Adidas transforme des déchets plastiques en semelles

La célèbre marque de sport Adidas dévoile la première semelle de chaussure imprimée en 3D à partir de matières plastiques issues des océans.

Adidas transforme des déchets plastiques en semelles

Lors de la COP21, Adidas et l’association Parley for the Oceans ont dévoilé à Paris un nouveau prototype de basket combinant l’impression 3D et le recyclage de déchets plastiques.

Une semelle de chaussure entièrement recyclé à partir de déchets plastiques

Ce n’est pas la première fois qu’Adidas se lance dans le recyclage. En juin dernier, la marque de sport avait présenté aux États-Unis une paire de baskets entièrement produite à partir de déchets plastiques récupérés dans l’océan. Cette innovation était le fruit d’un partenariat avec l’association Parley, qui regroupe des artistes, musiciens, acteurs, journalistes, architectes et scientifiques afin de sensibiliser sur la beauté et la fragilité des océans et de lutter contre leur destruction. Cette fois-ci, Adidas a décidé d’aller plus loin en utilisant l’impression 3D.

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Cette innovation vise à démontrer comment l’industrie peut repenser la conception de ses produits et contribuer à diminuer la pollution des océans. Pour créer cette basket toute nouvelle génération, Adidas s’est appuyé sur un récent projet intitulé FutureCraft 3D, utilisant l’impression 3D pour produire une semelle innovante et personnalisée aux mesures de chaque pied.

Une semelle en filet de pêche

Le produit est réalisé à partir d’une matière première composée de polyester recyclé et de filet de pêche. Réduits à l’état de poudre, les filets de pêche abandonnés peuvent alors être utilisés pour fabriquer la semelle de la chaussure. La partie hausse de la chaussure est quant à elle composée de déchets plastiques récupérés dans la mer, faisant de cette chaussure un produit intéressant d’un point de vue écologique.

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« Nous sommes vraiment excités à l’idée d’avoir Adidas à nos côtés et de montrer comment peu à peu nous pouvons prendre des mesures concrètes qui vont dans le bonne direction », explique Cyrill Gutsch, fondateur de l’association Parley for the Oceans.

Il ne s’agit toutefois que d’un prototype, et la marque aux trois bandes ne révèle pas à l’heure actuelle si ce produit sera commercialisé à plus grande échelle. Espérons que l’idée fasse son chemin dans l’industrie de la mode.