Usapr) ont d’ailleurs été reçus par Claire Le Bigot, conseillère au ministère de l’Agriculture. Pour eux, le plan loup est « un texte bien loin des retours du terrain et de ceux qui vivent la prédation au quotidien ». « On a l’impression d’un plan hors-sol », expliquent ceux qui souhaitent que « les tirs de défense soient inclus dans les mesures de protection pour redonner aux loups la peur de l’homme. Nous ne voulons pas éliminer des loups sans discernement mais ceux qui attaquent les troupeaux ».

attaque de loup

Après l’attaque d’un loup © Branislav Cerven

Mieux connaître les loups

Le dernier loup a été tué en 1908. Depuis 1992, cet animal est protégé par la Convention de Berne. Depuis les années 2000, de nouveaux spécimens ont fait leur apparition dans le sud-est de la France puis dans les Vosges, les Pyrénées orientales et le Nord des Alpes. Aujourd’hui, on compte environ 360 loups en liberté dans l’Hexagone.

Pour mieux connaître les loups qui vivaient en France avant son extinction, trois chercheuses (françaises et britannique) ont décidé d’étudier des bêtes empaillées détenues par des professionnels et des particuliers. Grâce à des prélèvements de poils, de dents, de peau, d’os, elles souhaitent étudier la génétique du canidé, retracer leur histoire, leurs régimes alimentaires. Autant d’avancées scientifiques qui permettront de connaître de manière plus précise cet animal qui depuis des décennies, inquiète et fascine à la fois l’Homme(1).

Illustration bannière : Loup © Cynthia Kidwell

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. L’hérésie de nos écolos barjots.

  2. Je suis pour le retour du loup mais dans des parcs fermés
    comme à Chabrière près de Gueret.
    Dans la nature il est beaucoup trop dangereux mais il va falloir sans doute attendre qu’il s’attaque à un enfant pour que la communauté se réveille !

  3. C’est un vaste débat , j’en sais quelque chose car j’habite ds un département (la Lozère) où vit le loup et où les troupeaux sont nombreux Mais votre article ne répond pas du tout à la question posée en titre, et ne donne aucun éléments pour y répondre…dommage !!

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