Carton rouge – des otaries tractent les visiteurs dans un zoo belge

Face à une vidéo montrant des otaries en train de tracter une embarcation, le collectif « C’est assez » invite les internautes à interpeller le parc où a lieu cette « attraction ».

Rédigé par Audrey Lallement, le 14 Aug 2020, à 10 h 08 min

Bad buzz en vue. Actuellement sur Internet, circule une vidéo montrant des otaries en train de tirer une barque dans un parc d’attraction belge. Un numéro qui indigne et interpelle également au sujet du bien-être animal et du massacre de certaines espèces.

Otaries au parc de Mont Mosan – Une vidéo qui soulève l’indignation

C’est à se demander si certains êtres humains ne savent plus quoi inventer pour amuser la galerie. En la matière, des parcs d’attraction peuvent faire preuve d’une imagination fertile dont les animaux sont parfois victimes. Après le saut à l’élastique d’un cochon en Chine, cette fois-ci c’est en Belgique que l’on a fait faire à des otaries un petit numéro, certes beaucoup moins dangereux, mais pas très glorieux.

L’on pourrait trouver la scène charmante, digne d’un dessin-animé. Filmée le 7 août par un visiteur, dans le parc d’attraction Mont Mosan situé dans la province de Liège ; la vidéo montre deux otaries dont l’une a une corde au cou et tire une barque dans laquelle sont installés des enfants.
Ces images ont été partagées massivement sur les réseaux sociaux et ont soulevé l’indignation des internautes et de « C’est assez », un collectif qui lutte contre les massacres et la captivité des cétacés.

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Stop au mal-être des animaux captifs

Le collectif invite ceux qui sont choqués par cette vidéo à interpeller le parc Mont Mosan sur leur page Facebook ou bien par courriel. Objectif : « cesser au plus vite ce genre d’activités qui participe encore un peu plus au mal-être d’un animal captif ».
« Les otaries sont des êtres sensibles et n’ont pas à être attachées par le cou pour tracter des enfants ! », lit-on dans la presse belge. Selon Christine Grandjean, la porte-parole du collectif, il s’agit d’une pratique « d’un autre âge » : « Ce que l’on autorisait avant, choque maintenant. On n’accepte plus que les animaux soient utilisés pour le loisir des humains ».

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Pour sa défense, Jean-Marc Vanberg, le directeur du Mont Mosan a affirmé que les otaries n’étaient pas forcées à tirer la barque et que c’étaient elles qui choisissaient de mettre la tête dans l’anneau permettant de tracter l’embarcation.
« Je pense que les gens devraient davantage faire attention aux massacres de pauvres baleines qui ont toujours cours dans certains endroits du monde au lieu s’occuper d’un petit parc où les animaux ne sont pas maltraités », a-t-il conclu, interrogé par 7/7(1).

Reste à garder en tête que partout dans le monde, les otaries en captivité ont une qualité de vie médiocre dans leurs bassins d’eau chlorée, à devoir exécuter des shows plusieurs fois par jour, tous les jours… jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Et cela pour unique motif d’amuser la galerie… et pas du tout de l’instruire ou de sensibiliser sur la vie des otaries libres qui communiquent entre elles selon des codes dont ne nous ne savons presque rien.

Illustration bannière : Le même parc avait déjà été pointé du doigt : l’excès de chlore dans les bassins aurait rendu des otaries aveugles © AB Photographie
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