Trump reparle d’annexer le Groenland : simple provocation ou vraie menace géopolitique ?
Volonté réelle ou simple discours ? Le président américain a de nouveau affirmé son souhait de voir le Groeland passer sous l’autorité américaine.

Le président américain a réaffirmé le 4 janvier dernier son souhait de voir le Groenland passer sous l’autorité américaine.
Des déclarations répétées
Au lendemain du raid de la Delta Force pour capturer Nicolas Maduro au Vénézuela, l’actuel locataire de la Maison Blanche a multiplié, comme à son habitude, les déclarations tonitruantes et belliqueuses. Son leitmotiv : garantir la sécurité des Etats-Unis tant en Amérique Latine qu’au nord. Après des menaces claires à l’encontre du président colombien et avoir estimé comme inéluctable la chute du régime de Cuba, Donald Trump a de nouveau affirmé son souhait de voir le Groeland passer sous l’autorité américaine.
L’épouse d’un de ses conseillers a même partagé sur son compte X une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain, avec en légende « SOON » (« bientôt »).« Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois », a également déclaré le président américain à la presse à bord d’Air Force One le 4 janvier au soir. Simple volonté d’occuper l’espace médiatique et de détourner l’attention du raid au Vénézuela, ou volonté politique réelle ?
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Des réactions unanimes
« Ça suffit maintenant, a réagi sur Facebook le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielssen. Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international ».
Si les États-Unis comptaient une dizaine de bases militaires sur place durant la Guerre Froide, il n’en reste plus qu’une de nos jours. Alors que la fonte des glaces ouvre de nouvelles voies maritimes, Donald Trump s’est récemment inquiété de l’omniprésence de navires chinois et russes au long des côtes du Groenland.
La Première ministre danoise Mette Frederiksen a également protesté contre les déclarations renouvelées du président américain : « Il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland », a-t-elle rappelé dans un communiqué. « Personne ne décide pour le Groenland et le Danemark à l’exception du Groenland et du Danemark eux-mêmes », a également réagi sur X le président de la Finlande, Alexander Stubb.
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