Biodiversité urbaine : ces animaux qui se sont habitués vivre en ville

La présence d’humains et, plus largement, les milieux urbains et les éventuelles opportunités que cela représente pour la faune sauvage, changent la donne et favorisent certaines espèces. Et on voit apparaître une biodiversité urbaine complètement inattendue…

Rédigé par Julien Hoffmann, le 9 Jan 2019, à 8 h 10 min

Si on parle de plus en plus de résilience (capacité à se régénérer) il faut bien avouer que les animaux ont eux-aussi une forte capacité d’adaptation. Le milieu urbain, qui n’a plus rien à voir avec le milieu naturel, offre étonnamment des possibilités pour bien des espèces. Panorama d’une biodiversité urbaine à laquelle on ne s’attend pas forcément.

Biodiversité en ville : le boom des espèces communes

Nous autres humains, étions environ 746 millions à habiter en ville en 1950. Nous sommes désormais 3,9 milliards soit 50 % de la population mondiale à en faire autant et devrions être 70 % à vivre en ville d’ici 2050 ! Il va sans dire que certaines espèces animales ont dû apprendre à tirer profit de ce tissu urbain qui n’a eu de cesse de progresser, souvent au détriment des espaces naturels.

Les pigeons, une espèce incontournable en ville © RoStyle

Nous connaissons tous des animaux des villes qui ont trouvé, plus qu’une place aux côtés des citadins, une véritable niche pour croître et se multiplier. Rats, pigeons, tourterelles turques ou encore souris ont s’adapter à nos modes de vie, et depuis des décennies composent la biodiversité urbaine « classique ».

Si ce n’est, et de loin, pas le cas pour toutes les espèces, il en est aussi d’autres plus étonnantes à travers le monde, qui ont su en faire autant, même si ce n’est que depuis peu que nous en prenons vraiment conscience.

De sacrés macaques

En Inde, les macaques de New Delhi sont un excellent exemple d’adaptation au milieu citadin et de l’émergence d’une biodiversité urbaine étonnante.

De par leurs croyances les indiens respectent et nourrissent ce singe depuis la nuit des temps. Le résultat en est une explosion de la population urbaine de macaques qui ne vont d’ailleurs plus dans le milieu sauvage et ce depuis plusieurs générations.

biodiversité urbaine

Macaques en Inde au temple de Jaipur © Don Mammoser

De cette relative sécurité à côtoyer les êtres humains et de cette abondance de nourriture a découlé une population de macaques très dynamique. Certaines femelles ont même deux petits par portée ce qui est extrêmement rare dans la nature, les mères n’ayant pas assez de lait pour nourrir les deux jeunes !

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