Arnaque sur l’étiquette : les formats familiaux pas forcément moins chers

Confinement oblige, nous faisons plus de courses car nous mangeons matin, midi et soir chez nous. Pour ceux qui déjeunent habituellement à l’extérieur de leur domicile, le budget nourriture a explosé. Aussi, il vaut mieux surveiller les étiquettes pour acheter au meilleur prix.

Rédigé par Audrey Lallement, le 24 Apr 2020, à 9 h 55 min
Arnaque sur l’étiquette : les formats familiaux pas forcément moins chers
Précédent
Suivant

Car parfois, il peut y avoir de mauvaises surprises ! Selon l’ONG de défense des consommateurs Foodwatch, certaines denrées vendues en format familial sont plus chères au kilo que leur format classique. Une arnaque sur l’étiquette qui dupe les consommateurs.

Acheter en grand format n’est pas toujours source d’économies

Acheter en grosses quantités est souvent un des premiers réflexes de ceux qui surveillent leurs dépenses. En effet, le prix est censé être dégressif quand on achète en format familial. Autrement dit, plus on achète, moins c’est cher. Un principe qui, en réalité, n’est pas toujours vrai. Selon, l’association Foodwatch, le prix au kilo de certains produits est plus élevé lorsqu’on achète en maxi format(1).

Acheter en maxi-format, pas toujours plus économique ! © MikeDotta / Shutterstock

L’enquête de Foodwatch intitulée Maxi Format, maxi prix ? affirme avoir débusqué une dizaine de produits pour lesquels le format familial est plus cher que le format classique.

Parmi les produits épinglés, on trouve chez Cora « le riz long grain incollable 5 minutes de la marque Lustucru avec une augmentation de 22,8 % du prix au kilo entre le format classique (450 g) et le format familial (750 g) ». Ou encore Les yaourts nature Danone qui, vendus « par 8 sont plus chers au kilo de 8,2 %, comparativement aux mêmes yaourts vendus par 4 » chez E. Leclerc. Par conséquent, « Mieux vaut acheter deux paquets de 4 qu’un seul de 8 » affirme Foodwatch.

Lire aussi : Bouillon Knorr à l’huile d’olive Puget : Foodwatch dit stop aux arnaques sur l’étiquette

Une pratique « d’autant plus inacceptable » pendant le confinement

Cette arnaque sur l’étiquette concernerait de nombreux produits de la vie quotidienne. Elle « est d’autant plus inacceptable que le contexte actuel est propice à l’achat de grands formats. Personne ne traîne au supermarché en ce moment ; on ne prend pas nécessairement le temps de comparer les prix ».

Sans parler du gaspillage des emballages. En effet, acheter deux paquets de yaourts en format classique parce que cela revient moins cher qu’en acheter un au format familial, suppose de mettre à la poubelle plus de carton ou de plastique.

Une « pratique scandaleuse » que dénonce Foodwatch. Par conséquent, l’ONG de défense des consommateurs a écrit aux distributeurs concernés pour leur demander des explications et « proscrire cette arnaque sur l’étiquette de leurs rayons ». Elle a aussi averti la répression des fraudes.

Illustration bannière : Femme vérifiant la note en sortant du supermarché – © Stokkete
Références :
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...




1 commentaire Donnez votre avis
  1. Un scandale qui continue encore en 2022 et difficile de trouver des articles sur le sujet que ce soit dans les journaux ou sur les sites d’associations écolos.
    Quel que soit le magasin et quelle que soit la marque, les emballages familiaux de yaourts, fromage blanc, riz au lait… coûtent plus cher au kg que les pots individuels.
    Même constat sur les céréales bjorg entre le format standard et le format maxi,
    Est-ce que la consommation de pots individuels est tellement faible en France que le coût de revient pour les industriels est plus élevé que celui des pots individuels ? ou est-ce l’occasion pour eux d’augmenter leur marge sur le dos des écolos?

Moi aussi je donne mon avis