Bambou, écolo jusqu’au bout ?

Rédigé par Elwina, le 23 Nov 2010, à 15 h 19 min

Si le bambou possède des avantages écologiques et techniques indéniables, son exploitation massive ne serait pas sans conséquences sur la biodiversité (en savoir +).

Comme pour le bois, il convient ainsi aux consommateurs de vérifier la provenance du matériau mais aussi le traitement qu’il est susceptible de subir lors de la production du produit fini.

Explications.

Bambou, d’où viens-tu ?

Developpement durable article“Made in China”  : si les planchers en bambou avaient un étiquette, voici la mention que cette dernière comporterait…

Bien que certaines espèces soient cultivables en Europe, les bambous actuellement contenus dans les produits présentés comme “écolo” ne viennent pas de la porte à côté mais bien de celles de nos voisins chinois, indiens, vietnamiens ou encore d’Amérique latine…

Le bambou vient de loin

Developpement durable articleAvec ces importations longue distance, l’empreinte carbone du bambou prend un sacré coup de bambou… Le jeu de mots est facile, mais c’est un fait…

Pour autant, exclure tout ce qui est fabriqué en Asie n’est pas non plus la solution à une consommation 100 % durable.
A l’image de la problématique entourant les produits importés de pays du Sud tels que les noix de lavage, la culture du Bambou fait vivre des milliers de familles mais leur est réellement bénéfique si un commerce équitable est instauré.

Une gamme de produit en bambou responsable

bambouLa gamme des produits d’art de la table Ekobo a été sélectionnée par consoGlobe :

La laque traditionnelle : 4 ingrédients naturels  :

– La résine  : extrait de grain provenant du Sumac (arbre à laque) et pulpe de noix de cajou qui est une matière liante.
– La poudre de pierre : est utilisé avec des grammages différents sur plusieurs étapes du processus de laquage.
– La sciure de bambou : elle est mélangée avec la résine, pour former une pâte élastique servant à harmoniser le produit.
– La terre d’alluvions  : elle est le liant de la laque, extraite exclusivement du fleuve Rouge.

En mélangeant ces 4 ingrédients on obtient une composition solide et polissable, étanche et pouvant supporter les changements de température dans le temps.

La couche de vernis : Les artisans utilisent un vernis alimentaire accepté par les normes européennes.

 

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Une initiative locale mérite l’attention de tous ceux qui s’intéressent au bambou Made in France (et oui ça existe bel et bien): en Ariège un jeune artisan anime des ateliers, organise des formations, loue des structures en bambou et produit du bambou cultivé et récolté en France. Allez voir bambouctou.fr , c’est très novateur et vraiment écologique. Avis aux artisans et autres créateurs à la recherche de qualité et d’éthique.

  2. Il y a du bambou en France depuis presque un siècle maintenant, mais il est arrivé ici en pleine révolution industrielle, ce qui n’a pas permis à l’artisanat européen de s’en emparer et développer des techniques artisanale à son sujet. Il y a aujourd’hui quelques passionné de ce matériau fascinant qui essaient de le mettre en valeur localement. Hélas cela reste marginal car cette facette pourtant très riche de l’artisanat bambou est connotée “matériau du pauvre” ou encore “bambou chinois”, bien qu’il soit très usité en Afrique ou encore en Amérique du Sud. C’est dommage car c’est une herbe qui complète en terme de savoir faire les savoirs existants avec mes matériaux locaux. Il reste beaucoup à découvrir avec le bambou

  3. Comme toujours l’ecologie etant à la mode, les speculateurs se sont empréssés de recupérer ce produit et se sont engoufres dans ce crenaux…et tant pis si dans 10 ans on s’aperçoit du désastre..entre temps ils auront amassé suffisamment pour passer à autre chose (l’exploitation des algues par exemple)..il faudrait une vraie volonté MONDIALE de controle et de regulation…mais ne rêvons pas le profit continuera à primer sur la raison…sauf si les consommateuurs privilègient les produits locaux…en France le lin pourrait remplacer le coton et permettre aux agriculteurs français d’avoir des revenus corrects…mais on va nous taxer de protectionnistes…il y aurait fort à dire sur la question

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