Tante Hilda, une jolie fable écolo

Rédigé par Eva Souto, le 3 Mar 2014, à 10 h 15 min

Tante Hilda, en salle depuis le 12 février a été réalisée par Jacques-Rémy Girerd et Benoît Chieux. Elle sensibilise sur le respect de la nature. Que vous ayez 7 ou 77 ans, le dessin animé adresse à tous un message fort pour préserver l’environnement qui nous porte.

Tante Hilda – Le synopsis d’une fable écolo

Tante HildaTante Hilda est une amoureuse de la nature. Elle conserve des milliers de plantes du monde entier dans son musée végétal. La plupart d’entre elles, en voie de disparition.

Parallèlement, une nouvelle céréale, mise au point par des industriels fait son apparition. Elle se cultive avec peu d’eau, sans engrais et produit des rendements colossaux.

Elle apparaît comme la solution miracle pour éradiquer la faim dans le monde et prendre le relais du pétrole dont les réserves s’épuisent. Mais cette céréale miracle va se révéler plus destructrice que prévu…

 Tante Hilda, une fable écologique qui entre en lutte contre les OGM

Tante Hilda 1Tante Hilda est une amoureuse de la nature. Militante écolo convaincue, elle lutte contre les OGM.

Âgée d’une quarantaine d’années, elle vit à l’écart du monde avec ses vieux parents dans une serre ultra-moderne au milieu de milliers de fleurs du monde entier.

Mais le danger n’est pas loin. Des scientifiques créent une plante d’un nouveau genre, génétiquement modifiée et exploitée par Dolo, puissant groupe agroalimentaire dirigé par la soeur d’Hilda, Dolorès, allergique aux fleurs et vouant haine certaine à la nature.

fleche-suiteLe nom de cette plante ? NGO. Comprenez le sous-entendu (NGO est l’acronyme OGM en anglais). Le président de la République a choisi son camp, et reste indifférent aux alertes de Tante Hilda.

Tante Hilda 2Le monde commence à être envahi par d’immenses asperges bleues qui détruisent toutes les autres espèces végétales.

« C’est la partie fantastique du film. Les asperges ont une dimension irréelle mais elles renvoient à quelque chose de concret : on arrive à faire des tomates grosses comme des ballons de foot, alors on n’est pas si loin de la vérité », affirme le réalisateur.

Jacques-Rémy Girerd, un réalisateur engagé

Jacques-Rémy GirerdDans « Mia et le Migou », sorti en 2008, le réalisateur s’inquiétait déjà des dangers qui menacent la terre.

Dans « Tante Hilda », il s’interroge à nouveau : peut-on faire n’importe quoi sur la planète ?

Quand on lui demande comment l’idée de Tante Hilda lui elle venue, il répond «je cherchais un sujet, j’aurais pu utiliser le nucléaire, le gaz de schiste, la crise financière internationale, mais le sujet des OGM est le plus concret».

Même si Jacques-Rémy Girerd se défend d’avoir voulu faire un film à message, le parti pris est clair notamment sur les politiques peu intéressés par la question de l’écologie et contrôlés par l’industrie.

etoileIl s’agit néanmoins d’un film ouvertement militant, qui véhicule 3 critiques écologistes : une critique des dérives supposées de la science et du progrès, notamment à travers la question des OGM, de l’industrie agroalimentaire, et de l’agriculture intensive ou industrielle.

Mais le film, qui est d’abord une comédie, est une belle histoire pour enfants. Tante Hilda est attachante, drôle et enjouée. Le genre de personnage auquel on peut s’identifier et vers lequel on peut se tourner quand ça ne va pas. « Tante Hilda » a d’ailleurs été pensée pour que tous les publics puissent y trouver leur compte, notamment en s’attachant aux niveaux de langage.

Il aura fallu 7 ans pour réaliser ce long-métrage. Tous les dessins sont faits à la main, pour plus d’originalité et d’authenticité.

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Eva est passionnée d’écriture. Elle est sensible aux sujets de société, et en particulier, à ceux qui touchent au développement durable, au commerce...

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