Vaccination : la Haute Autorité de Santé appelle à une reprise urgente

Du fait des vaccins non effectués durant le confinement, les nourrissons et les adultes à la santé fragile sont à la merci d’autres épidémies et maladies.

Rédigé par Paul Malo, le 17 Jun 2020, à 11 h 10 min

Des centaines de milliers de vaccins sont à rattraper, souligne la Haute autorité de Santé.

Diminution de la couverture vaccinale

Il faut reprendre de toute urgence les vaccinations interrompues par le confinement. En effet, selon le dernier rapport d’Epiphare, la structure associant Agence du médicament et Assurance maladie, on a constaté « un effondrement de la consommation sur toute la période initiale du confinement de -35 % à -71 % pour les vaccins ».


Les doses de vaccins achetées correspondent à une diminution de la couverture vaccinale de 20 à 30 %. Le confinement a donc bel et bien fait chuter le rythme des vaccinations en France, à tel point que la situation commence à devenir très inquiétante, alerte la Haute Autorité de Santé. Les autorités sanitaires craignent en effet un retour de certaines épidémies telle que la rougeole.

Rattraper le retard de vaccination

Deux publics seraient tout particulièrement concernés : les nourrissons et les adultes à la santé fragile. Au total, les vaccins à rattraper car non réalisés durant l’ensemble des huit semaines de confinement, correspondent à 90.000 personnes de tous âges pour les vaccins anti-papillomavirus (HPV), 123.000 pour le ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et 450.000 pour les rappels de vaccins antitétaniques.

Vacciner aussi les adultes à la santé fragile © Image Point Fr

Les adultes de santé précaire doivent réaliser des vaccins considérés comme primordiaux, notamment ceux contre le tétanos et le pneumocoque. En ce qui concerne les enfants, « le rattrapage qui a eu lieu à partir du début du déconfinement progressif du 11 mai est insuffisant ». Les autorités sanitaires craignent désormais une vague de rougeole. Par ailleurs, selon la Haute Autorité de Santé, 44.000 nourrissons âgés de 3 à 18 mois n’ont pas reçu de vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les méningites dues à la bactérie Haemophilus influenzae de type b ainsi que l’hépatite B.

Illustration bannière : Un pédiatre vaccinant un bébé © Africa Studio
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