L’atrazine, ennemi sournois de l’eau du robinet

L’atrazine est un herbicide de synthèse très dangereux, incolore et peu soluble dans l’eau. Couramment utilisé en France sur les cultures de maïs depuis 1960, l’atrazine a été interdit en 2001. Mais continue de menacer notre santé.

Rédigé par Jean-Marie, le 3 Feb 2016, à 12 h 00 min

Aujourd’hui encore, héritage du passé, des traces d’atrazine sont retrouvées dans l’eau, menaçant notre santé. De nombreux téléspectateurs ont réagi lors du reportage de « Cash Investigation », diffusé mardi 2 janvier sur France 2 traitant du thème des pesticides en France et notamment de l’atrazine. Pourtant, il est relativement facile de s’en protéger. Explications.

A quoi servait l’atrazine ?

En 1997, selon l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs) et l’ITCF (Institut Techn. des Céréales et des Fourrages), l’atrazine était utilisé sur 90 % des surfaces de maïs, soit près de trois millions d’hectares. Avant 1997, l’atrazine a servi comme algicide dans les étangs ornementaux et les aquariums.

Avant son interdiction, l’atrazine était très apprécié du fait de sa simplicité d’usage, de son efficacité et de son prix peu élevé. La consommation française d’atrazine a atteint une valeur supérieure à 5000 tonnes par an. L’atrazine a été interdit en Europe en 2003.

Les dangers de l’atrazine

Pour beaucoup d’entre nous, boire l’eau du robinet, ça coule de source ! Seul souci, selon notre situation géographique, il y a parfois d’infimes traces de polluants qui se fraient un chemin jusque nos robinets, malgré tout le dispositif en amont pour purifier l’eau potable.

atrazine eau robinet

L’atrazine dans l’eau du robinet

 

En effet, l’eau potable est puisée dans les réserves près de chez vous (lacs, rivières, nappes phréatiques, aquifères profonds) qui ont été – ou pas – infiltrées par l’atrazine à l’époque de son utilisation.

Une eau « propre », qu’est-ce c’est ?

Les critères qui caractérisent une eau “propre à la consommation” sont :

  • La qualité microbiologique : l’eau ne doit contenir ni parasite, ni virus, ni bactérie pathogène.
  • La qualité chimique : les substances chimiques autres que les sels minéraux font l’objet de normes très strictes. Ces substances sont dites “indésirables” ou “toxiques”. Elles sont recherchées à l’état de trace (millionième de gramme par litre).

Ces normes sont établies sur la base d’une consommation journalière normale, pendant toute la vie.

  • La qualité physique et gustative : l’eau doit être limpide, claire, aérée et ne doit présenter ni saveur ni odeur désagréable. Précisons cependant qu’une eau qui ne satisfait pas pleinement à ces critères ne présente pas forcément un risque pour la santé.
  • Les substances “indésirables” : leur présence est tolérée tant qu’elle reste inférieure à un certain seuil (le fluor et les nitrates par exemple).
  • Les substances aux effets toxiques : le plomb et le chrome en font partie. Les teneurs tolérées sont extrêmement faibles, parfois de l’ordre du millionième de gramme par litre.
  • Les eaux adoucies ou déminéralisées : les eaux traitées par un adoucisseur d’eau doivent contenir une teneur minimale en calcium ou en magnésium (dureté), de même qu’en carbonate ou en bicarbonate (alcalinité).

