Ces produits soi-disant assainissants qui polluent l’air intérieur

Le magazine 60 Millions de consommateurs vient de publier un hors-série qui fait le point et dresse une liste de 46 produits à éviter.

Rédigé par Perrine Derobien, le 10 Mar 2017, à 13 h 40 min

Les produits destinés à purifier l’air ou à lutter contre les acariens sont-ils vraiment sains ? Le magazine 60 Millions de consommateurs vient de publier un hors-série qui fait le point et dresse une liste de 46 produits à éviter.

Des substances allergènes, irritantes ou toxiques dans les produits assainissants

En décembre 2016 et début 2017, la France a connu le plus important pic de pollution atmosphérique de ces 10 dernières années. Cet épisode de pollution a donné lieu à diverses mesures comme la mise en place de la circulation alternée dans la capitale par exemple. Pourtant, l’air extérieur n’est pas le seul à être pollué. Celui de notre intérieur est également touché par la pollution et sa qualité peut être mauvaise pour diverses raisons : tabagisme, utilisation de matériaux de construction et de décoration émettant des substances polluantes, produits ménagers, etc. Mais d’autres produits, bien plus inattendus contiennent eux aussi des substances qui peuvent déclencher des allergies.

Le magazine 60 Millions de consommateurs, vient de publier un hors-série (avril-mai 2017) sur les produits dits « assainissants ». Il s’est intéressé à la composition des sprays et désodorisants permettant de purifier l’air de la maison ou anti acariens. « Loin d’assainir la maison, ces sprays, diffuseurs et aérosols décuplent la pollution intérieure ! Ils cumulent des substances allergènes, irritantes, voire toxiques » estiment les auteurs de l’étude. « La majorité contient des composés organiques volatils (COV), notamment le limonène, irritant et allergisant ». Le magazine a dressé une blacklist de 46 produits dans laquelle on retrouve de grands noms de marque comme La Croix, Fébrèze, Sanytol…

Des produits s’affichant « naturel » ou « bio » classés « biocides »

Si 60 Millions de consommateurs alerte le consommateur sur la composition des sprays et des désodorisants, il a les sprays aux huiles essentielles dans le collimateur. Il accuse ces produits qui s’affichent « bio » ou « naturel » d’être « en flagrante contradiction avec la législation » et sont pour la plupart, classés « biocides ». Les résultats de l’étude ont également mis en avant la présence de pesticides dans les anti acariens. Ces derniers contiennent des pyréthrinoïdes qui « figurent parmi les plus problématiques du commerce ». Par ailleurs, le magazine pointe du doigt les produits d’entretien composés de produits naturels comme le savon de Marseille ou le bicarbonate de soude qui en réalité, n’en contiennent qu’ « en quantité dérisoire ». Un effet marketing destiné à mettre les consommateurs en confiance.

L’étude dénonce également l’étiquetage qui manque de transparence : « 70 % des marques trichent : elles font rétrécir les pictogrammes de danger, supposés alerter les consommateurs ». Fort de ce constat, le magazine recommande aux fabricants qu’il a épinglés « de revoir de fond en comble leurs étiquettes » et appelle « les consommateurs à limiter le recours à l’arsenal dont les industriels voudraient les équiper ».

Comment agir sur la qualité de l’air intérieur ? Le site du Ministère des Affaires sociales et de la Santé propose des recommandations comme l’aération de son logement « au moins 10 minutes par jour et lors d’activités telles que le ménage, le bricolage, la cuisine, etc. ». Il souligne aussi l’importance « d’assurer une bonne ventilation du logement afin de renouveler l’air de manière continue, qu’elle soit naturelle (bouches et grilles d’aération) ou mécanique (ventilation mécanique contrôlée ou VMC) et de les entretenir régulièrement ».

Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...




Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis