Santé : les barquettes alimentaires source de contamination ?

Conçues pour protéger les aliments, les barquettes alimentaires peuvent elles-mêmes être source de contamination, révèlent deux chercheurs français.

Rédigé par Anton Kunin, le 30 Apr 2020, à 11 h 14 min

Les barquettes alimentaires en polystyrène extrudé (XPS) peuvent dégager des microplastiques, qui restent à la surface des aliments.

Des microplastiques ingérés avec la viande

Et si les emballages alimentaires en polystyrène extrudé (XPS) n’étaient pas des contenants sûrs ? Appréciées par la grande distribution pour leurs propriétés protectrices (elles constituent une barrière contre l’oxygène, la vapeur d’eau et les micro-organismes et facilitent la conservation des produits alimentaires à la température souhaitée), ces barquettes peuvent elles-mêmes contaminer les aliments, ont conclu Stéphane Bruzaud et Mikaël Kedzierski, de l’Institut de recherche Dupuy-de-Lôme (IRDL) à l’université de Bretagne-Sud (Lorient)(1).

Les deux chercheurs ont constaté que ces barquettes dégagent des microplastiques qui, au contact de la viande, se déposent à sa surface. Ces microparticules de polystyrène extrudé (MP-XPS) se dégagent à raison de 4,0 à 18,7 MP-XPS par kilo d’aliment emballé. Par ailleurs, ces microparticules sont difficiles à enlever par un simple rinçage, et sont vraisemblablement cuites avant d’être consommées.

Jusqu’à 19,7 milligrammes de plastique ingérés sur un an

viande emballage

Des microplastiques de polystyrène se retrouvent sur la viande – © Africa Studio

D’après les calculs des chercheurs, sur un an, un consommateur français moyen est susceptible d’ingérer entre 0,04 mg et 19,7 mg de plastique issu de barquettes alimentaires. (L’écart s’explique par l’intensité de dégagement de microplastiques, plus ou moins importante selon les matériaux utilisés par les différentes marques). En même temps, les deux chercheurs ne se prononcent pas sur la potentielle toxicité de ces microparticules. Dans le cadre de leurs travaux, l’éventuelle formation de produits de dégradation dangereux pendant la cuisson n’a pas été étudiée.

Le secteur de l’emballage représente près de 40 % de la demande européenne de plastique. Cet engouement pour le plastique est d’ailleurs récent : entre 2002 et 2015, l’humanité a produit autant de plastique qu’entre 1950 et 2015.

Illustration bannière : L’emballage de la viande n’est pas sans conséquence – © Aleksandar Karanov
Références :
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

4 commentaires Donnez votre avis
  1. Quand on ne sait rien… on ne dit rien… Pourquoi ajouter à la paranoia ambiante avec des titres P*tàclic ?… vous n’informez pratiquement plus, vous faites comme ces sites qui n’écrivent que pour avoir des recettes publicitaires.
    Je me désabonne !

  2. C’est bien là la preuve que tout le monde peut mettre sur le marchés n’importe quoi puisque, en voyant tous ces articles sur les saletés qu’on trouve dans les magasins, on voit très bien que PERSONNE ne contrôle……..trop de sel, trop de sucre, emballages et sur-emballages à profusion, malgré les tonnes que sont déversés dans la mer et les océans, CHAQUE JOUR, TOUT LE MONDE S’EN FOUT !!!!

  3. ah la la…. plus çà va, moins çà va… quel marasme total.

  4. en période d’endémie de COVID19 votre titre peut prêter à confusion ! c’est délibéré ? d’autant qu’au final vous dites que :  » En même temps, les deux chercheurs ne se prononcent pas sur la potentielle toxicité de ces microparticules. Dans le cadre de leurs travaux, l’éventuelle formation de produits de dégradation dangereux pendant la cuisson n’a pas été étudiée. »

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