Cancers : le dépistage c’est important, ça sauve vraiment des vies !

Avec 60 % des cancers du sein diagnostiqués à un stade précoce, la France se situe dans la moyenne européenne. En revanche, 10 % de ces cancers restent diagnostiqués trop tard, selon un rapport publié mercredi 25 avril par Santé publique France et l’Institut national du cancer.

Rédigé par MEWJ79, le 26 Apr 2018, à 9 h 35 min

La détection précoce des cancers du sein (60 %), du côlon (44 %) et du rectum (47 %) peut encore être améliorée, selon l’Institut national du cancer (INCa), qui se base sur une première estimation nationale publiée mercredi 25 avril.

60 % des cancers du sein sont dépistés à un stade précoce en France

Selon un rapport réalisé notamment par Santé publique France et l’Institut national du cancer et publié mercredi 25 avril, 60 % des cancers du sein sont dépistés à un stade précoce en France. Pour la première fois, des chercheurs ont établi une estimation nationale de la répartition des stades au diagnostic des cancers du sein, du côlon et du rectum. La France se situe dans la moyenne européenne, mais malheureusement 10 % de ces cancers restent diagnostiqués trop tard, c’est-à-dire à un stade dit « avancé ».

Le dépistage, la meilleure arme contre le cancer colorectal © Africa Studio

Et les chiffres sont moins bons en ce qui concerne les cancers du côlon et du rectum. Seuls 47 % des cancers du rectum sont ainsi diagnostiqués à un stade précoce, c’est-à-dire lorsque le cancer reste encore localisé et limité. Pire, les chiffres tombent même à 44 % pour les cancers du côlon. Une précocité davantage constatée chez les personnes de moins de 75 ans, souligne ce rapport.

Un faible taux de dépistage, alors que ce dernier permet de sauver des vies

La situation est plus critique pour le cancer colorectal, puisque seulement un cancer sur trois est repéré à un stade précoce. Et cette pathologie est à l’origine de 18.000 décès par an, ce qui en fait le deuxième cancer le plus meurtrier. L’espoir vient du dépistage.

Aujourd’hui, seules 50 % des femmes participent à ce jour au dépistage organisé du cancer du sein et le taux de participation à la détection organisée du cancer colorectal n’est que de 33 %. Or, avec environ 54.062 nouvelles personnes touchées chaque année, le cancer du sein est le plus répandu des cancers féminins. Et 11.900 décès sont recensés par an.

Plusieurs raisons expliquent ce faible taux de dépistage, selon Philippe-Jean Bousquet, de l’Institut national du cancer, interrogé sur franceinfo : « Il y a la peur du cancer qui est importanteIl y a le fait que vous êtes entre guillemets en bonne santé quand vous vous faites dépistés, parce que vous n’avez pas de signes de votre maladieEt enfin, il y a la réalisation du test qui peut pour certaines personnes être un frein. » Le dépistage est pourtant d’autant plus important que lorsqu’un cancer du côlon est détecté tôt, on en guérit dans 90 % des cas. Cette étude espère donc faire progresser les chiffres du dépistage.

Illustration bannière : Sensibilisation au dépistage du cancer du sein – © Rawpixel.com
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

2 commentaires Donnez votre avis
  1. L’article concernant le dépistage de masse des cancers du sein chez la femme et du colon pour les deux sexes ne fait aucune référence à la controverse très vive concernant le dépistage mammographique de masse. Il suffit de consulter les articles de la revue Prescrire, du réseau Formindep,Cochrane et Cancer rose pour en comprendre la teneur liée au sur-diagnostic et à l’absence de baisse de mortalité significative. Il me semble que les femmes devraient au moins être informées de cela.
    Concernant le dépistage du cancer du colon, la revue Prescrire a aussi fait le point en soulignant la modestie des avantages (mais bien réels) en terme de mortalité et qu’il faut aussi contrebalancer avec les décès liés à la coloscopie faisant suite à un test de dépistage positif ; en sachant que la situation s’aggravera avec le nouveau test immunologique : davantage de personnes dépistées (meilleure sensibilité) mais avec une spécificité identique (autant de faux positifs).
    L’occasion est bonne de rappeler que la meilleure protection validée contre les cancers du sein et du colon est une amélioration des comportements en matière d’hygiène de vie.

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