Les tiques sont à l’origine de la progression de l’allergie à la viande

Certaines personnes deviennent végétariennes par choix, d’autres par principe, d’autres… car elles n’ont pas le choix. La faute à une allergie à la viande, qui jusque-là était très rare, mais semble se répandre comme une épidémie. Un insecte bien connu des campagnes serait à l’origine de cette allergie chez les personnes qu’il parasite. Cet insecte, c’est la tique !

Rédigé par Valérie Dewerte, le 21 Oct 2016, à 9 h 00 min

C’est en 1987 que tout commence : Sheryl Van Nunen, spécialiste en immunologie au Royal North Shore Hospital de Sydney en Australie, découvre pour la première fois, comme le rappelle Sciences et Avenir, une allergie peu commune : un patient a gonflé après avoir ingéré de la viande. Rapidement, le patient et le médecin font un rapport entre cette allergie, dont il ne souffrait pas auparavant, et la piqûre d’une tique très récente.

La tique à l’origine d’une épidémie d’allergies à la viande

Ce qui aurait pu n’être qu’un fait divers médical est devenu un problème avec les années. Son étude de 2015 sur la question confirme l’existence d’un lien entre ces morsures de tiques et l’allergie à la viande dont souffrent de plus en plus de patients dans le monde. Depuis le premiers cas de 1987, de plus en plus de patients sont devenus allergiques à la viande sur la côte Est de l’Australie et dans le Sud-Est des États-Unis. Mais l’ensemble de la surface de la terre est concernée par cette épidémie d’allergies.

Comment la tique transmet-elle cette allergie ?

Selon la recherche de Sheryl Van Nunen relatée par Sciences et Avenir, la tique n’est capable de transmettre une allergie uniquement qu’à des personnes prédisposées à recevoir un certain type d’allergène, l’Alpha-Galactose. Une fois dans le corps, il déclenche une réaction immunitaire typique des allergies dès lors que la personne ingère de la viande rouge. Car la viande rouge contient elle-aussi, ce même Alpha-Galactose, mais qui n’est pas allergène en temps normal.

Si les scientifiques s’inquiètent, c’est que, à l’instar de la maladie de Lyme également transmise par les tiques, l’épidémie semble accélérer, surtout depuis l’été 2016. Déjà en 2015, pas moins de 5.000 cas avaient été diagnostiqués aux États-Unis et 1.400 en Australie. En Europe, l’épidémie reste limitée à 68 cas, dont 14 en France depuis 2012.

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4 commentaires Donnez votre avis
  1. @anonyme: l’égocentrisme et la démence c’est de se croire supérieur aux animaux en les mangeant,si vous ne saviez pas que les plantes ne disposent pas d’un système nerveux et par conséquent ne ressentent aucune douleur, n’ont aucune conscience et bien revisez vos cours de biologie!

    Puis c’est incroyable le nombre de carniste intéresseés soudainement par les plantes quand on leur dit que manger de la viande c’est mauvais!
    Vous êtes spécistes, qui êtes vous pour vous nourrir d’êtres sentiens, qui ont une âme et ne veulent pas mourrir?

    AUCUNE personne ne peut consommer de la viande, la physiologie de l’humain n’est pas faite pour consommer des produits d’origine animale!

    Si les gens sont allergiques c’est à cause de la viande et du lait!

    • @Cathy: Puisque vous en parlez, de quel bagage disposez-vous en biologie?
      Le domaine de la neurobiologie est bien placé pour reconnaître l’intelligence et la sensibilité des plantes. Elles sont en effet dotées de nombreux sens, certes différents des nôtres, leur comportement l’étant aussi par conséquent, mais cela n’enlève rien à leurs capacités de percevoir et réagir à leur environnement. Elles communiquent même entre elles, et avec un peu d’observation il apparaît clairement qu’elles “ne veulent pas mourir” également, pour reprendre vos propres mots.
      Que vous preniez pour argument l’absence “d’un système nerveux” chez ces espèces, et justifiez par là qu’on ne leur reconnaisse aucune forme de conscience ou de sensibilité, met précisément en évidence ce qu’évoquais plus bas. C’est-à-dire que vous pensez les caractéristiques de la sensibilité et de la conscience humaine, ainsi que, par extension, celle qu’on trouve ailleurs sous une forme similaire, comme étant un critère absolu déterminant la valeur qu’on reconnaît aux êtres. Selon ce mode de pensée, au-delà de ce système de valeur, les choses sont inertes, voire inexistantes puisqu’on ne se dote pas même d’un vocabulaire pour les qualifier (on dit seulement ce qu’elles ne sont pas, par rapport à nous).
      Il me semble donc pouvoir vous renvoyer instantanément vos hâtives allégations de “spécisme”, car si l’on admet généralement de cette notion une définition limitée au règne animal, sa logique profonde va dans le sens de ce que je défends ici, à vos dépends.

      Par ailleurs, je ne vois pas non plus ce sur quoi vous fondez vos allégations de “carnisme” à mon sujet. Il me semble que vous ne connaissez ni ne pouvez raisonnablement déduire quoi que ce soit de mon mode de vie à cet égard.
      Et vous semblez bien convaincue de vos connaissances sur la physiologie de l’être humain pour une question si incertaine…

  2. Il faut bien que la nature trouve une solution pour éliminer le parasite humain, seule espèce à coloniser son hôte au détriment de toutes les autres espèces, quitte à en crever.
    Nous sommes trop nombreux sur terre, et il n’y a rien de plus égoïste sur terre que de se nourrir de cadavre quand on peut vivre en s’alimentant de manière plus éthique et respectueuse des autres espèces, de la terre et de l’eau. Vivement l’invasion !

    • @Nath: S’il ne s’agissait que de se nourrir de cadavres, nous serions beaucoup plus respectueux de l’environnement, en fait. Le problème se situe davantage au niveau de nos pratiques d’élevage…
      Et puis je rajouterais qu’il n’y a plutôt rien de plus égocentrique que de considérer les animaux comme plus dignes de respect que les plantes (parce qu’ils nous ressemblent?), et qu’il serait donc plus “éthique” de manger ces dernières que les autres. C’est un argument qui me choque toujours… Il s’agit de comprendre la Nature et ses écosystèmes avant de juger de ce qui est bon ou non.

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