300 millions d’enfants respirent de l’air toxique dans le monde

L’air toxique serait l’une des principales causes de mortalité infantile dans le monde, un constat alarmant qui survient quelques jours avant l’ouverture de la COP22.

Rédigé par Nathalie Jouet, le 2 Nov 2016, à 11 h 15 min

En Chine, les niveaux de pollution sont tellement importants qu’ils menaceraient de perturber la croissance. Même si l’Asie est tout particulièrement concernée par cette situation, plus de 300 millions d’enfants dans le monde seraient touchés par la pollution, un constat alarmant de l’Unicef qui intervient une semaine avant l’ouverture de la COP22 au Maroc.

Un risque mortel pour les plus jeunes

L’air toxique affecte un enfant sur sept dans le monde et contribuerait à la mort d’un enfant sur dix âgé de moins de cinq ans, comme l’a avancé l’Unicef dans un rapport diffusé le 31 octobre. Ce rapport présenté une semaine avant la COP22 qui se tiendra à Marrakech au Maroc, met en avant le risque mortel que fait courir la pollution de l’air aux plus jeunes. Ce risque est particulièrement présent dans les milieux urbains, ou dans les pays en développement dans lesquels le charbon et le bois sont davantage utilisés pour cuisiner et se chauffer.

Les enfants seraient plus sensibles à cet air pollué que les adultes car ils respirent deux fois plus rapidement et absorbent donc davantage de particules nocives par rapport à leur poids. De plus, leur système immunitaire est plus faible et leur cerveau est encore en développement. « Les substances polluantes endommagent les poumons des enfants mais elles peuvent aussi franchir les barrières protectrices du cerveau et endommager irrémédiablement leur développement cérébral, compromettant leur avenir », insiste Anthony Lake, directeur général du Fonds des Nations Unies pour l’enfance.

Un constat qui concerne l’ensemble des pays

C’est lors de la COP22 que les pays pourront plaider en faveur d’une lutte plus efficace contre la pollution. Cela peut passer par une réduction du recours aux énergies fossiles ou encore par une protection renforcée des plus vulnérables.

Les situations les plus dramatiques se trouvent dans les pays en développement et notamment en Asie du Sud, en Afrique, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique. L’Europe est également concernée. L’Unicef lance donc un appel urgent aux dirigeants des pays les plus polluants de la planète.

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