Un quart de la biodiversité française est éteinte ou menacée

Selon le dernier rapport sur la biodiversité en France, un quart des espèces évaluées seraient éteintes ou menacées. Et le responsable de ce déclin n’est autre que l’Homme.

Rédigé par MEWJ79, le 8 Jan 2019, à 10 h 17 min

Les chiffres clés de la biodiversité en France sont inquiétants. Commandée et révélée par le ministère de la Transition écologique, une étude démontre une nouvelle fois l’influence humaine sur la disparitions de certaines espèces animales.

Risque de disparition pour 26 % des espèces animales en France

Ces derniers mois, de nombreuses études ont démontré que des espèces animales disparaissaient de la surface de la Terre. L’une des dernières a révélé la disparition de certaines espèces d’oiseaux. L’année 2019 débute malheureusement avec des nouvelles pas forcément plus rassurantes. En effet, les chiffres clés de la biodiversité viennent confirmer cette tendance pour la France.

Les données du rapport révélé par le ministère de la Transition écologique et l’Agence française pour la biodiversité (AFB), sont inquiétantes(2) : 3 % des espèces seraient éteintes ; 4 %, en danger critique et 6 %, en danger. Les scientifiques précisent : « En l’état actuel des connaissances, 26 % des espèces évaluées présentent aujourd’hui un risque de disparition au niveau français. Ce risque est nettement plus élevé dans les outre-mer (40 %) par rapport à la métropole (22 %) ».

La population de chauve-souris, un bon indicateur pour mesurer l’impact des actions humaines sur la biodiversité © Rudmer Zwerver

Les chauves-souris en déclin, la faute à l’Homme

La situation de certains groupes d’espèces est même des plus préoccupantes, notamment quatre d’entre elles : les amphibiens, les oiseaux nicheurs, les mammifères et les reptiles, pour qui le risque d’extinction a augmenté de 15,2 % entre les deux évaluations menées en 2008-2009 et 2015-2017. Et les chauves-souris sont un bon indicateur des actions néfastes de l’Homme conduisant à  leur extinction, selon les spécialistes.

En effet, selon les auteurs du rapport, leur déclin moyen de 38 %, constaté entre 2006 et 2016, montre le « niveau de pression exercé par les activités humaines sur la biodiversité ». Ces espèces, expliquent-ils, sont sensibles à plusieurs facteurs : destruction de leur habitat, pollution lumineuse, raréfaction de leur régime alimentaire, développement des éoliennes, dérangement des colonies et des sites d’hibernation…

Illustration bannière : La bécassine des marais, une espèce d’oiseau menacée en France – © Wildlife World
Références :
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

5 commentaires Donnez votre avis
  1. Et en banlieue, ça décline ?

  2. Et en banlieue, ça décline ?

  3. Quand on arrêtera de laisser la gestion de la biodiversité au gang de la chasse ça ira déjà beaucoup mieux. Il faudrait aussi taxer l’utilisation de produits phytosanitaires qui détruisent toute la biodiversité mais pour cela il faut un gouvernement ayant du courage hors quand on voit ceux que l’on a eu jusque là ……… tous soumis aux lobbys empoisonneurs.

    • J’ignorais que les chauves souris ou la plupart des petits passereaux étaient la cible des chasseurs humains… par contre les chats domestiques et harets font des dommages considérables. Rappelez nous qui a obtenu la protection du chat domestique dans les années 1980?

    • Sans oublier les promoteurs des éoliennes… et en particulier la LPO qui devrait se faire toute petite dans ce domaine

Moi aussi je donne mon avis