Une naissance prématurée sur cinq liée à la pollution de l’air

Sur 15 millions de naissances prématurées annuelles, 18 % seraient liées à la pollution aux particules fines.

Rédigé par Nathalie Jouet, le 20 Feb 2017, à 9 h 45 min

Selon une étude parue le 10 février dernier, la pollution de l’air augmenterait le risque d’accoucher prématurément. En 2010, 2,7 millions de bébés sont nés avant terme à cause de la pollution atmosphérique. Cette proportion ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années, en raison notamment du recul de l’âge des grossesses ou encore de la hausse des naissances multiples.

Les naissances prématurées : un problème planétaire

Une étude publiée dans Environment International démontre que les particules fines seraient responsables de 18 % des naissances prématurées dans le monde en 2010. Cette même année, plus de 15 millions de bébés sont nés avant terme. Ce phénomène, qui n’est pas seulement lié à la pollution, provient aussi de l’existence de certaines maladies infectieuses et métaboliques liées à des conditions de vie précaires.

« Plus de 60 % des naissances prématurées surviennent en Afrique et en Asie du Sud, mais il s’agit vraiment d’un problème planétaire », note l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans les pays les plus pauvres, qui sont généralement les plus pollués, environ 12 % des bébés naissent prématurément, contre seulement 9 % dans les pays à revenu plus élevé. En Inde et en Chine, les femmes enceintes inhalent 10 fois plus de polluants que celles vivant en France ou en Angleterre par exemple.

Naissances prématurées : la pollution intérieure également responsable

« Cette étude montre que la pollution de l’air n’est pas seulement néfaste pour ceux qui la respirent mais elle peut aussi affecter les bébés dans le ventre de leur mère », assure Chris Malley, l’auteur principal. L’étude précise que les futures mères sont exposées à une importante pollution de l’air intérieur générée par des moyens de chauffage et de cuisson, principalement dans les régions en développement.

« Dans une ville, au moins la moitié de la pollution est générée par la ville elle-même, le reste a été transporté par le vent d’autres régions, voire d’autres pays », rappelle le Dr Johan Kuylenstierna, co-auteur de l’étude. Il faut également rappeler que la pollution atmosphérique et intérieure entraîne chaque année la mort de 6 millions de personnes dans le monde, par cancers et affections respiratoires notamment.

Illustration bannière © SweetLeMontea – Shutterstock

Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...




Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis