Une centaine de médicaments ‘plus dangereux qu’utiles’ pour la santé

La revue Prescrire recense cette année 93 médicaments, parmi lesquels 82 sont en vente en France, qu’il vaut mieux ne pas utiliser du fait de leur inutilité, voire de leur dangerosité.

Rédigé par Paul Malo, le 5 Feb 2019, à 11 h 35 min

La revue indépendante Prescrire vient de dévoiler sa nouvelle liste noire des médicaments faisant courir un risque sanitaire à celles et ceux qui se soignent avec.

Une liste noire, fruit de neuf ans d’analyse des médicaments

Ils sont au nombre de 93, dont 82 en vente en France : ce sont les médicaments qu’il vaut mieux ne pas utiliser, selon la nouvelle liste dressée par le magazine Prescrire (1).

Ainsi, la revue indépendante met en lumière la dangerosité des médicaments contre le rhume, tels que les vasoconstricteurs décongestionnants par voie orale ou nasale (éphédrine, naphazoline, oxymétazoline, phényléphrine, pseudoéphédrine, contenues dans une dizaine de médicaments, et tuaminoheptane). Ces derniers peuvent créer des troubles cardiovasculaires graves voire mortels.

Six médicaments ont été ajoutés à cette liste noire cette année, à commencer par les antitussifs à base d’oxomémazine qui regroupe de nombreux produits comme le Toplexil.

La revue Prescrire a ajouté plusieurs antitussifs dans sa liste noire. © Africa Studio

Des antitussifs dangereux

Mais les génériques figurent également sur cette liste, comme Humex toux sèche oxomémazine. En sus de ses propriétés neuroleptiques, il expose également à des « effets indésirables disproportionnés ».

Il en en va même pour le Décontractyl, couramment utilisé pour soulager les douleurs des contractures musculaires. Son principe actif, la méphénésine, provoque un certain nombre d’effets délétères : somnolences, nausées, vomissements, réactions allergiques graves, voire dépendances. La pommade peut, quant à elle, entraîner des atteintes cutanées graves.

Autres produits sur cette liste noire 2019 :  la pommade pour fissures anales Rectogesic, digne d’un placebo mais susceptible d’entraîner des maux de tête fréquents, et la cimétidine (Cimétidine Mylan et autres), autorisée pour des troubles et brûlures d’estomac.

En espérant que la diffusion de cette liste incite à leur retrait du marché, la reconnaissance de la dangerosité de ces produits par les autorités constitue déjà un début, aux yeux de Bruno Toussaint, directeur éditorial de la revue Prescrire.

Illustration bannière : rayonnage dans une pharmacie – © i viewfinder
Références :
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