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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

8 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour
    En se qui me concerne, j’ai fait installer dans ma maison un purificateur d’eau écologique , qui enlève tout se qui est mauvais et garde se qui est bon.
    Je suis très contant de mon investissement.
    Par curiosité allez voir le site du purificateur que j’ai installé.
    http://www. eau-pure11.com
    Moi c’est se que j’ai fait, est j’ai été séduit par le produit

  2. Ce serait tellement plus simple et moins cher d’arrêter de nous empoisonner à petit feu….je vise les politiques et également les lobbies agricoles…, A l’heure actuelle, que pouvons nous encore manger et boire sans qu’il y ait un impact sur la santé ?? Faire de la résistance ? Muter comme les bactéries et les virus ? Nous n’en avons pas encore la capacité, alors subissons ! A moins que chacun d’entre nous stoppe le processus et boycotte. Cela demande des efforts et des sacrifices, mais qui bénéficieront à nos enfants…

    • d’accord avec toi Iso, on nous empoisonne à petit feu, sur tout: nourriture, eau, vêtements, pollution intérieur dans les maisons…
      il faut que tout le monde se réveille et n’achète plus aucun produit nocif

  3. Je réagis par rapport à votre dernière phrase “Attention un osmoseur ne remplace pas un adoucisseur qui retient le calcaire”.
    C’est faux.
    Vous dites un peu plus haut dans le texte qu’un osmoseur est en mesure de débarrasser l’eau de 98% de ces impuretés, hors la membrane ne fera pas différence entre les bons minéraux et les substances chimiques.
    Aussi, après passage dans l’osmoseur votre eau contiendra 98% de moins de calcaire et 98% de moins de toutes les autres molécules qu’elle contenait au départ.
    Par conséquent vous produisez une eau plus douce en sortie d’osmoseur.
    La différence entre un osmoseur et un adoucisseur, c’est que le premier ne stoppe que le calcaire et que l’osmoseur retient 98% des molécules.
    L’autre différence est le prix d’achat, c’est pour cela que les osmoseurs sont généralement proposés aux particuliers uniquement pour la production d’eau de boisson et de cuisine.
    Un équipement d’osmose capable de traiter la totalité du réseau d’une habitation couterait cher mais ce procédé est utilisé couramment pour la production d’eau notamment dans les entreprises agroalimentaires et pharmaceutiques qui ont besoin d’une eau de qualité.

    • incompréhensible….l’osmoseur est une membrane avec un seuil de coupure de 0,1µm. Donc tout ce qui est plus gros ne passe pas.
      Les molécules composant le calcaire CaCO3 (pour les chimistes ;)) sont inférieures à ce seuil de coupure et passe donc à travers la membrane. Ce système est passé sur un tamisage physique. l’adoucisseur lui agit différemment en complexant ces molécules (il les “attrapes” donc l’explication d’Iso est correcte).

  4. et pourquoi ça serait au buveur d’eau de payer cet équipement et son fonctionnement?
    au lieu et place des sociétés qui depuis trente ans réalisent des profits immenses sur notre dos?
    nous sommes pris au piège, c’est cet équipement ou les bouteilles d’eau
    incroyable mais vrai

    • Même avis. Nous payons déjà très cher (la moitié de la facture d’eau) pour l’assainissement. Pourquoi faudrait-il encore se munir de système de filtrage supplémentaire ? Les sociétés gérant l’eau ne font donc pas leur boulot ?

  5. Les agriculteurs responsables des algues vertes et en plus de l’augmentation du prix de l’eau !
    Il est facile de jeter la pierre aux agriculteurs alors que depuis la fin de la première guerre mondiale on leur a demandé de produire de façon intensive à coups de subventions de l’état et de l’Europe. La responsabilité n’est-elle pas aussi politique?
    Alors que l’on apprend que le gouvernement a publié le décret qui va permettre d’augmenter les quantités d’azote épandues sur les terres agricoles, et va à contre-courant des efforts de réduction des nitrates dans les eaux.
    il est trop simple de montrer du doigt les agriculteurs, alors que les politiques, mais aussi chacun d’entre nous pouvons faire un effort pour préserver la ressource eau. Cela passe par le bulletin de vote, mais aussi par notre responsabilité d’économiser l’eau en commençant par surveiller notre consommation et notamment de traquer les fuites d’eau (30% de la consommation en France) !

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