Le camping collaboratif pour camper chez les autres

La consommation collaborative a le vent en poupe et ça se voit ! Après les piscines collaboratives, voici… les campings collaboratifs. Signe que les vacances aussi peuvent être responsables ! Avec 6 millions de campeurs en France, cette nouvelle tendance devrait faire des heureux. Zoom sur le camping collaboratif.

Rédigé par Eva Souto, le 9 Aug 2016, à 18 h 32 min

Lorsque l’on pense au camping, les premiers mots qui viennent sont sûrement convivialité, échanges et rencontres.

Le camping : lieu phare pour les rencontres

En effet, le camping est le moyen idéal pour découvrir de nouvelles sensations et surtout se faire de nouvelles connaissances. Mais ce n’est pas toujours facile de se frayer une place dans les campings, notamment dans ceux du sud de la France, souvent surpeuplés.

Alors, au lieu d’opter pour le camping sauvage qui détruit la flore et qui peut parfois s’avérer dangereux (et qui plus est, est interdit !) pourquoi ne pas essayer… le camping chez l’habitant !

Le camping collaboratif : le bon plan de la rencontre entre particuliers

Les avantages sont multiples :

Le principe est simple : les particuliers accueillent les vacanciers dans leur jardin.

Les campeurs se retrouvent dans une zone sécurisée et rencontrent des habitants de différentes régions. Et ainsi, on ne souffre pas des campeurs indélicats qui nous réveillent à 7 heures du matin en allant à la douche…

homecamper

Vos hôtes vous apporteront des connaissances et les bons plans concernant leur territoire, et vous proposeront un endroit sécurisé où passer la nuit. Pour les habitants propriétaires, il suffit de répertorier et géo-localiser leur jardin. Ils préciseront l’hébergement possible (par exemple : tentes, caravanes, etc.), les services proposés (accès douche, électricité, internet, animaux acceptés, etc.) et le prix de la nuitée.

Le camping collaboratif : un atout pour le tourisme responsable

Pour rappel, le tourisme responsable ou tourisme éthique est un terme qui s’oppose au tourisme de masse. Il englobe plusieurs formes de pratiques de tourisme alternatif qui ont pour objectifs :

  • Le développement économique et l’épanouissement des populations locales. Cela par l’implication dans l’économie locale, une rémunération juste et stable des partenaires, des échanges de connaissances et de bonnes pratiques.
  • La préservation à long terme des ressources naturelles, culturelles et sociales. 
  • Une rencontre authentique entre les voyageurs et les populations locales.

Le camping collaboratif répond à tous ces objectifs et permet une rencontre avec les locaux, une préservation des ressources naturelles en privilégiant les jardins comme lieux d’accueil et enfin, un partage authentique des valeurs avec les habitants, pour faire de l’expérience un moment unique.

En pratique, ça marche comment ?

C’est très simple et c’est gratuit : les particuliers qui disposent de terrains (jardins, vergers, etc.) les mettent à disposition sur le sites internet. Les voyageurs peuvent donc rechercher un terrain et consulter les offres proposées.

Une fois l’endroit sélectionné, le voyageur envoie une demande à l’hôte, qui accepte ou non la demande. Si l’offre est acceptée, il ne reste plus au voyageur qu’à se rendre sur place avec sa tente et à profiter du moment entre amis et avec ses hôtes ! Le concept risque de faire des émules : en effet, il répond à une tendance croissante, celle du tourisme dans l’optique de voyager de façon plus authentique, en se rapprochant des locaux.

Au-delà, il permet aux voyageurs d’économiser sur le budget hébergement, qui est un des postes les plus onéreux. Quant aux hôtes, le camping collaboratif leur permet d’arrondir leurs fins de mois. À noter qu’à aucun moment, l’adresse des hôtes n’est diffusée publiquement.

Lire page suivante : les sites de camping collaboratif

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Eva est passionnée d’écriture. Elle est sensible aux sujets de société, et en particulier, à ceux qui touchent au développement durable, au commerce...

6 commentaires Donnez votre avis
  1. En effet cette pratique du camping chez l’habitant offre de nombreux avantages et surtout humains avant d’être financiers. Six emplacements maxi, la rencontre, le calme plutôt que des emplacements sardinesques…

    L’article sur le camping à la ferme/ camping chez l’habitant de www . telbooking.fr rapporte que dans les campings 4 étoiles, les emplacements sont désormais plus rares que les bungalows et chalets. Alors, les camping-caristes qui roulent dans des engins à un bras (voire un oeil) ne trouvent plus de place dans ces campings chics et se retrouvent dans des campings bon-marché où ils ne peuvent profiter d’installations (piscine, sanitaires neufs et vastes, etc…)

  2. Bonjour
    Il est bien de voir que les valeurs perdues reviennent forcées par les temps de crise. Jadis il suffisait de demander au paysan local l’autorisation de s’installer sur sa prairie, mais comme les valeurs de respect se sont envollées avec la dominaion du tout payant… une bonne initiatice remise au goût du jour et des moyens de communication à distance, ce qui rapprochera les gens, ce qui manquait le plus depuis quelques décennies… Si l’état ne réclame pas ensuite le développement des taxes et si les lobbies des professionnels ne réveillent pas le loup comptable… le gratuit ne profite qu’a soit et dérange les autres… N’entrez pas dans la logique commerciale surtout avec ce retour positif…

  3. camping-garden.fr : un site gratuit permettant de mettre en relation des personnes possédant un jardin et souhaitant le proposer à la location.
    Rejoignez nous pour des vacances économiques et collaboratives.

  4. Les bobos neuneu n’inventent rien .
    Quand j’étais jeune ça se passait comme cela .
    Vraiment dans cette société débile , on a tout perdu .

  5. Les hôtes, qui arrondissent ainsi leurs fins de mois, déclarent-ils cela aux impôts ?

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