‘Le monde entre nos mains’ : le livre des initiatives pour le changer

Quelles sont les initiatives qui feront le monde de demain ? Pour répondre à cette question, trois jeunes ont réalisé un tour du monde des initiatives durables. Ensemble, ils sont partis interroger les pionniers qui mettent en place des solutions concrètes dans leur pays, pour répondre aux problèmes écologiques, économiques ou sociaux auxquels ils doivent faire face. Nos trois compères sont revenus avec un livre et un web-documentaire interactif, dont le nom coule de source : ‘Le monde entre nos mains’.

Rédigé par Pauline Petit, le 29 fév 2016, à 11 h 30 min
'Le monde entre nos mains' : le livre des initiatives pour le changer

Le livre Le monde entre nos mains – le tour du monde des solutions durables raconte le témoignage de trois jeunes globe-trotteurs, partis en 2012 et 2013 pour rencontrer les porteurs de solutions durables autour du monde. Dans un monde en crise, ils souhaitent valoriser les initiatives positives et apporter « la contagion par l’exemple ».

Le monde entre nos mains catalogue les récit d’entrepreneurs visionnaires

Marc, Sylvain et Rémi reviennent donc de ce tour du monde avec 47 reportages réalisés dans 17 pays différents, qui offrent un panorama des solutions, par thématique.

Ils expliquent : « Nous décidons de partir tous les trois à la rencontre des hommes et des femmes qui répondent à leur échelle aux défis du XXIe siècle et dessinent le monde de demain. Tous ces utopistes pragmatiques pour qui l’économie est le moyen, l’environnement et le social, les conditions ».

Les initiatives sont réparties par thématique (alimentation – énergie – finance solidaire – éducation – économie…) et esquissent un portrait transversal de la société, ses problèmes et les solutions mises en place. Le livre constitue en cela un bon parallèle au film-phénomène Demain puisque les mêmes problématiques sont traitées, avec des initiatives différentes et qui se font écho.

Le livre navigue à travers tous les continents pour dresser les portraits d’entrepreneurs hors du commun.

On retrouve par exemple, dans la partie « alimentation », un projet de culture d’algues nutritives en Thaïlande et le projet français de soutien de l’agriculture fermière et de l’artisanat local de La Ruche Qui Dit Oui. Dans la partie « éducation », on rencontre les instigateurs de l’Université des va-nu-pieds en Inde ainsi que ceux de la fondation Playing for Change aux États-Unis. On assiste à la révolution des toilettes en Inde et des maisons de retraite solidaires en France avec Babayagas. On apprend qu’on produit de l’eau « solide » au Mexique et du tissu à base de lotus au Cambodge…

De nombreuses innovations découlent de l’observation des systèmes naturels ou transposent les pratiques traditionnelles d’un pays ou d’une région dans une autre partie du globe.

À la fin du livre, une question est posée. Celle du changement d’échelle : comment passe-t-on d’initiatives éparses à un véritable changement de société, vers un monde plus durable ?

Au-delà d’être un véritable catalogue de bonnes idées, le livre dresse aussi le portrait d’une génération qui bouge. Sa lecture est salutaire dans la morosité ambiante et laisse espérer une multiplication de ces initiatives en réponse aux crises actuelles.

Les témoignages de Marc, Sylvain et Rémi sont disponibles en livre, mais aussi à travers un web-documentaire, Wifu Project, qui retrace leurs rencontres.

Pour en savoir plus : www.wifuproject.com

Illustration bannière : © Stacey Newman Shutterstock
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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. genial! c est ainsi que je veux finir!! retour reel a la terre qui m a portee supportee nourrie ! cela rejoint a 100´% mes valeurs et convictions perso..une derniere faveur…plantez un magnolia ou un lilas en memoire de ma modeste personne.symboliquement c est important pour moi. merciss

  2. excellente initiative…malgré que l’impact environnemental, considérable, de l’après-vie n’y est pas abordé. L’inhumation d’un corps dans les profondeurs de la terre cause d’importants dégâts aux nappes phréatiques. L’usage veut que des produits hautement toxiques soient injectés pour préserver la dépouille de la dégradation, sans compter qu’elle sera souvent emballée entre des parois de bois exotique, voire doublées de zinc ou autres matériaux lourds. L’incinération en forte progression, quant à elle, nécessite l’équivalent de 200 litres de mazout par unité (…). Des réponses écologiques voient de plus en plus le jour : des cercueils en bois issus de forêts gérées durablement ou même des cercueils en carton ou en feuille de bananier. Avec ce matériau, une entreprise belge, Alveus, souhaite aussi introduire une approche plus humaine et esthétique de la mort.

    L’humusation est la troisième voie avancée par un collectif belge : poser le corps enveloppé d’un simple linceul dans une couche de matières végétales, afin qu’il se transforme en humus sain et fertile, au bout de 12 mois ! La proposition défie tous les codes culturels en place et, pourtant, elle a de quoi séduire dans son invitation à retrouver la terre, avec cohérence et respect. La proposition ne manque pas d’arguments : économiques (pas de frais de cercueil, de concession, de sépulture, etc.) et écologiques, puisque le processus élimine toute forme de pollution des sols. Des tests effectués avec des animaux révèlent des résultats convaincants. Sur leur site internet (du même nom .org), les concepteurs valorisent aussi la dimension sacrée – quelles que soient les convictions – en prônant un terrain sécurisé, baptisé “Jardin-Forêt de la Métamorphose”. L’humisation inclut également la restitution d’une part de terreau à la famille, accompagnée d’une pousse d’un arbre qui grandira en mémoire de l’être disparu. Une pétition en ligne est lancée pour que l’humisation devienne une pratique funéraire reconnue. Une belle invitation à observer que l’aventure de la vie continue, au-delà de la mort.

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